‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 664 sur 788 · IDE.M LATINE · texte numérisé non relu

IDE.M LATINE

Quis te per médias hyemes, Res maxime, turho, Quisve triumpbandi pr;csrius ardor agit?

Quis deus in sacra fulmon tihi fronte ininistrum, Quis dédit ut nutu mœnia tacta ruant?

Venisli, et populos provincia lerrita subdit Qui tua suspisciant lilia, jura probent.

Quodque alio absolvant vix intégra saDCula rege, Uoc tibi septeni dant potuisse dies.

Ecce avidà famam propei'ans dnm dévorât anre, Et qua?rit reduci qua' lihi, musa, canal,

Prœcipili obruilur cursu victoris, et altà Spe licet arripiat plurima, plura videt.

Iiupar tôt rerum sub pondère déficit ipse

Spiritus, et vires mole premenle cadunt;

Quique tibi reliquos vates devoverat annos IIa;ret, et insueto cuncta pavore stupet.

Turpe silere quidem,seges est ubi tanta loquendi;

Turpius indigno carminé tanta loqui.

Carmina quippe niorani poscunt : vel parce tacenti,

Victor; vincendi vel tibi su me moras!

ATI ROI

SUR CI.NXA, POUirÉE, HORACE, SEr.TOP.IDS, ŒDIPE, FODOGUNE, Ou'iL A FAIT REPliÉSENTEll DE SUITE DEVANT l.DI A VEIISAILLES

Est-il vrai, grand monarque, et puis-je me vanter Que tu prennes plaisir à me ressusciter; Qu'au bout de quarante ansCinna, Pompée, Horace, Reviennent à la mode et retrouvent leur place, Et ([ue l'heureux brillant de mes jeunes rivaux X'<jto point leur vieux lustre à mes premierstravaux?

-Achève. Les derniers n'ont rien qui dégénère. Rien qui les fasse croire enfants d'un autre père ; Ce sont des malheureux, étouffés au berceau. Qu'un seul de tes regards tirerait du tombeau. On voit Sertorius, OEdipe, et Rodogune, Rétablis par ton choix dans toute leur fortune;

' Le vers de Boilcau,

Granit roi, fc?«e de vaincre, ou je cesse d'écrire, semble être une réminiscence île cotix-ci.

POÉSIES DIVERSES

Et ce clioix montrerait qu'Othcn et Suréna ^'c sont pas des cadets indignes de Cinna. Sophonislic à son tonr, Attila, Pulchérie, KepicndraiiMit pour te plaire une seconde vie; Agésilas en foule aurait des spectateurs, Et Grrénice enfin trouverait des acteurs. Le peupli', je l'avoue, et la cour les dégradent; Je laiblis, ou du moins ils se le persuadent; Pour bien écrire encor j'ai trop longtemps écrit, Et les rides du front passent jusqu'à l'esprit : Mais contre cet abus que j'aurais de suffrages Si tu donnais les tiens à mes derniers ouvrages! Que de Iqnt de bonté l'impérieuse loi liaméneiait bientôt et peuple et cour vers moi!

Tel Sophocle à cent ans chai'mait encore Alhéncs, Tel bouillonnait encor son vieux sang dans ses veines, Diraient-ils à l'envi, lorsque OEdipe aux abois De ses juges pour lui gagna toutes les voix, .le n'irai pas si loin, et, si mes quinze lustres Font encor quelque peine aux modernes illustres, S'il en est de fâcheux jusqu'à s'en chagriner. Je n'aurai pas longtemps à les importuner, (juoi que je m'en promet te, ils n'en ont rien à craindre : C'est le dernier éclat d'un feu prêt à s'éteindre; Sur le point d'expirer, il tâche d'éblouir, Et ne frappe les yeux que pour s'évanouir. Souffre, quoi qu'il en soit, que.mon âme ravie T(! consacre le peu qui me reste de vie : L'offre n'est pas bien grande, et le moindre moment l'eut dispenser mes vœux de l'accomplissement, l'réviens ce dur moment par des ordres propices; Compte mes bons désirs comme autant de services. Je sers depuis douze ans, mais c'est par d'autres bras Que je verse pour toi du sang dans nos combats : J'en pleure encore un fils, et tremblerai pour l'autre Tant que .Mars troublera Ion repos et le nôtre. Mes frayeurs cesseront enfin par celte paix Qui fait de tant d'États les plus ardents souhaits. Cependant, s'il est vrai que mon service plaise, Sire, un bon mot, de grâce, au père de la Chaise'.

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