OO O
En appliquant la méthode de Cauchy pour la détermination de l'indice
-t- oo n
— oo 0
et remarquant que la somme
2yi X — CL
se réduit à une fraction avec le dénominateur du degré w, on conclut que cet indice pour les limites a; = — oo et ic = oo ne peut atteindre la valeur w, égale au degré du dénominateur, que si dans la fraction continue
provenant du développement de cette somme, tous les quotients incomplets
sont des fonctions linéaires de x avec des coefficients positifs.
Donc la condition nécessaire et suffisante, pour qu'aucune des quantités
Xqj X^, ^2 ' • • • • "^n 1
ne fût imaginaire et les quantités
fussent positives, peut être représenter par l'égalité
*) Journal de l'École Polytechnique. Cahier 25.
réunie avec les inégalités
ai>0, a,>0, a3>0,....a„>0.
Il résulte de ce que nous avons dit plus haut sur les équations (4), que les quantités
y,, 2/n 2/25 Vn-i
ne peuvent satisfaire à ces équations que dans le cas, où la fraction continue
provenant du développement de la somme
représente l'expression
au terme de l'ordre —.■ près.
Par cette raison, en connaissant le développement de l'expression ^ . ^ . ^ . , Q— 1
en fraction continue
il est facile de déterminer les premiers quotients incomplets de la fraction continue
qui résulte du développement de la somme
a„a;-Hft„
ji^X-Xi'
si les quantités
2/o, ^n y^i'-'-Vn-x^
y contenues, satisfont aux équations (4).
§ 3. En désignant par h le nombre entier obtenu par la division de l par 2 et arrêtant la fraction continue
au quotient incomplet
on obtient pour elle l'expression approchée
1 «^i a2 ic -t- [ig — • . . 1
exacte au terme de l'ordre — r près.
Avec le même degré de précision la fraction ci -dessus représente l'expression
car, d'après ce que nous avons dit, cette expression ne diffère pas de la fraction continue
par les termes de l'ordre plus élevé que —, — ? l étant égale à 2^ ou2â;-*-1, suivant que l est divisible par 2 ou non. Il en résulte que la fraction continue
avec h quotients incomplets doit donner l'expression
exacte jusqu'aux termes de l'ordre -^ inclusivement; cela suppose les relations suivantes
Si toutes ces équations ont lieu, la fraction continue î 1
«2 ;*- -t- tJ2
donne l'expression
exacte jusqu'aux termes de l'ordre -^ inclusivement, quels que soient les quotiens incomplets qui suivent
dans les fractions continues provenant du développement de cette expression et de la somme
^^ X — Xf
Pour l pair, d'après ce que nous avons dit sur le nombre k, on a 1 j
Il en résulte que pour un tel l la fraction continue ' 1
provenant du développement de la somme
donne l'expression
exacte jusqu'au terme de l'ordre -y- inclusivement et par cette raison, d'après le § 2, les équations (4) doivent êtres satisfaites par les quantités
contenues dans la somme
^^ X — Xi
§ 4. En passant au cas de l impair, quand / = 2fe -+- 1, on remarque que, à cause des relations (5), la différence des fractions continues
enant du développement des fonctions
^X — Xi X x^ x^ ' ' '
du même degré que l'expression
Il en résulte que cette différence peut être du degré moins élevé que — l, comme cela doit être d'après le § 2 pour satisfaire aux équations (4), seulement dans le cas, où la différence
est du degré zéro et par conséquent, quand le quotient incomplet 2^*"*"^' contient x en première puissance avec le coefficient égal à a^^^.
Si cela a lieu et si les relations (5) sont satisfaites, la différence des expressions
ji^ X — Xi X X^ X^ x''
pour l impair = 2k-*-l est du degré inférieur à — ^ et par conséquent, d'après le § 2, les équations (4) sont satisfaites. Ainsi par le développement de l'expression
en fraction continue
X X^ X^ /rt
on détermine les premiers quotients incomplets de la fraction continue
a, an- p, — -
égale à la somme
.^^ X — Xi
les quantités
Vo, «/n 2/25 Vn-i
satisfaisant aux équations (4). Mais pour qu'aucune des quantités
^oj ^1) ^25* • • '^n—i ne fût imaginaire et que toutes les quantités
Vo, Vi, 2/2. 2/„i
fussent positives, il faut et il suffit, comme nous avons vu (§ 2), que les quantités
soient plus grandes que zéro.
En parlant des solutions des équations (5), nous avons supposé que la fraction continue
provenant du développement de la somme
contient le quotient incomplet
pour l pair = 2^, et le quotient incomplet
pour l impair = 2^-i- 1. Puisque le nombre des équations (4) est ?, égal à 2^ ou 2fc -H 1 , et le nombre des inconnues
est 2w, cette condition a toujours lieu, si ?, le nombre des équations (4), ne surpasse pas 2n^ le nombre des inconnues y contenues.
Dans le cas contraire ces équations ne sont possibles que si les valeurs
satisfont aux certaines conditions. Pour déduire ces conditions et indiquer les singularités que présentent dans ce cas les solutions des équations (4), nous remarquons que, d'après le § 2, ces équations étant satisfaites, la fraction continue
ai œ-f-Pj-
aj a; H- 32 — • • .
de la somme
provenant du développement
doit produire l'expression
exacte jusqu'au terme de l'ordre — inclusivement.
Cela n'est possible pour w < y que si l'expression ci-dessus est développable en fraction continue
(toX-*-^., — • .
la quantité ([^'^^^ étant du degré supérieur à l — 2n. C'est précisément la condition de possibilité des équations (4) pour l > 2n. Puisque dans ce cas se déterminent complètement et le nombre n, et les quotients incomplets
de la fraction continue provenant du développement de la somme
^^^ X — Xi
les équations (4) auront une solution unique.
Dans tout autre cas ces équations, si elles sont possibles, admettent une infinité de solutions se distinguant et par le nombre des inconnus
.Vo, 2/n 2/2. Vn-i
et par les limites entre lesquelles les quantités
sont contenues.
§ 5. Eu supposant les quantités
Xq, a^j, x^, . . . .x^ j
rangées dans l'ordre croissant, nous indiquerons maintenant, de quelle manière on obtient les solutions des équations (4), dans lesquelles x^ a la plus grande valeur ou x^^ la plus petite valeur. En désignant par
les réduites qu'on obtient en arrêtant la fraction continue ^ 1
au 1-er, 2-me, 3-me. . . ., w-me, . . . . quotient incomplet, on aura
9n Jx) __ 1
Par cette raison, les équations (4) à 2n inconnues '^o? *^n *^2' • • • ••^M— 1'
étant résolues, l'équation
sera satisfaite d'après le § 2.
Il en résulte que dans cette solution les inconnues
sont racines de l'équation
par conséquent la moindre racine de cette équation donne la valeur de Xq et la plus grande celle de x^^. Pour obtenir les conditions dans lesquelles
iCo atteint la plus grande valeur ou x^^ la plus petite, nous remarquons que, d'après les propriétés des réduites, les fonctions
■ 'Il (^), +2 (^), • • . 4m (^). Im-i-i W.
dans le cas considéré, sont déterminées par les équations
'\>2 W = («2 ^" -^ P2) Il W — 1 ,
(6) lm(^) = K ^-^U •L.(^)-|«.(^),
(7) lm^.(^) = K^» ^H-?^^J ,^^(^)^^(a;), et d'après le § 2 on a
La première de ces équations fait voir que l'équation
|,(^) = 0 a une solution
Eu portant cette quantité dans la seconde équation et remarquant que
on obtient
Mais en posant consécutivement
x= — 00, a; = -4- 00, et remarquant que d'après les conditions (8)
on trouve
On voit d'après ces valeurs de la fonction '^^{x) pour x = — 00, x = — ^, a; = H-oo que ic = — ^, racine de l'équation
li(^) = 0,
est contenue entre la plus grande et la plus petite racine de l'équation
Pour étendre ce raisonnement à toutes les équations formées au moyen de deux fonctions consécutives de la série
nous allons maintenant démontrer que toutes les racines de l'équation
+„(*) = 0 sont contenues entre la plus grande et la plus petite racine de Téquation
si cette propriété a lieu par rapport aux équations
En effet, en désignant par Jiq la plus petite racine de l'équation
et par Ji la plus grande racine et supposant démontré que toutes les racines de l'équation
sont contenues entre la plus petite et la plus grande racine de l'équation on remarque que l'équation
ne contient pas de racines ni entre x = — oo, x = î1q, ni entre x = -i-ooj x = h et que par conséquent les valeurs
sont de même signe que
Cela étant, de l'équation (7), en y posant successivement x = \, x = h,
et remarquant que
d'après la définition des quantités h^ et ^, on trouvera les valeurs de
avec des signes contraires à ceux de
Puisque ces quantités, d'après les relations (6), (7), (8), ont les mêmes signes que les quantités
on conclut que dans l'hypothèse admise la fonction '^^^^{x) change son signe entre x = — oo et x = 1iq^ ainsi que dans l'intervalle x^=Ti Qi x = oo; par conséquent, l'équation
a une racine inférieure hh^^X^ plus petite racine de l'équation
et une racine supérieure à /z, la plus grande racine de cette dernière équation. Il en résulte que toutes les racines de l'équation
sont contenues entre la plus petite et la plus grande racine de l'équation
si cette propriété a lieu par rapport aux équations
Cela posé, en passant successivement des équations aux équations
on remarque que généralement avec l'augmentation de l'indice v la plus petite racine de l'équation
diminue et la plus grande racine augmente.
§ 6. Cette propriété de l'équation
permet sans difficulté d'indiquer la condition dans laquelle, en résolvant les équations (4), on obtient la plus petite valeur pour x^^ ou la plus grande valeur pour Xq.
Nous avons vu (§ 3) que dans la résolution des équations (4) il est nécessaire de distinguer deux cas: le cas de l pair et celui de l impair.
Dans le cas de l pair, en posant l=2k, nous avons montré que les solutions des équations (4) résultent de l'égalité
(Q) V yj ^ l