‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 663 sur 788 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

SLTi LA COXQUtTE DE LA ri;AXCHE-COMIi;.

Quelle rapidité de conquête en conquête,

Kn dépit des hivers, guide tes étendards?

Et quel dieu dans les >eux tient cotte foudre prête

Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards?

A peine tu parais, qu'une province entière lleiid hommage à les lis ot justice à tes droits; Et la course en neuf jours achève une carrière. Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois.

En vain pour t'applaudir ma musc impatiente, .Mtendant ton retour, prèle l'oreille au bruit; Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente !N'e peut imaginer ce que ton bras produit.

-Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre, En perd haleine et force; et mon zèle confus, Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre. S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus.

Je rougis de me taire et d'avoir tant à dire; Mais c'est le seul parti que je puisse choisir.

Grand roi, p'ur me donner quelque loisir décrire. Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir'.

Page 1