‹ Œuvres de Pasteur (volume 4)Chapitre 15 sur 102 · EN NU · texte numérisé non relu

EN NU

Le chlorure de naphtaline monochlorée cristallisé dans l’alcool possède une forme tout à fait différente de la précédente, et qui appartient au système prismatique oblique à base rhombe (fig. 1122) 8

BB' —110° environ.

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Je remarquerai que ces dernières mesures ne sont point assez précises pour que l’on puisse placer cette dernière forme dans le système du prisme oblique à base rhombe, plutôt que dans celui du prisme oblique à base de parallélogramme obliquangle, si toutefois

1. LAURENT (A.). Revue scientifique; et. industrielle, XIII, 1845, p. 79-80. (Note de l'Édition.)

ces deux prismes étaient très voisins comme nous en avons eu un exemple dans le chlorure de naphtaline.

M. Laurent place la première forme du chlorure de naphtaline chlorée dans le prisme droit à base rhombe. Mais, en réalité, cette forme peut tout aussi bien appartenir à un prisme oblique à base rhombe dont la face GC, placée en avant (fig. 10), serait la base; et même, en adoptant cette manière de voir, le chlorure de naphtaline monochlorée se trouve isomorphe avec le chlorure de naphtaline qui cristallise en prisme oblique à base rhombe. En effet, la face C de derrière (fig. 10) fait avec la face C placée en avant un angle égal à 128°,10'. C’est précisément, comme je lai observé plus haut, l'angle que

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Fi. 10. Fi. 11.

la face 0? ferait avec la base C dans le chlorure de naphtaline (fig. 9). Ceci montre bien que l’un des systèmes du chlorure de naphtaline est le prisme oblique à base rhombe; car, s’il est isomorphe avec le chlorure de naphtaline monochlorée (fig. 10), il est du même système que ce dernier, et la symétrie des faces (fig. 10 et 11) ne permet pas de placer ces formes dans le système du prisme à base de parallélogramme obliquangle.

Quant à la forme (fig. 12), il est bien probable maintenant qu'elle est isomorphe avec celle du chlorure de naphtaline qui cristallise en prisme oblique à base de parallélogramme obliquangle.

En résumé, les deux chlorures précédents sont isodimorphes, ce qui nous explique l'observation curieuse de M. Laurent, à savoir, que ces chlorures peuvent cristalliser ensemble en toutes proportions sans que la forme cristalline change d'une manière sensible. Je reviendrai sur ce fait dans la Note que je publie à la suite de ce travail (1).

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