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CHAPITRE VII

DE L'ACTION COMPARÉE DE LA TEMPÉRATURE SUR LA FÉCONDITÉ DES SPORES DES MUCÉDINÉES ET DES GERMES QUI EXISTENT EN SUSPENSION DANS L'ATMOSPHÈRE.

Les expériences que je vais faire connaître ajoutent aux conclusions définitives de ce Mémoire une confirmation nouvelle. Ce que lon sait de la résistance à la mort des anguilles du blé

1. Au nombre de quatre, deux avec le mercure de mon laboratoire, une avec le mercure du laboratoire de chimie de l'École normale, une autre avec le mercure du laboratoire de physique du même établissement.

niellé, des rotifères et aussi des graines des plantes supérieures après des dessiccations préalables, nous dit assez que les spores des mucédinées doivent pouvoir conserver leur fécondité à des températures assez élevées lorsqu'elles sont sèches (1.

Supposons pour un instant que l’on détermine les limites de température que les spores des mucédinées vulgaires peuvent supporter sans se détruire, et les limites au delà desquelles toute vitalité cesse dans ces petites graines. Si les corpuscules organisés qui existent constamment en suspension dans l'air et parmi lesquels il en est toujours en grand nombre qui ont une parfaite ressemblance avec des spores de mucédinées, si, dis-je, ces corpuscules sont bien réellement des spores, l'expérience devra nous conduire à ce résultat curieux, que les poussières de l'air semées dans des conserves d’Appert, suivant la méthode représentée fig. 12, seront encore fécondes après qu’elles auront subi la plus haute température que peuvent supporter les spores des mucédinées vulgaires, et qu’elles seront sans effet sur ces mêmes conserves, si elles ont élé préalablement soumises à la température qui tue ces spores.

Voyons d’abord ce que lon sait sur ce sujet.

Duhamel rapporte dans un de ses ouvrages qu'il a pu faire germer du froment qui avait supporté une température de 110° centigrades. Cette observation du savant agronome devint l’origine de quelques recherches de Spallanzani sur le degré de chaleur auquel on peut soumettre les graines, sans leur faire perdre la faculté de germer. Parmi les plantes supérieures, cinq espèces de graines furent étudiées par lui : c’est le pois chiche, la lentille, lépeautre, la graine de lin et celle du trèfle. Spallanzani s’occupa, en outre, de l'influence de la température sur les spores des mucédinées. Pour ce qui est des graines des plantes supérieures, les résultats de Spallanzani, encore bien que très curieux, n'ont rien qui doive nous surprendre dans l’état présent de nos connaissances. La graine de trèfle, moins impressionnable que toutes les autres, a pu supporter une température voisine de 100° centigrades. Mais pour les graines des moisissures, Spallanzani fut conduit à des conséquences singulières. Il admet, en effet, que non seulement les spores des mucédinées peuvent supporter la température de 100° quand elles sont plongées dans l’eau, mais qu’elles peuvent même

1. M. Payen [Comptes rendus de l'Académie des sciences, XLVIII, 1859, p. 30] a reconnu depuis longtemps que les sporules de l’oidium aurantiacum conservent leur faculté de développement après avoir été portées à 120°. Je pense qu'il s’agit d'une épreuve dans l'air ou dans le vide sec. Dans le cas contraire, je serais porté à croire que la température n’a pu être déterminée exactement, et qu’elle est trop élevée.

résister à la chaleur d’un brasier ardent lorsqu'elles sont sèches.

D'ailleurs, dans ce dernier cas, il n’assigne pas la température d’une manière précise (1).

On aurait peine à comprendre que ces résultats de Spallanzani sur les graines des mucédinées n'aient pas été soumis à de nouvelles épreuves si les expériences n’offraient ici des difficultés particulières, consistant surtout à trouver une méthode d’expérimentation rigoureuse. Rien de plus simple pour les plantes supérieures d’essayer si leurs graines sont encore capables de germer lorsqu'elles ont été chauffées à une température déterminée : il ne pousse du blé que là où l’on en a semé; mais pour les mucédinées, elles se développent partout où elles rencontrent des conditions favorables. Il est donc indispensable de recourir, en ce qui concerne les mucédinées vulgaires, à une disposition qui permette d’affirmer sûrement que la petite plante a été reproduite par les spores que l’on a semées, et non additionnellement par les spores qui sont en suspension dans l'air, ou déposées à la surface des objets mis en expérience.

Voici la méthode que j'ai suivie et qui me semble irréprochable : Je passe un peu d'amiante dans les petites têtes de la moisissure que je veux étudier; puis je place cette amiante couverte de spores dans un très petit tube de verre que j'introduis dans un tube en U de plus gros diamètre, où le petit tube peut se mouvoir librement, fig. 28 (?). L'une des extrémités du tube en U se relie par un caoutchouc à un tube

1. Le passage suivant des œuvres de Spallanzani est extrait d’un chapitre [intitulé : Sur l'origine des petites plantes des moisissures], tome II de ses Opuscules, dans lequel il a principalement pour but de prouver que Michelli avait eu raison de regarder la poussière qui tombe des moisissures, lorsqu'elles sont mûres, comme étant bien la semence de ces plantes.

« Les petits grains qui sortent des têtes des moisissures mûres, et qui sont les vraies semences de ces végétaux, ont la singularité de résister à un degré de chaleur qu'aucune autre graine ne peut supporter sans perdre la faculté de germer. Après avoir fait bouillir ces petits grains dans l’eau, j'ai versé l'eau qui en avait pris une couleur noire sur les corps capables de moisir, et suivant les résultats habituels de ces sortes d'expériences, la moisissure a poussé plus épaisse que sur ces mêmes corps qui n’en avaient pas été mouillés. J'ai fait la même chose avec des poussières exposées à un feu beaucoup plus fort, tel que celui d’un brasier

ardent, et j'ai trouvé que cette chaleur n’ôte pas à ces graines la faculté de se reproduire. » [p. 398-399.

Plus loin, Spallanzani s'exprime ainsi :

« L'hypothèse qui établit que cette poussière est invisiblement répandue partout, et quelle donne naissance à la multitude des moisissures naturelles, est une des hypothèses les plus raisonnables de la physique. » [p. 899.]

2. Lorsque, dans un ballon préparé comme je l'ai dit au chapitre VII [p. 267], il ne se développe qu'une seule moisissure, ce qui est fréquent, il est évident que les spores en sont parfaitement pures. C'est dans les sporanges de pareilles moisissures que je passais le petit pinceau d'amiante, après avoir détaché la partie supérieure du ballon. Il n'y avait chance d'introduire des germes étrangers que pendant le temps très court où je prélevais les spores de la moisissure pour les transporter dans le tube en U. On chauffait d’ailleurs fortement

l'amiante avant de la couvrir de spores, et aussi le tube en U. Dès qu'il était refroidi, on y introduisait le petit tube et ses spores.

de niétal à robinets, en forme de T. Un des robinets communique à la

28 bis.

Fra.

Fra.

machine pneumatique, un autre à un tube de platine chauffé au rouge. L'autre extrémité porte un caoutchouc qui reçoit également le ballon

où l’on doit semer les spores, ballon fermé à la lampe, rempli d’air calciné et d’un liquide préalablement porté à l’ébullition, devant servir d’aliment à la jeune plante. Enfin, le tube en U plonge dans un bain d'huile, d’eau ordinaire ou d’eau saturée de divers sels, selon que l’on veut porter les spores à telle ou telle température. Entre le tube en U et le tube de platine, il y a un tube desséchant à ponce sulfurique. Lorsque tout l'appareil qui précède le tube de platine a été rempli d’air calciné et que les spores ont été maintenues à la température voulue un temps suffisant que l’on peut faire varier, on brise la pointe du ballon par un coup de marteau, sans dénouer les cordonnets du caoutchouc qui réunit le ballon au tube en U; puis, inclinant convenablement ce dernier tube éloigné de son bain, on fait glisser dans le ballon l'amiante et ses spores. Enfin, on referme le ballon à la lampe

Fire. 29.

par un trait de flamme sur l’un des étranglements ménagés sur son col. On le porte alors à l’étuve à une température de 20° à 30°, qui est très favorable au développement rapide des mucédinées.

L'expérience sur les poussières de l’air se fait de la même manière avec de l’amiante qui a été exposée à un courant d’air ordinaire, suivant les indications de la méthode du chapitre II.

Je vais entrer maintenant dans le détail des résultats de quelques expériences particulières.

Le 1° juin 1860, je fais passer dans un ballon renfermant, depuis le 19 mars, de l’eau de levüre et de l’air calciné, sans avoir éprouvé la moindre altération, une portion de bourre de coton chargée des poussières de l’air ordinaire après qu’elle eut été maintenue une heure à 100° (bain d’eau bouillante.

Dans la nuit du 4 au 5 juin, une espèce de dépôt pulvérulent commence à se montrer sur les parois du ballon, et envahit rapidement les jours suivants la surface du liquide. C’est une mucorée incolore, en pellicule un peu chagrinée, en petits amas confusément circulaires comme s'ils étaient soulevés par des bulles de gaz, ce qui n'est qu'une illusion. Dès le 9 ou le 10 juin, tout développement cesse et la pellicule tombe en lambeaux au fond du vase. A la fin de juin, j'ai ouvert le ballon, pour étudier cette mucorée au microscope. Elle est

formée de granulations comme le sont en général toutes les mucorées, mais ici les granulations sont relativement volumineuses. Leur diamètre est de 0"®,002. Ces granulations étaient isolées ou en paquets, brillantes à leur centre, à contours nettement limités. La figure 29 les représente associées à quelques vibrions très ténus, à peine visibles, et qui n'avaient plus de mouvements lorsque le ballon a été ouvert. Ils étaient en fort petit nombre. 3

Cette expérience montre que les germes desséchés de ces deux productions résistent à la température de 100° pendant une heure.

Le 2 juin 1860, je fais passer dans du lait conservé depuis le 10 avril, en présence de l’air calciné, sans altération aucune, une petite bourre

d'amiante chargée des poussières de l'air après l'avoir exposée un quart d'heure à 100° (bain d’eau bouillante).

Le 4 juin, le lait n’est pas caillé, mais on voit à sa surface une couche de sérum presque translucide, qui indique une altération.

Le 5 et le 6 juin, il est visible que le lait s’altère. Il y a au fond du ballon un dépôt jaunâtre, caséeux; aucune apparence de dégagement de gaz. Je n'avais pas encore rencontré des caractères d’altération du lait de l’ordre de ceux-ci exactement.

Le 7 juin, j'ouvre le ballon et j'étudie le liquide au microscope. Il se trouve rempli d’une multitude d’infusoires de deux natures bien distinctes. Les uns sont des vibrions filiformes très agiles, qui courent rapidement en faisant trembler vivement la seconde moitié de leur corps. Ils ont de 0"%,006 à 0"%,009 de longueur et 0**,0007 de largeur. Les autres sont courts, beaucoup plus larges, un peu étranglés, souvent réunis par chaînes de deux et trois articles. La longueur des articles est de 0"*,003 à 0m 004 et le diamètre de 0",002 à 0®",003. La figure 30 représente ces deux sortes d’infusoires entre les globules de beurre.

Il ne s’est pas dégagé de gaz lorsque j'ai ouvert le ballon sur la cuve à mercure.

Le 6 juillet, je fais passer dans un ballon d’eau de levüre sucrée, mêlée de craie, conservée sans altération depuis le 11 avril en présence de l’air calciné, une bourre d'amiante avec poussières, chauffée pendant une demi-heure à 1002 (bain d’eau bouillante).

Le 8 juillet, trouble sensible, avec pellicule mince sur toutes les parois. Le 10 juillet, trouble laiteux, avec lambeaux chiffonnés dans la masse du liquide et au fond. Apparence de dégagement de gaz.

Le 10 juillet, j'ouvre ce ballon, sortie brusque et violente de gaz. Il est évident qu'il y a eu fermentation. Au microscope, il y a deux espèces de vibrions, différant surtout par le diamètre de leurs articles. Les uns ont 0%%,0006 à 0%%,0008 de diamètre; Les autres ont 0"",0015 à 0"",002 de diamètre et jusqu'à 0**,01 et plus de longueur().

Le 9 novembre 1860, je fais passer une bourre d'amiante, chargée des poussières de Pair, dans un ballon renfermant de l’eau de levüre,

L'urmtre des lubrs un uflement = 0°

Zrores Sdetut | lononrur =

mitund sans vou À largeur = 27006 à n°707

FiG. 31.

el une autre bourre pareille dans un deuxième ballon renfermant de l'urine. Ces ballons étaient conservés depuis le 25 juin. Avant d’introduire les bourres, on les avait maintenues pendant une demi-heure à 121° (bain d'huile).

Le 11 novembre, le ballon d’eau de levûre a commencé à montrer une touffe de mycelium en tubes très lâches, qui a poussé avec une rapidité extraordinaire. Il à atteint en quatre jours le niveau du liquide, et a poussé partout de longs tubes cotonneux d’une grande blancheur qui se sont rapidement étendus sur les parois du ballon. Les spores et les tubes qui les portaient sont représentés fig. 31.

Le ballon d'urine n’a commencé que le 16 novembre à montrer une

1. Je ne doute pas que la fermentation du liquide de ce ballon n'ait été provoquée par ces derniers infusoires, préservés du contact de l'air par ceux de la première espèce qui n'étaient que des vibrions ordinaires, ayant besoin d'air pour vivre. Voir ma communication du 25 février 1861 à l'Académie des sciences sur la découverte de l’animalcule infusoire qui produit la fermentation butyrique. [Comptes rendus de l'Académie des sciences, LII, 1861, p. 344-347, et p. 136-138 du présent volume.]

petite touffe de moisissure en tubes très serrés, sous forme de petite boule soyeuse. Cette mucédinée s’est développée avec une si grande lenteur que le 22 novembre elle n'avait pas encore la grosseur d’un pois.

Ce même jour, 22 novembre, a apparu un autre mycelium en tubes lâches qui a étouffé le premier en peu de jours.

Pas du tout d’infusoires, ni dans un cas, ni dans l’autre.

Le 12 août 1860, même expérience, avec eau de levüre et poussières de l'air qui avaient été préalablement chauffées pendant une demiheure au bain d'huile à 129%. Aujourd'hui (avril 1861), pas encore la moindre apparence de productions organisées.

Passons maintenant en revue quelques expériences sur les spores des mucédinées vulgaires.

Le 21 juillet 1860, je fais passer dans un ballon, renfermant de l’eau de levüre et de l'air calciné, sans altération depuis le 26 juin, une petite bourre d'amiante chargée de spores de penicillium, préalablement chauflées pendant une demi-heure au bain d’huile de 119° à 1210.

Le 22, le 23, le 24 juillet, aucune apparence de développement. Le 25 juillet, une multitude de très petites touffes de mycelium couvrent les parois du ballon. Mais, chose assez singulière, il n’y a que les spores du fond qui se soient développées. Celles qui, au moment de l’introduction de la bourre d'amiante, étaient venues à la surface former des amas, des espèces de taches, n'ont pas germé du tout; elles n’ont pas poussé de tubes germinatifs.

Le 26 juillet, développement sensible, bien qu’un peu faible et comme pénible, des touffes du fond. Les spores de la surface du liquide n’ont pas encore germé.

Le 28 juillet, plusieurs ilots sont développés à la surface, mais ils proviennent de touffes du fond et non des spores de la surface. Ces ilots commencent à fructifier et à verdir à leur centre. On voit toujours çà et là, à la surface, des taches de spores qui n’ont pas germé.

Le 3 août, toute la surface est couverte par un beau penicillium vert-bleuâtre, vigoureux. Rien n'indique qu'il soit malade ; cependant il faut remarquer que : 1° les spores, semées le 21 juillet, n’ont commencé à germer que dans la nuit du 24 au 25 juillet, tandis que, si on ne les avait pas chauffées où même si on les avait chauffées à 100, elles auraient commencé à montrer des touffes de tubes germinatifs visibles à l'œil nu dès le lendemain; je l’ai constaté souvent par des épreuves directes; 2° beaucoup de spores avaient été évidemment privées de vie, et, plus légères, dirait-on, que les autres, elles étaient venues à la surface où elles n’ont pas germé.

Voici une expérience qui prouvera qu’en élevant la température des spores à 108°,4, au lieu de 120°, la germination se montre déjà après quarante-huit heures. k

Le 23 juillet, j'ai semé, dans un des ballons d’eau de levûre conservé depuis le 26 juin sans altération, une bourre d'amiante chargée de spores de penicillium, chauffées préalablement à sec, comme dans toutes ces expériences, pendant une demi-heure à 108,4 (bain d’eau saturée de sel et bouillante).

L'’ensemencement a eu lieu à midi, le 23 juillet.

Des le 25, à cinq heures du soir, on voyait une infinité de touffes de mycelium au fond du liquide.

Il n’est donc pas douteux que, par l’action d’une température élevée, en dehors de toute humidité, la fécondité des spores du penicillium glaucum se conserve jusqu'à 120° et même un peu plus; et qu’elles reproduisent une plante toute pareille à la plante mère, et dont les spores sont fécondes (je l’ai constaté par des épreuves directes). Mais il n'est pas moins vrai que la vitalité du germe est un peu atteinte, et que les spores en éprouvent un retard sensible dans leur faculté germinative.

Le 12 août 1860, je répète les expériences précédentes sur deux ballons d’eau de levüre conservés depuis longtemps, et avec des spores de penicillium glaucum et des spores d’ascophora elegans, chauffées pendant une demi-heure de 127° à 132° (bain d'huile).

Il n'y a eu aucun développement quelconque des spores ni dans lun ni dans l’autre ballon.

En résumé, je crois pouvoir conclure de mes expériences que les spores des mucédinées vulgaires, chauffées dans le vide ou dans Pair sec, restent fécondes après avoir été portées à une température de 120. On trouverait probablement qu'on peut même aller un peu au delà, peutêtre à 125°, Au contraire, il suffit d’une exposition d’assez courte durée à 130° pour enlever leur fécondité aux spores de ces mêmes mucédinées, qui paraissent être les plus vivaces et les moins impressionnables (1). D'autre part, nous trouvons que les limites sont les mêmes

1. Je dois cependant remarquer qu'au nombre des mucédinées qui ont pris naissance dans les expériences, en petit nombre, il est vrai, où j'avais semé les poussières de l'air chauffées à 1209, le penicèllium glaucum ne s'est pas montré. C'a été, entre autres, cette mucédinée d'un développement si rapide dont j'ai parlé {[p. 284], et dont les sporanges formaient des amas cotonneux à long tubes, d'une grande blancheur, à la surface du liquide. Il eût été intéressant de voir si les spores de cette moisissure ne résistaient pas un peu mieux que le penicillèum à une température élevée.

Dans le cours de mes expériences, j'ai eu l'occasion de constater des différences considérables dans la rapidité du développement des moisissures. J'ai vu des myceliums mettre plusieurs mois à atteindre la grosseur d'une noisette. J'en ai vu d'autres remplir le liquide en

pour la fécondité des poussières de l'air, c’est-à-dire qu’elles donnent des mucédinées même après avoir été portées à 1209, et qu’elles n’en donnent plus si on leur fait subir la température de 130.

La correspondance de ces résultats est une preuve nouvelle de l'existence des spores des mucédinées parmi les corpuseules organisés que le microscope permet de reconnaître si facilement dans les poussières qui sont en suspension dans l'air ordinaire.

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