MÊME DISSOLUTION
étendue de son volume d'acide azotique faillie
Avec verre ronge.
L observation étail ici
1res difficile, à cause du
peu d'intensité de la dé-
viation, et je ne donne
pas ces nombres comme
certains.
Moy. = 2b°67
Moy. = 13° 7
L'acide azotique qui a été employé dans l'expérience précédente renfermait 217 gr. 391 d'acide azotique AzOH par litre a 19°. Le volume de la dissolution précédente était de 120 centimètres cubes. Or, dans 120 centimètres cubes, cet acide renfermait 26 gr. 086 d'acide AzOH; et c'est plus que ce qui était nécessaire pour neutraliser la soude du tartrate employé.
Nous voyons clairement, par le tableau précédent, que l'acide azotique est loin d'avoir agi à la manière d'un corps inerte tel que l'eau : car, au lieu de donner une déviation de 11°, 1 pour le rayon rouge, elle est voisine de 3° seulement.
Celte même expérience a été répétée avec l'acide chlorhydrique, et elle a donné des résultats analogues. Une autre, avec des liqueurs moins concentrées, a donné des résultats pareils à ceux de M. Biot, cpii avait bien voulu se charger de la faire lui-même.
J'ai également opéré avec les acides acétique et sulfurique, et les divers tartrates alcalins. Toujours l'addition de l'acide a opéré une profonde altération dans le pouvoir de déviation du tartrate.
Une question analogue à celle que nous venons de traiter, celle de
1. Toutes les expériences que je rapporte dans ce travail ont donné des déviations de gauche à droite, et toutes ont été faites avec un même tube de 50 centimètres.
l'action des bases sur les sels, pourrait être entreprise également à l'aide des tartrates alcalins. Mais je me propose d'y revenir et de lui donner une solution plus saillante, en examinant l'action des alcalis végétaux ou minéraux sur l'hydroehlorate de nicotine. Ce sel a la propriété de dévier à droite le plan de polarisation, tandis que la nicotine le dévie à gauche. Dès lors, si l'on traite la dissolution de ce sel par les alcalis, la déviation sera considérablement altérée ; et même quelque faible que puisse être la quantité de nicotine mise en liberté, on sera certain de le reconnaître, car le pouvoir de déviation de la nicotine est des plus considérables.
Je vois même, dans l'étude approfondie de ces questions, un moyen sûr de résoudre un problème d'une haute importance chimique. Que l'on suppose, en effet, une certaine quantité d'hvdrochlorate de nicotine traitée par des bases diverses en quantités telles que, dans des expériences successives, la proportion de nicotine mise en liberté soit la même : il me semble que les poids de bases ajoutés pour produire cet effet seraient de véritables équivalents d'affinité chimique, relatifs à la température de l'expérience. Et rien ne serait plus facile que d'arriver à l'élimination d'une quantité fixe de nicotine, dans des expériences successives. Il faudrait ajouter l'oxyde en proportion suffisante, pour que la déviation fût nulle dans tous les cas. A ce moment, la quantité de nicotine mise en liberté serait celle nécessaire pour détruire par sa déviation gauche la déviation droite de l'hydroehlorate restant dans la liqueur.
Aujourd'hui que nous avons un moyen de retirer du tabac une quantité notable de nicotine, de telles expériences peuvent être facilement entreprises, d'autant plus que la nicotine employée ne serait pas altérée dans ces diverses épreuves.
§ III. — Les sels doubles et les sels acides h1 existent-ils />as à Vétat de dissolution ?
L'étude de cette question, comme je le disais précédemment, ne me serait certainement pas venue à l'esprit si MM. Favre et Silbermann n'avaient émis à son égard une opinion contraire à celle qui était admise généralement par les chimistes. Mais, en réalité, les sels doubles solides, les sels acides solides, dissous dans l'eau, se dissolvent à l'état de sels doubles et de sels acides. Lorsqu'on mélange équivalent à équivalent deux sels simples dissous pouvant donner lieu à un sel double, ce sel double ne prend pas naissance, et il n'y a rien là qui doive
D I S S Y M E T II 1 E MOLECULAIRE
étonner; niais si le sel double cristallisé est dissous, il ne sa détruit |>as.
Deux dissolutions, l'une de tartrate de soude, l'autre de tartrate d'ammoniaque, renfermant sous le même volume des poids de sels proportionnels aux équivalents chimiques de ces tartrates, 24 gr. 43 et 19 gr. 53, ont été mêlées à volumes égaux, après avoir été observées séparément. Voici les résultats :
TAI: 1 li \TK D'AMMONIAQUE