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SDR LES SOMMES COMPOSÉES DES VALEDRS
DE MONÔMES SJMPLES MULTÎPHÉS PAR DNE
FONCTION QDÎ RESTE TODJODRS POSITIVE.
(TRADUIT PAR ». SÉLIVANOrr.)
(Lu le 9 octobre 1890.)
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Sur les sommes composées des valeurs de monômes simples multipliés par une fonction qui reste toujours positive.
§ 1. En développant une fonction f{x) suivant les puissances ascendantes de la différence
on obtient une formule servant à exprimer approximativ ement la fonction f{x) sous la forme d'un polynôme dont les coefficients se déterminent par les valeurs de la fonction primitive
et ses dérivées
pour X =X. En développant f{x) en une série de forme plus compliquée
où
sont des fonctions de la variable x indépendantes de f{x)y on obtient pour la détermination des coefficients
des formules pouvant généralement être présentées sous la forme suivante
Les fonctions
?oW, ?l(^), ?2W' ,
qui y entrent, et les valeurs de la variable x^ aux quelles s'étendeut les sommes, dépendent de la nature des fonctions
servant à la formation de la série (1).
Dans les cas singulièrement simples, quand les fonctions
sont des polynômes des degrés
ces sommes se décomposent en sommes élémentaires
et alors les expressions approximatives de f{x) données par la formule
(3) fix) = K, U,-*-K, U.-ir-K, U,-^. . . .
s'obtiennent à l'aide des sommes (2) formées avec les valeurs de monômes
multipliées par f{x-).
Les expressions approchées de la fonction f{x) ainsi obtenues diffèrent essentiellement de celles qu'on déduit par le développement de la fonction t\x) suivant les puissances de la différence x — X et qui donnent des polynômes les plus rapprochés à f(x) dans le voisinage de x = X
Ayant un moindre degré de précision, quand il s'agit de calculer f{x) dans le voisinage de x = X, ces expressions approchées donnent en certains cas une meilleure représentation de la fonction f{x) pour les valeurs de X variant entre des limites plus ou moins étendues.
Ainsi il résulte de notre Mémoire «-Sw l'interpolation par la méthode des moindres carrés» '^), que la série (3) avec les fonctions
déterminées par le développement de la somme
^^^ X — Xi
eu fraction continue, et avec les coefficients
/iTo, K^, Kr,,. . , ,
composés Iméairement à l'aide des sommes
donne l'expression approchée de la fonction f{x) sous forme d'un polynôme du degré plus ou moins élevé se distinguant de tous les autres polynômes du même degré par la moindre valeur de la somme qu'on obtient en additionnant les carrés des écarts des valeurs de ce polynôme des valeurs de f{x.) servant à développer f{x) en série (3). En passant à la limite, quand toutes ces valeurs f{x.) se confondent avec f (X), ce polynôme se réduit à l'expression approchée de la fonction f(x) qu'on obtient en développant cette fonction en série suivant les puissances ascendantes de la différence X — X. Cette expression représente f{x) avec la plus grande approximation pour X infiniment voisin de X
On obtient une formule plus générale pour le calcul approché de la fonction f{x) au moyen des sommes
2^i°A^.-), y,^<fi^i), '^'^i'^i),
par la méthode que nous avons indiquée dans le Mémoire (^Sur les fractions continues» *). Cette formule se présente sous forme d'une fraction
F{x) Foixf
dont le dénominateur F^ {x) est une fonction arbitraire positive pour toutes les valeurs x = x.; le numérateur F{x) est un polynôme du degré plus ou moins élevé. La fraction ainsi obtenue pour l'expression approchée de la fonction f{x) se distingue de toutes les autres fractions ayant le même dénominateur Fq{x) et le numérateur F{x) du même degré par la moindre valeur de la somme
Il en résulte que les sommes de même que les dérivées
f\x), f'ix), rw,....,
peuvent servir à déterminer la valeur approchée de la fonction f{x) pour les valeurs de la variable x contenues entre des limites plus ou moins éloignées.
*) T. I, pag. 203—230.
D'après ce que nous avons indiqué*) sur les intégrales
[ f{x) dx, J xf{x) dx, J x^f{x) dx, ,
aux quelles se réduisent en limite les sommes
^^'.'•m), ^^im, Xo'^'fi^ù,
ou voit que ces sommes, de même que les dérivées
peuvent servir à la résolution des questions concernant la fonction f{x)^ essentiellement différentes du calcul par approximation des valeurs de la fonction pour les différentes valeurs de la variable x. Les résultats obtenus ont lieu aussi pour la fonction discontinue f{x)\ il est cependant nécessaire que cette fonction ne devienne pas négative pour les valeurs considérées de la variable œ. Cette condition se trouve réalisée dans plusieurs questions des Mathématiques pures et appliqués présentant, à cause de la discontinuité, des difficultés insurmontables pour l'application du calcul différentiel. Pour cette raison les sommes
formées des produits des quantités positives
et des différentes puissances des quantités réelles
sont bien dignes d'attention. Nous allons montrer maintenant, comment, eu connaissant les valeurs de ces sommes, on peut déterminer la limite inférieure de la plus grande des quantités
^0) ^IJ ^25 • • • '^n—\1
et la limite supérieure de la plus petite de ces quantités.
En supposant données les limites entre lesquelles sont contenues les quantités
^Oj ^15 ^2» • • • '^n — \
*] Sur les valeurs limites des intégrales. T. II, pag. 183—185. Sur la représentation des valeurs limites des intégrales par les résidus intégraux. T. II, pag. 421—440, Sur les résidus intégraux qui donnent des valeurs approchées des intégrales. T. II, pag. 443—478. Sur les sommes composées des coefficients des séries à termes positifs. A la fin du T. II.
dans les sommes
nous ferons voir, comment par les valeurs de ces sommes on peut déterminer les maxima des sommes qu'on obtient par addition des termes de la série
fW, fi^i), fW. — fK-i)'
correspondant aux termes consécutifs de la série
Xq, a?j, X^, . . . .X^^j
n'atteignant pas plus ou moins l'une de ses limites. D'après les formules pour ces maxima on obtient facilement les valeurs limites de l'intégrale
f{x) dx
dans le cas, où l'on connaît les valeurs des intégrales
f{x) dx, X f{x) dx,. . . . x^~^ f{x) dx,
la fonction f{x) ne devenant pas négative entre x = a ei x=^'b et la quantité u étant supérieure à a et inférieure à h.
§ 2. En posant
f W = 2/o 1 fi^i) = Vi , fW = ^2 , . . . . , fK-l) = yn-ii n n n n
on trouve que les quantités
Voi yi, 2/25 Vn-i
sont liées par l relations
(4) 2^'°2'.-=^«' 2^'%=ci. ^x<'yi=o, 2*/~'î'<=^'-.'
où, d'après le § précèdent, les quantités
Xq, a^j , ^2 5 • ■ • • ^n — 1
ne sont pas imaginaires et les quantités
ne sont pas négatives.
En développant la somme
^^ X — Xi
suivant les puissances descendantes de x^ on obtient l'égalité
qui prend, au moyen des équations (4), la forme suivante
^ X — Xi X X2 ^l ^Z-f-1 ^^ t ^t
Il en résulte clairement que pour satisfaire aux équations (4) par des valeurs de
Xq, X^, X^j , . . . x^ ^ ,
Po^ 2/n 2/25 Pn-i
il est nécessaire et suffisant que la somme
soit égale à l'expression
au terme contenant \ près.
D'autre part, à cause des propriétés indiquées des quantités
2/o: Pi. y^l 2/n-i»
la somme
dans l'intervalle deic = — oo à x = -^oo devient infinie pour n valeurs
^Oj ^i> ^3'* • • '^n— 1'
en passant toujours de — oo à -*-cxd.
En se servant de la notation de Cauchy*) on obtient
-♦- oo n
X Xf
-oo O
6/ ^m^ X — Xi