‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 757 sur 788 · PRÉCIS · texte numérisé non relu

PRÉCIS

r.E L'ÉrÉNEMEM SUR LErjcr.L EST Fn.NOÉE LA THACÉDIE DO COJIÏE d'eSSEX.

Elisabeth, reine d'Angleterre, qui régna avec beaucoup de bonheur et de prudence, eut pour base de sa conduite, depuis qu'elle fut sur le trône, le dessein de ne se jamais donner de mari, et de ne se soumettre jamais à un amant. Elle aimait à plaire et elle n'était pas iusen.sible. Robert Dudlev. (ils du duc de Kortbumberiand, lui inspira d abord quelque inclination, et fut regardé quelque temps comme un favori déclaré, sans qu'il fût un amant heureux.

l-e comte de Leicester succéda dans la faveur â Diidley; et enfin, après la mort de Leicester. Robert d Evreux, comte d'Essex, fut dans ses bonnes grâces Il était fils d'un comte d'Essex, créé par la reine comte-maréchal d'iriande. Cette famille était originaire de Normandie, comme le nom d'Évieux le témoigne assez. Ce n'est pas que la ville d'Évreux eût jamais appartenu â cette maison; elle avait été érigée en comté par Richard I", duc de Normandie, pour un de ses fils, nommé Robert, archevêque dé Rouen, qui, étant archevêque, se maria solennellement a une demoiselle nommée lleriève. De ce mariage, que l'usage approuvait alors, naquit une fille, qui porta le cou)té d'Evreux dans la maison de .Montfort. Philippe-Auguste acquit Évreux en 1200 par une transaction ; ce comté fut depuis réuni à la couronne, et cédé ensuite en pleine propriété, en lOôl, par Louis XIV, â la maison de la Tour d'Auvergne de Bouillon. La maison d'Essex, en Angleterre, descendait d'un officier subalterne, natif d'Évreux, qui suivit Cuillauine le lUitard à la conquête de l'Angleterre, et qui prit le nom de la ville où jl était né. Jamais Évreux n'appartint à cette famille, comme quelques-uns l'ont cru. Le premier de cette maison qui fut comte d'Es.<ex fut Gauthier d'É-

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