‹ Œuvres de Pasteur (volume 4)Chapitre 11 sur 102 · Voir p. 33-34 du présent volume. (Note de l’'Édition · texte numérisé non relu

Voir p. 33-34 du présent volume. (Note de l’'Édition

lodure de mercure.

Les formes des iodures de mercure jaune et rouge ont été déterminées par M. Mitscherlich (!, ainsi que les formes du bichlorure de mercure. Une Note de M. Warington ?) renferme des détails intéressants sur le changement de couleur de liodure jaune.

La forme de liodure jaune n’est pas très bien connue. M. Mitscherlich a trouvé que la forme des cristaux jaunes obtenus par sublimation était un prisme rhomboïdal droit dont l'angle des pans était de 114' environ. On ne cite aucune forme secondaire ; jusqu'ici on n’en a pas observé. L'iodure rouge a pour forme un prisme droit à base carrée, portant sur les arêtes des bases un octaëdre très aigu (fig. 4). Les angles sont : om O : P — 109,30.

Jusqu'ici nous ne voyons aucune relation entre les deux formes. Il semble que le dimorphisme existe sans qu'il y ait forme limite. En effet, dans mon opinion, pour qu'une substance puisse cristalliser en prisme carré droit et en prisme rhomboïdal droit, il faut que le prisme rhomboïdal soit très voisin du prisme carré. Il faudrait donc

que l’angle des pans du prisme de l’iodure jaune fût proche de 90°, ou, ce qui revient au même, que la forme des cristaux jaunes püt se déduire par une loi simple d’un prisme rhomboïdal, dont l'angle serait voisin de 90°. Je vais pour un instant laisser tout à fait de côté cette forme de l’iodure jaune que nous ne connaissons que très imparfaitement, et, au lieu de comparer l’iodure rouge à l'iodure jaune, je vais comparer l'iodure rouge au bichlorure de mercure. Il me restera une

1. Mrrsemeruien (E.). Ueber die Farbenveränderung des Quecksilberjodids durch die Wärme. Poggendorff. Annalen der Physik, XXVNIIT, 1833, p. 116-120.

2, WarINGTON (R.). Sur le changement de couleur du bi-iodure de mercure. Annales de chimie et de physique, 3 sér., VIT, 1848, p. 416-421. (Notes de l'Édition.)

chose à faire : ce sera de montrer que le bi-iodure jaune de mercure est isomorphe avec le bichlorure du même métal. Voici, d’après M. Mitscherlich, les formes du bichlorure de mercure. Ce chlorure a également deux formes, mais compatibles entre elles : une quand il est obtenu par dissolution, l’autre quand il est obtenu par sublimation. La forme primitive des cristaux obtenus par dissolution de ce corps dans l'alcool est un prisme droit à base rhombe M, P avec les faces secondaires O et A (fig. 5) :

ADTAINE6;12

AMP 1330

PME 9000

OMOL= 5730

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