‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 787 sur 788 · ELISABETH, SALSBURY, TIL^EY · texte numérisé non relu

ELISABETH, SALSBURY, TIL^EY

éli.saheih.

Le conite ne vit plus! 0 reine! injuste reine! Si ton amour le perd, qu'eût pu faire ta haine? Non, le plus fier tyran, parle sang affermi... (Le comte de Salsijury entre.)

Eh bien, c'en est donc fait! vous n'avez plus d'ami!

SALSBURY.

Madame, vous venez de perdre dans le comte Le plus grand...

LLISACETH. :

Je Je sais et le sais à ma honte.

Mais, si vous avez cru que je voulais sa mort, Vous avez de mon ca;)ur mal connu le transport. Contre moi, contre tous, pour lui sauver la vie, 11 fallait tout oser; vous m'eussiez bien servie. Et ne jugiez-vous pas que ma triste fierté 'Mendiait pour ma gloire un peu de sûreté? Votie faible amitié ne l'a pas entendue; Vous l'avez laissé faire, et vous m'avez perdue. Me faisant avertir de ce qui s'est passé. Vous nous sauviez tous de.iix.

SALSBURY.

llélas! qui l'eût pensé?

Jamais effet si prompt ne suivit la menace. N'ayant pu le résoudre à vous demander grâce, J'assemblais ses amis pour veniçà vos pieds,. Vous niOTtrer par sa mort dans quels majix vous

[tombiez.

Quand mille cris confus nous sont un sûr indice Du dessein qu'on apris de hâter son supplice. Je dépèche aussitôt vers vous de tous cotés.

Ér.ISABETH. "*

Ah ! le lâche Coban les a tous arrêtés. Je vois la trahison

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