SCÈNE VII
D. CARLOS
Don Juan !
D. JL'AN.
Oui, je renonce a feindre; L'avantage du nombre est peu pour m'y contraindre. Je suis ce don Juan dont le trépas juré...
ALONZE, à D. Cailos.
Voulez-vous...
D. CARLOS
Arrêtez. M'étant seul égaré.
Des lâches m'ont surpris, el je lui dois la vie, Qui par eux, sans son bras, m'aurait été ravie. Don Juan, vous voyez, malgré tout mon courroux. Que je vous rends le bien que j'ai reçu de vous : Jugez par là du reste; et, si de mon offense. Pour payer un bienfiiit, je suspends la vengeance. Croyez que ce délai ne fera qu'augmenter Le vif ressentiment que j'ai fait éclater. Je ne demande point qu'ici, sans plus attendre. Vous preniez le parti que vous avez à prendre : Pour m'acquiller versvous, je veux bien vous laisser. Quoi que vous résolviez, le loisir d'y penser. Sur l'outrage reçu, qu'en vain on Voudrait taire. Vous savez quels moyens peuvent me satisfaire : Il en est de sanglants, il en est de plus doux. Voyez-les, consultez; le choix dépend de vous. Mais enfin, quel qu'il soit, souvenez-vous, de grâce. Qu'il hm que mon affront par don Jùan s'efface. Que ce seul intérêt m'a conduit en ce lieu. Que vous m'avez pour lui donné parole. Adieu.
ALONZE
Quoi! monsieur...