‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 612 sur 788 · ACTE ClNQIIKMh · texte numérisé non relu

ACTE ClNQIIKMh

l'iuilplie révèle A Ediii{,'e (jue (larihiilde seul pousse (jrinioald à la vengeance; pour y soustraire l'crtliarite, lui-même vient de le placer sous la fiarde d'une nnmlireusc troupe d'amis, (lui, après l'avoir conduit jusqu'aux frontières, l'y mettront en liherlé.

La princesse repousse les vœux de Crimuahl, i]ui, à ses reproches au sujet de la conduil'' qu'il tient envers l'erlliarite, répond :

Garil):ililc lui seul n mccoimu son roi.

Et, par un inU'rèt qu'aisément je iloviue,

Ce lâche, tiint qu'il peul, par ma main l'assassine;

ilais que plulôL le ciel me i'ou^lroie à vos yeux

Que je songe à répandre un sanc; si précieux!

Il la supplie de se mettre à sa place, lui demande ce qu'il doit faire, et conclut par celte sentence :

Un roi, qnoique vaincLi, garde son cara'lère • Aux fidèles sujets sa vie est toujours ilière;

Au moment qu'il paraît, les plus grands conqnéiants. Pourveilueux qu'ils soient, ne sont que îles tyrans; Et dans le Tond ties cœurs sa présence l'ait naître Un mouvement secret qui les rend à leur maître.

Eduigojui apprend alors q>ie Pertharite est en fuite; liOTÎelinde, qui entre, soupçonne que son époux a été mis à mort, et dans la proposition de le lui faire rejoindre ne voit qu'un prétexte pour l'éloigner elle-même. S'apercevant que sa belle-sœur a cessé de rebuterCrimoald, elle lui fait d'amers re proches, auxquels celle-ci répond : Sa^main,

f Vous l^oulicz tantôt teinle du sang d'un fils, » El je puis l'accepter teinte du sang d'un frère, ^Si je veux être sœur comme vous étiez mère.

En soldat annonce que Garibalde vient d'être tué par l'erlliarite, à la fuite duquel il s'opposait, et que le meurtrier va paraître devant Crimoold. Le prince maudit ce contre-temps si funeste. Pertharite, conduit par des soldats, raconte son action, et n'attend plus que la mort. Criinoald, chez qui l'amour cède enfin à l'honneur, reconnaît hautement comme roi de .^lilan l'époux de lîodelinde, et va partager avec Eduige le trône de Pavie.

ŒDIPE

TtiACÉDIE EX Cl.NQ ACTES. IG:'.0.

« La mauvaise fortune de Perthnnte m'avait assez dégoûté du théâtre pour m'obligcr à faire retraite, et à m'iniposer un silence que je garderais encore, si M. le procureur général Fouquet me l'eût permis. Comme il n'était pas moins surintendant des bclles-leltres que des finances, je ne pus me dé-

daigna me donner de un des trois sujets qu'il

j nie proposa; i! m'en laissa le choix, et je m'arrêtai à celui-ci, dont le bonheur me vengea bien de la déroute de l'autre, pui.squc le Iloi s'en sitisfit assez pnur rue faire recevoir des marques solides de son approbation par ses libéralités, (jue je juis pour des commandements tacites de consacrer aux diverlisscments de Sa Majesté ce que l'âge et I--vieux travaux m'avai.^nt laissé d'esprit et de vigueur. »

CoKNEiLLE. [Examen d'tEdipe.)

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