Voir p. 125 du présent volume
2. DugruxrauT. Seconde Note sur la saccharimétrie. [Comptes rendus de l'Académie
des sciences, séance du 9 juin 1891, XXXII, p. 858. (Notes de Édition.)
un produit peu soluble dont la composition est la même que celle de l'acide aspartique, moins les éléments de l’eau.
Voici l’analyse de ce curieux produit :
0 gr. 289 de matière, bien lavée à l’eau et desséchée à l’étuve à 100, ont donné 0,483 d’acide carbonique et 0,102 d’eau. D’autre part, 0 gr. 242 ont donné 0,222 de platine en dosant l’ammoniaque par le procédé Will et Fresenius.
Ces résultats correspondent à la formule
C8H#Az0O.
TROUVÉ CALCULE MARPONEr EP CARPE NE A CAUSE 45,57 45,29 ÉVÜTOSÉNEER e -= -C-U 3,87 SH ACCES RE TEE 1597 13,20 UV EN ER RE ee tic e 37,34 37,74 100,00 100,00.
Cette composition nous montre que quand on fait bouillir cette matière avec l’acide chlorhydrique, dans le procédé de préparation donné par M. Dessaignes pour l’acide aspartique inactif, il y a simplement fixation de 3 molécules d’eau. En effet, on a
CSH# Az O5 + 3(H0) — CSH7 Az O8.
mr Ac. aspartique crist.
Voici d’ailleurs la réaction principale de la décomposition du bimalate d’ammoniaque :
CSH*O8AzH40 + HO — CSH# Az Oÿ + 5 (HO).
Mais il est facile de reconnaître que l’eau qui se dégage est chargée d’ammoniaque, de telle manière qu’une partie de l'acide malique doit être mise en liberté. Aussi il prend naissance de l’acide fumarique et de l’acide maléique. J’ai retrouvé, en outre, dans la partie soluble du résidu de l'opération, les acides maliques actif et inactif (1).
La présence de l'acide malique inactif dans la partie soluble du résidu de la décomposition du bimalate d’ammoniaque actif est un fait assez important pour que j'indique comment je lai constatée. J'ai
1. Il est facile de transformer en la substance C* H#AZO5 tout l'acide malique du bimalate d'ammoniaque. J'ai remarqué en effet que si l'on humecte d'ammoniaque le bimalate avant de le chauffer à 200o, le résidu ne cède presque rien à l’eau, et son poids est très sensiblement, après lavage et dessiccation, celui qui est exigé par l'équation
C8 H#OS AZ H40, HO = C8 H#Az O5 + 5(H0).
précipité la liqueur par lacétate de plomb, traité ensuite par lhydrogène sulfuré le précipité lavé, puis j'ai transformé l'acide en bisel d'ammoniaque. Parmi les cristaux qui prirent naissance, j'ai reconnu la forme cristalline du bimalate d’ammoniaque inactif, que je ferai bientôt connaître, et j'en ai mesuré les angles.
Il résulte de là que, dans les conditions actuelles, l'acide malique actif paraît se transformer en acide malique inactif, seulement par
une élévation de température.
Bimalate d'ammoniaque inactif.
Le bimalate d’ammoniaque inactif se prépare comme le bimalate actif. On partage en deux une solution d'acide malique inactif, on neutralise l’une des liqueurs par lammoniaque, et on l’ajoute ensuite à l’autre. En évaporant la solution, deux espèces de cristaux peuvent prendre naissance. Ceux qui se déposent en premier lieu ont exactement la forme et la composition du bimalate d'’ammoniaque actif. C’est un prisme droit rhombique, avec biseau aux extrémités. Non seulement les formes de ces deux bimalates actif et inactif se ressemblent, mais les angles sont les mêmes, au moins à un ou deux degrés près. Je n'ai pu les mesurer que d'une manière approchée. C'est que les cristaux de ce bimalate inactif sont striés, très peu nets, et paraissent, si l’on peut s'exprimer ainsi, avoir eu de la peine à se former. Au contraire, le bimalate actif donne toujours et facilement de beaux cristaux limpides, à faces nettes et bien réfléchissantes.
Le bimalate d’ammoniaque actif offre un clivage facile perpendiculairement aux faces verticales du prisme. Le même clivage se retrouve dans le bimalate inactif de même composition.
Le bimalate d'ammoniaque inactif ne présente pas de facettes hémiédriques. Ainsi que je l'ai fait voir précédemment, elles existent quelquefois dans le bimalate actif.
J'ai dit que la solution évaporée du bimalate d’ammoniaque inactif pouvait donner deux espèces de cristaux. Lorsque ceux dont je viens de parler ont pris naissance (ce qui n'arrive pas toujours), si l’on décante l'eau mère qui les surnage et qu'on l'abandonne à ellemême, on voit se former immédiatement des cristaux qui, en deux ou trois heures au plus, deviennent très volumineux, durs, d’une limpidité admirable. Autant ceux dont j'ai parlé précédemment sont lents à se produire et irrégulièrement formés, autant ceux-ci prennent naissance facilement et sont remarquables par leur netteté.
Ces nouveaux cristaux constituent un bimalate d'ammoniaque
inactif qui n'a pas encore son correspondant parmi les malates actifs.
Sa composition s'exprime par la formule CSHOS8 Az H#O + 3(H0),
ainsi que le prouvent les analyses suivantes :
I. 0 gr. 5 de matière ont donné 0,520 d'acide carbonique et 0,290 d’eau.
II. 0 gr. 4 ont donné 0,414 d'acide carbonique et 0,2315 d’eau.
On déduit de là :