MANDANE
Je vous réponds de tout, si vous avez son cœur. -
sririuD,vTE.
El Lysander pourra soulli-ir celte Injustice?
MAMIANE.
Lysander est si ml auprès d'Agéjihis,
ils
EXAMEN ANALVTinUE.
Que ce sera l)e;mcoii|) s'il en olilicnl un '^'ituIit, l-.t peut-être Siins moi ne l'oblirnclra-t-il |j;is : Pour deux, il aurait tort s'il osait y iin'lenilic. Mais, seigneur, le voici; liithcz «le pressentir Ce qu'en votre faveur il pourrait consentir.
SnnUDATK.
Ma sttur, vous êtes plus ailroite; SoulTrez (|ue je niémgo un moment de retraite, .l'aurais trop à rouj;ii', pom- peu que ilevant moi Vous lissiez deviner <li; ce maiiquc de foi.
Lysander vient; il questionne Spitridate pour savoir si Agialide l'accueille comme elle doit le faire; le Persan coinmoncc un aveu embarrassé, qu'il n'acliéve pas :
Seigneur, je Iremljle à vous le dire ;
M.i sœur vous l'expliquera mieux.
(Il SOll.)
Mandane informe l.ysander qu'épris d'Elpinice, c'est à la main de celle-ci qu'aspire Spitridate. Colys seul pourrait être un obstacle à cette union; mais peut-être lui-même a-t-il placé son amour ailleurs. Voyant enirer (Jolys, elle l'interpelle ainsi :
Seigneur, ne cachez plus le véritable amour
Donl lidce eu secret vous Halle :
J'ai dit à l.ysander celui de Spitridate;
Dites le vôtre à volre'lour.
Ces paroles amènent une scène de quiproquo entre Lysander et Ikitys. Celui-ci finit par reconnaitie l'erreur, et motive si bien son changement, que, non content di^ l'approuver, Lysander promet de braver la colère d'Agésilas, s'il ne doniie son consentement au double hyménée.
Cotys et Mandane sortent; Lysander explique à Cléon, son confident, que son but est de s'attacher Colys : ou il fait obtenir Mandane au roi de Paphlagonie, ou Agésiias, s'irritant de ce projet, lui fournira une occasion d'éclater. Quant à ses filles, il est sfir de leur soumission.
Les deux sœurs entrent; l'annonce de ces changements cause à Llpinice une joie que sa modestie iiii fait dissimuler; Agialide larL'çoit avec son ordinaire légèreté : — .Vu surplus, dit-elle, de quoi metourmeiiterais-je? si aujourd'hui Ag.'silas ne me parle point de son amour, c'est jiar délicatesse, par déférence l'our son rival. Enfin elle répond à Elpinice qui s'élonne de cotte belle humeur :
Il est aisé pourlant d'en deviner les causes.
Je sais connue il faut vivre, et m'en trouve fort lien :
l.a joie csl Ijoiiue à mille choses ;
Mais le chagrin n'est hou à rien.
Me perds-je |ias assez, sans doubler l'infortune, Kt perdre eiicor le bien d'avoir l'esprit êg.ir?
Perle sur perle est im|)orluno.
Et je m'aime un peu trop pour me traiter si mal Soupirer quand le sojt nous rend une injustice, .C'est lui prêler une aide à nous faire un supplice. Pour moi, qui ne lui puis soul'liir tant de pouvoir, Le bien que je me veux met sa haine à pis faire.