‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 618 sur 788 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Dymas apprenfl d'OEdipc quela rumeur Faceuse, et d'être la cause des malheurs publics, et d'avoir obtenu des devins la mort de liircé. .\ccablé, mais trop fier pour se soumettre devant un vil peuple.

OSdipe forme le projet de retourner à Corintbe sa patrie. — Dans le même niomeiit, Iphicrate, ambassadeur de Corintbe, vient lui annoncer la mort du roi Polybe, que jusqu'alors il avait cru son père : avant de descendre au tombeau, ce prince a remis son sceptre à ses véritables parents. OEdipe demande à l'ambassadeur quel est l'auteur de ses jours, puisqu'il ne doit point la vie à Polybe; Iphicrate répond que lui-même l'a trouvé au moment oit un Thébain l'exposait aux vautours, et qu'il fut substitué au dernier des fils que le roi venait de perdre.

ŒDirE.

Je serais donc Thébain à ce compte!

IrUlCR-VTE.

' Oui, Seigneur.

ŒDIPE

Je ne sais si je dois le tenir à bonheur; Mou cœur, qui se soulève, en forme un noir augure Sur l'éclaircissemcut de ma Iristre aventure. Où me reçûtes-vous?

IPHICRATE

Sur le mont Cithéron.

ŒtilPE.

Ah! que vous me frappez par ce funeste nom! Le temps, le lieu, l'onide, et l'âge de la reine, Tout semble concerté pour me niellrc à la gène. Dieux! serait-il possible? .\pprochez-vous, Phorbas.

t IPinCIlATE.

Seigneur, voilà celui qui vous nrit en mes bras; l^ermeltez qu'à vos yeux je montre un peu de joie Se peut-il faire, ami, qu'encor je te revoie!

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