ACTE
Il a pris cette roule, au moins on m'en assure ; Et je viens l'y chercher, sur ce que j'en :ii su.
D. JLAX.
Et le connaissez-vous?
D. CAr.I.OS.
Je ne l'ai jamais vu, Mais, j"aniène avec moi des gens qui le connaissent ; Et par ses actions, telles qu'elles paraissent. Je crois, sans passion, qu'il peut être permis...
D. Jl'AN.
N'en dites point Je mal, il est de mes amis.
D. CAniOS.
Après un tel aveu, j'aurais lort d'en rien dire; Mais lorsque mon honneur à la vengeance aspire, 5lalgré cette amitié, j'ose espérer de vous...
Je sais ce que se doit un si juste courroux;
Et, pour vous épargner des peines inutiles,
(Juels que soient vos desseins, je les rendrai faciles.
Si d'aimer don Juan je ne puis m'empècher,
C'est sans avoir servi jamais à le cacher :
li'un enlèvement fait avecque trop d'audace
Vous demandez raison, il faut qu'il vous la fasse.
D. CARLOS
Cl comment me la faire?
D. JCAS.
11 est homme de cœur :
Vous pouvez là-dessus consulter voire honneur; rojar se battre avec vous, quand vous aurez su prendre Le lieu, l'heure et le jour, il viendra vous attendre. Vous répondre de lui, c'est vous en dire assez.
D. CARLOS
Celte assurance est douce à des cœurs offensés; fiais je vous avouerai que, vous devant la vie. Je ne puis, sans douleur, vous voir de la partie.
D. JB.IS.
Une telle amitié nous a joints jusqu'ici, Çue, s'il se bat, il faut que je me batte aussi : Kotre union le veut.
D. CAKLOS.
Et c'est dont je soupire.
Faut-il, quaifd je vous dois le jour que je respire, Que j'aie à me venger, et qu'il vous soit permis D'aimer le plus mortel de tous mes ennemis!
SCtKE VI