‹ Œuvres de P.L. TchebychefChapitre 103 sur 112 · M<T-\-SM · texte numérisé non relu

M<T-\-SM

De cette formule pour

il vient

(31) ^<îés'

ce qui, d'après la signification de M, détermine la limite supérieure des valeurs absolues des inconnues

Quant à l'inégalité

dont, comme on l'a vu, nous avons supposé l'existence en déterminant la limite supérieure M, et où S est la limite supérieure des quantités

cette inégalité aura lieu si les quantités

ne dépassent pas les limites pour lesquelles

Quant à ces dernières limites, elles peuvent être trouvées dans chaque cas particulier, puisque les sommes

s'annulent évidemment pour

En supposant que les quantités e^, e^, e^,. . . ne dépassent pas ces limites nous aurons

d'où l'on trouve d'après (30)

Comme d'après nos notations U^ désigne la valeur absolue de la somme

cette somme sera contenue entre

et par suite, d'après (32), entre

Sn T Sn T

Cela montre que l'équation

(33) r„ = (- ir 2 2 (». i.') <=i^i„ -K-r' -h2 2 (»' '") %+c ^v

que l'on obtient de (28), donne

près. En posant successivement

w = m — 1, m — 2,...l, 0, nous trouverons ainsi, pourvu que

satisfassent à l'inégalité

les valeurs approchées des inconnues

et les limites de leurs erreurs. Nous concluons de là que sous cette condition l'on pourra satisfaire aux équations (28) par des valeurs finies de

et que par suite, d'après le § 2, on pourra déterminer le polynôme

du degré m tel que la fraction

£i^ étant convenablement choisi, représente la fonction

jusqu'au terme en ^^ inclusivement.

Cela montre que

sera une des réduites de cette expression; par suite, si

il doit se trouver dans la série de ces réduites une fraction dont le dénominateur sera du degré m.

§ 10. Nous allons nous occuper maintenant de l'application des formules obtenues au cas où les quantités

sont renfermées entre les limites

' -ffo

H, h étant positifs. Nous admettrons que la condition

soit satisfaite, ce qui exige, comme nous le verrons, que la quantité H^ ne soit pas inférieure à une certaine limite qui sera indiquée plus loin. Comme, d'après le § 8, les quantités

ne sont pas plus petites queO, le maximum de la valeur absolue de la somme

lorsque

^0 5 ^1) ^2»* • •^2TO— l'

ne dépassent pas les limites

1^ h^ 7i^ h^fn—i

Hq i/o i/o -^0

Hq Hq JtJq JJq

s'obtiendra pour

^o~^' ^i~âô' ^2— i^g'---' ^2m-i— /7o î

nous aurons donc d'après le § 9 ce qui donne

Pour trouver la somme

observons que de l'équation (25) oh obtient pour n = m, a;= — h

d'où il vient

2 xrA'=(-ir +«(-'')•

Pour trouver la somme

posons z = — Il dans l'équation (7) et portons dans l'égalité résultante

les expressions (25) des fonctions

Nous trouvons ainsi (35) 0„(rr, A) = (-1)"— [Lïl. x'-'-'-iL-i, ^"-^-^ilria ^"-"— .], où l'on a posé pour abréger

ii:i.=(-ir-' [«™k-(-'o /e-.''-«„,'^„,(-^) ^r-f ], (36) |iï2.,=(-ir-' K*„,(-'o ^e-a"- «„,+„, (-A) iiTir-i"'

En observant que cette expression de la fonction ^^ {x, — li) doit être identique à

ri>„(a;, -A) =2 2 (-1)''"'" (i> »•") (-''/■' ^''',

que l'on obtient de (26) pour z=^ — A, et que x^ entre dans ces expressions avec les coefficients

(-i)"i„"">, (-ir^o». '")/''",

nous obtenons l'égalité

En portant dans l'inégalité (34) les expressions qu'on vient de trouver pour les sommes

nous obtenons

(38) T^^C-ir^^C-A)?;^';

d'où nous déduisons à fortiori

(38)"' 2"„<(-ir4'».(-*)^''

en désignant par L^^^ la limite supérieure des quantités

Jim) T(m) T (m) j (m)

En passant à la recherche du maximum de la somme

dans le cas oii

ne sortent pas des limites

et oii tous les termes de la somme sont pris avec les signes qui rendent leurs valeurs positives, remarquons que ce maximum s'obtient pour

^0— Hq' ^1 ~ i/o' ^2 — H^5 • • • ^2m-i — Ho

tous les signes étant -*-. Il s'ensuit que la quantité que nous avons désignée par S ne dépassera pas la somme

et que par conséquent Comme on a

et que d'après (37) cette inégalité donne

d'où, pour

n = m — 1, m — 2,...l, 0, on obtient

Ces formules montrent que S, la plus grande des quantités

ne surpassera pas

Hq h—l '

puisque d'après nos notations L'-^^ est la limite supérieure des quantités On a doue

On voit d'après cette formule que la condition

dont il a été question plus haut, sera satisfaite si l'on a

Dans la discussion du cas qui nous occupe nous nous bornerons aux valeurs de H^ qui satisfont à cette inégalité; nous aurons donc

§ 11. D'après le § 9, si l'on a

la limite supérieure des valeurs absolues des inconnues Y Y Y Y

que nous avons désignée par ilf, satisfait à l'inégalité

En observant que cette inégalité n'est pas altérée lorsqu'on y remplace

T, S par les quantités

qui, d'après (38)bi3, (40), ne peuvent pas être inférieures à T, S^ nous en obtenons par cette substitution

de là nous trouvons par (39)

et d'après (30)

OÙ U^ est, d'après nos notations (§ 9), la valeur absolue de la somme

En vertu de cette relation et de l'inégalité (38), d'après laquelle T^, valeur absolue de la somme

ne dépasse pas

nous concluons de l'équation (33) que la valeur absolue de Y^ ne dépasse pas la somme

qui est égale à

11 s'ensuit que Y^ est contenue entre les limites suivantes

En posant dans ces formules

nous trouverons les limites entre lesquelles sont contenues les valeurs de toutes les m inconnues

qui entrent dans les équations (28);- d'où nous concluons que, la condition

étant supposée satisfaite, les équations (28) auront dans le cas que nous traitons des solutions finies, et que par conséquent on pourra trouver le polynôme

=?» ['kW-i- ir (i-»-, ^•"-'- r„, ^"-^-+-. . .)]

du degré w, pour lequel la fraction

^mW étant convenablement choisi, donne l'expression de

W—Wo exacte jusqu'aux termes en ^^ inclusivement. En observant que pour que cela soit ainsi, la fraction

doit avoir son égale dans la série des fractions réduites

Çi ' «2 ' <?3 ' " * de l'expression W — Wq^ obtenues par son développement en fraction continue, nous concluons que si Hq satisfait à l'inégalité (42), il doit se trouver dans cette série une fraction dont le dénominateur est du degré m.

En répétant les mêmes raisonnements, après avoir remplacé m par les nombres

nous arrivons à la conclusion que dans la série

A A A Qi' Qz' <?3 " * *

des réduites de l'expression W — Wq se trouvent nécessairement des fractions dont les dénominateurs sont des degrés

si Hq satisfait aux inégalités

(44) if.>i<-)^, ff„>i<»-')'i9;pi,...,F„>X«5^,

où, d'après notre notation,

sont les limites supérieures des quantités

que nous obtenons des équations (3 6), en les laissant d'abord sous leur forme actuelle et en remplaçant ensuite le nombre m par m — 1, m — 2 .... 1.

Puisque ces équations, eu y remplaçaut 7n par [;l, [a — 1 , donnent

i„<'" = (-lf-' [%%-A-h) K„^~'^-«^, 4.^,(-A) £•„»"-" -H...],

il en vient

Mais en observant, d'après (1), (2), que

a^>0, (-lf-',^^,(A)>0, nous déduisons de cette égalité

Il en suit que L^^\ limite supérieure des quantités

ne peut pas être plus petite que L''^~^\ limite supérieure des quantités

T(\>—1) T(l>—1) T (fi— 1)

et que par conséquent on aura

De là et considérant que

/jH-i /tt^— i-i , ji i hi^—i - 1 /i-i~ /i-i "*"^ -^ A-i ' nous trouvons

D'après cela les seconds membres des inégalités (44) forment une série décroissante; donc toutes ces inégalités seront satisfaites lorsque Z^o satisfait à la première d'entre elles

et par conséquent, d'après ce qui précède, il doit se trouver pour cette valeur de Hfi des fractions aux dénominateurs des degrés

dans la série des réduites de l'expression

tirées du développement

En remarquant que cela n'est possible que si

sont du premier degré, nous en concluons que dans le cas que nous considérons, Hq satisfaisant à l'inégalité (42), la fraction continue provenant du développement de l'expression

sera de la forme

P2 a; -»- (Jg

Comme elle doit conserver cette forme pour toutes les variations de l'expression W — Wq qui laissent subsister l'inégalité (41), les coefficients

Pu p2>* • M Pm

ne peuvent ni s'annuler ni devenir infinies, tant que l'inégalité (41) reste satisfaite; par suite, étant des fonctions rationnelles des coefficients de l'expression W — Wq, ils ne peuvent pas changer de signe tant que H^ ne dépasse pas la limite assignée par l'inégalité (41). En remarquant que pour

^0 = 00 on obtient, d'après le § 10,

et que par conséquent la fraction

Pi a;-+-ffi-

se transforme en

où, d'après (1), l'on a

on voit de ce qui précède que, dans les suppositions que nous avons faites, les coefficients

Pu p2J' • «J Pm

auront des valeurs positives.

§ 12. Nous avons ainsi établi que lorsque

ne dépassent pas les limites

Ho' Ho'"'

Ji2m—i

Ho

him-x

et qu'on admet

' Ho

la série

rr rr 0 — ^ ^^ x^

se laisse développer en la fraction continue

■^1 ' P2 X -H (Jg — • . -^

Où * Pm«^-^Om--..,

Px>0, P2>0,...,p^>0; donc en désignant par

les réduites, nous voyons, d'après ce qui a été dit au § 1 sur les fractions continues de cette forme, que toutes les racines des équations

ont des valeurs réelles et que ces valeurs sont toutes positives si l'équation

n'a pas de racine négative. Pour trouver la condition sous laquelle cette dernière circonstance a lieu, observons que l'équation

se réduit en vertu de (4) et (27) à celle-ci

le coefficient

étant, d'après (43), pour y)=w contenu entre les limites

De là et considérant que d'après (35), (10) on a 0^(x, *) = (-])"*-' [i«,a:"— -i«.^"'-^H-...-H(-ir-i.W],

nous arrivons à la conclusion que dans la somme

les coefficients des différentes puissances de x sont contenus entre les coefficients des puissances correspondantes de x dans les fonctions

En comparant ces fonctions avec la fonction

H— Ujn x-t-h '

qui figure dans l'équation (23), et en observant que l'inégalité (24) dont le second membre est < 0 est satisfaite, si

ne sort pas des limites

.AûM l

+m (- ^*) ^m-x (- ^) 4',» (0) - ^,n (- /^) 'l^wî-i (0)'

nous concluons, d'après le § 7, que si

ne dépassent pas les limites

<]>?» (- ?») 4>m-i (- '0 i'm (0) - 4^m (- h) i>ni-i (0)' ^OT (0) ^

r équation

ne contiendra que des variations des signes et par suite ne pourra pas avoir de racines négatives.

Comme les quantités

ne dépassent pas les limites indiquées ci-dessus pour et que d'après (10), (35) on a

nous concluons que si H^ est plus grand que la somme

ni 7('») . K(— ^) 7- (m) -1 ^^ -*- 4-^(0) ^0 »

l'équation

n'aura pas de racines négatives et qu'alors, comme nous l'avons vu, le équations

n'auront pas non plus de racines négatives.

De là, ainsi que des résultats des paragraphes précédents, en posant

^0 — ^0 "= ^0 > Cj -t- gj = C/i , . . . , c^j nous obtenons le théorème suivant.

Théorème.

Si la série

Cq ____ £i - £2

est développaUe en fraction continue

oit Von a

et si toutes les racines des égtiations

formées avec les dénominateurs des m de ses réduites

çijx) 92 (x) 9ffl— 1 (a;) Tm W

ont des valeurs positives, la même propriété avec le même nombre m a lieu pour la fraction continue provenant du développement de la série

Cn Cl Co

et pour ses m premières réduites, lorsque les coefficients

ne dépassent pas les limites

o?i Ji est une quantité positive quelconque et Hq une quantité positive plus grande que la somme

dans laquelle L^^^ est la limite supérieure des valeurs absolues des coefficients du polynôme

et Lq^ en est le terme constant.

§ 13. En passant à l'étude des racines de l'équation

lorsque dans la série

les quantités

sont complètement indépendantes entre elles, nous observons que d'après le § 12 cette équation se réduit à l'équation

(46) ^^(^)^-2(-l)T,=t'' = 0, dont les coefficients

sont déterminés par les équations (28). En posant dans ces équations

eo = 0, 6^ = 0, ^2 = 0,..., e^^__^ = 0, nous trouvons

après quoi l'équation (46) se chauge en l'équation

Il en suit que les racines de l'équation (46) sont des fonctions des quantités

qui pour

eo = 0, ej = 0, ^2 = 0,..., e^,„i = 0

sont égales aux racines de l'équation

En désignant par

les racines de cette dernière équation disposées dans l'ordre croissant, et par

les racines de l'équation (46) disposées de manière qu'on ait

x,^''^ <x^^'^ < . . . <a;/°) < . . . <xj^ pour

nous aurons pour ces valeurs de Cq, e,, e^. . . e^, d'après ce que nous avons vu plus haut,

D'après (3) et (28) tous les coefficients des fonctions

s'annullent pour

et l'on a

dei 2*-*-i

Par conséquent, eu différentiant l'équation (9) suivant e^ et en posant ^0 = 0,61 = 0,62 = 0,..., nous obtenons dans le voisinage de ces valeurs de e^, e^, e^. . .

à±mM — ( 1 ^«■ n [^miP^jAhlM]

En portant ici les expressions (27), (10) des fonctions

et en divisant par g^^ nous trouvons

ce qui pour

x^ étant une racine de l'équation

donne

de,- ~~^ '^ L (a:^ — ^) ^t'-^l Js'

d'où, en observant que Y^ s'annule pour ^o = 0, e^ = 0, e, = 0 . . . , nous obtenons

Puisque les racines de l'équation

ont, d'après le § 1 , des valeurs réelles et positives, les termes du polynôme

(72 ^2 — x,f. ,.(z — x). . .(z — xj\ auquel se réduit la fraction

Z — Xi Z — Xl

ont alternativement les signes -\~ et — . Si nous observons que le premier terme (7^ /'"~^ a un coefficient positif, nous trouverons que le coefficient de / sera représenté par la formule

-(-ir/f,

où

Par conséquent il vient

\-{z—xj)z

et l'équation (47) donne

Cette égalité aura lieu pour

qui sont racines de l'équation

taudis que pour les racines de l'équation (46) que nous avons désignées par

nous aurons

d'où nous obtenons, en différentiant par rapport à e.

En appliquant cette équation au cas, où et en observant qu'on a ici, d'après ce qu'on a vu plus haut,

K-, = o, i'„-,= o,-.-- 1^1 = 0, ro = o, xl'^^x,,

nous trouvons que dans le voisinage de

aura lieu l'égalité

d'où il suit

ce qui, d'après (48), donne

Cette relation détermine la valeur de la dérivée

dans le voisinage de

^0 == 0, Cj = Oj ^2 == 0 . . . ,

et il est aisé de montrer que dans le cas cou sidéré on en obtient

En effet, de ce que nous avons montré au § 1 relativement aux équations

on voit qu'entre deux racines voisines de l'équation

se trouve une racine de l'équation

en même temps qu'une racine de l'équation donc la fraction

change de signe deux fois dans chacune de ces intervalles, en reprenant le même signe pour

x = x^, iCg,..., aîp. . ., x^

En observant que, pour la même raison, les équations

n'ont pas de racines entre x=^x^^ a; = -»-cxD, nous en concluons que les fractions

ont le même signe que la fraction

Il en suit

puisque, d'après § 1 , on doit avoir

+;n i(-*-^)>0, f„(-*-oo)>0.

Ayant ainsi établi que

nous obtenons de (49), où l'on a, comme on l'a vu, ff > 0,

ce qu'il fallait démontrer.

L'inégalité que nous venons de démontrer fournit la limite inférieure de la dérivée

dcf

dans le voisinage de

Pour déduire de l'équation (49) la limite supérieure de cette dérivée, déterminons '\'^^{x) par (25), en y posant

n = m — 1, x = Xj^ ce qui donne

De cette même formule, en y posant n = m et eu observant que les racines de l'équation

sont égales à

nous avons

Par conséquent il vient de l'équation (49)

â^ K^(— l)ffl— «-1 Kj^^n— 1)1^x1)*

dei ^^("») {XI — oîi) . . . (XI - a;/i) (a;^ — xi^{) ...(«/ — a;^) *

En observant que d'après (25) ^^^'"^ est différent de zéro, lorsque ^m W ^^^ ^^ degré w^, et que d'après § 1 les quantités

racines de l'équation

sont toutes différentes entre elles, nous concluons de cette égalité, où

K, X-/"— ', x„ sont des quantités finies, que la dérivée

dans le cas considéré ne surpasse pas une certaine limite finie qui peut être trouvée d'après les coefficients des fonctions

^„,(a;), +«(^) et les racines de l'équation

On voit de là que lorsque les quantités

subissent une variation continue dans le voisinage de

eo = 0, «1 = 0, ^2 = 0,

toutes les racines de l'équation (46) subiront aussi des variations continues et que d'après (50) ces racines croîtront avec e^, e^, e^, , . § 14. Pour étendre ces résultats au cas, où

^OJ ^1) ^2> • • •

diffèrent plus ou moins de zéro, nous remarquons que les propriétés des fonctions

qui ont servi de fondement à tous nos raisonnements, subsistent, d'après le théorème que nous avons démontré, si au lieu de la série

on prend la série

OÙ les quantités

ue dépassent pas les limites

''O^Bo* 1 -»o' ^2-^flo'---'

2m— i • JT y

h, Hq satisfaisant aux conditions indiquées dans ce théorème. Il en suit que pour ces valeurs de

Co, Cj, C'a,. . .

on peut répéter pour la série

tout ce qui a été démontré pour la série

X xi x^^^' ' '>

et que par suite, en remplaçant la séri(3

par la série

dans la formation de l'équation

par la méthode du§ 9, nous n'altérerons pas les propriétés de cette équation déduites au paragraphe précédent et d'après lesquelles toutes ses racines croissent d'une manière continuée, lorsque les quantités

dans le voisinage de

^o = Oj 6^ = 0, ^2 = 0...

croissent également d'une manière continue. Par conséquent, en observant que pour

J5Ji = Cj — Cj -H Cj ,

l'on obtient

Cq — gp ^ Ci^ei ^ G 2—^2 j go--go ^ Cj-^-^i j Cz — -^2 ^

ôEq = deo , ôEi = de^ , dE^ = de^,. . , et qu'aux valeurs de

voisines de

^0=0, ei==0, 62 = 0,.. .

correspondent les valeurs de

Eo, JE^i, ^25' • • voisines de

■^0 = ^0 — ^0 -^1 = Q — ^n ^2 =.^2 — Gj, . . . , nous en concluons qu'en remplaçant la série

Cq — gp , Ci-^-gj , Cg — g^ , a; a;* a;' • • •

par la série

dans la formation de l'équation

d'après les méthodes du § 9, nous obtiendrons une équation dont toutes les racines croissent d'une manière continue en même temps que Eqj E^j E^,,.. dans le voisinage de

E, = c,— Go, E, = G,~c,, E,= c,— C,

Quant à ces quantités

les 2m premières entre elles ne peuvent pas dépasser les limites

Jtîm—i

So »

^Ho'---'

hint—i

puisque d'après les conditions du théorème du § 12 les coefficients

^0> ^IJ ^2>« • •> ^2m— l

sont supposés ne pas dépasser les limites

^2 ^2-flô'--

hîtn—i

§ 15. Dans le cas particulier lorsque l'on a

777 J p ^ 77T ft^

^0— Ho' -^1 — iV -^2— iTo'"*'

la série

Cq — ^0 ^ C|-*-JEi ^ Cj — Ej ^

est égale à

a? œ* a;' * * * HQ[x-^-h)

Par conséquent, d'après le § 9, l'équation

se réduit pour ces valeurs de ^(,, ^j, JEg. . . à l'équation

(51) 'h ix) \ ^^ ^~ ^^ ^^~^ ^~^^^ ^^ ^^^ ~ '^^ ^~^^ "^^—^ ^^^ = 0

\ / Tm\ / Hq—Hjji x-t-h

En observant que ces valeurs de

pour /î > 0, i?o > 0, croissent en même temps que -^j nous voyons d'après

le paragraphe précédent que les racines de cette équation croissent avec ^.

De même, en posant

nous nous convainquons que les racines de l'équation

décroissent lorsque -^ croît.

D'après cela il n'est pas difficile d'obtenir les limites des racines des équations (51), (52), racines que nous désignerons par

iCj , iTg , . . . , iCp . . . , a; ^ , eu les supposant disposées de manière que l'on ait pour 4- = 0

En observant que ces équations se réduisent pourZro=oo à l'équation dont les racines disposées dans l'ordre croissant forment la série

nous concluons que pour

l'on aura généralement

Puisque ainsi la racine x^ de l'équation (51) se réduit à la racine a;^ de l'équation

pour

et qu'elle croit avec cette dernière quantité, qui, d'après le § 10, ne peut pas être inférieure à 0, il en suit que la limite inférieure de la racine x^ est Xj. Quant à la limite supérieure de a;/, cette racine, en augmentant avec ■g^, n'atteint jamais la valeur x^^^ de la racine de l'équation

qui suit Xj dans la série

parce que, comme il est aisé de le montrer, l'équation (51) n'est pas satisfaite pour x = Xj^^, tant que H^^ n'est pas infini. En effet, en posant

dans le premier membre de cette équation et en observant que

')'„(^,-.,) = 0, nous trouvons qu'il se réduit à la fraction

qui ne peut pas s'annuler pour une valeur finie de Z/^ puisque, d'après le § 1, l'équation

ne peut pas être satisfaite par la valeur négative ic = — h, et sa racine x^^^ ne peut pas donner

On voit de là que la racine x^ de l'équation (51) sera contenue entre les racines x^, x^^^ de l'équation

et que par conséquent

(54) Xi<x'i<0Ci^y'

En répétant le même raisonnement pour la racine

de l'équation (52), qui, comme on l'a vu, se réduit à x^ pour ^ = 0 et diminue lorsque ■g- croit, nous trouvons

(55) x^^<xl'<Xi.

Ainsi s'obtiennent les limites des racines des équations (51), (52) et au moyen de ces racines l'on pourra trouver, comme nous le verrons, les limites des racines de l'équation

que l'on obtient d'après le § 9, en remplaçant dans la série

Cq — Cq ^ C| -«- g[ , Cj — ej ^

X iC* x^ ' ' '

les quantités

par les quantités

ne dépassant pas les limites

1 ft h^ h'^ni—i

"*"ifo' ■*"i/o' "*"l/o'*"' "*" i/o »

OÙ ^ est une quantité positive quelconque et Z/q une quantité positive qui n'est pas inférieure à la limite trouvée au § 12. Dans le cas particulier, où l'on a

ces limites se réduisent à zéro et nous avons

E, = 0, JB, = 0, E,= 0 -E,„, = 0;

l'équation

devient donc ici

et nous avons d'après § 1 3

En passant au cas, où -g- dififère de zéro, et se rappelant, comme nous Vavons montré, que les racines de l'équation

croissent avec les quantités

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