‹ Œuvres de PasteurChapitre 85 sur 138 · Elbeuf », dans le texte de Pouchet · texte numérisé non relu

Elbeuf », dans le texte de Pouchet

2. Poucxer. Expériences comparées sur la résistance vitale de certains embryons végétaux. Comptes rendus de l'Académie des sciences, LXIII, 1866, p. 939-941. (Notes de l'Edition.)

plus du tout de bactéries dans l'urine exposée à 30, 40 ou 50°. La conclusion qu'il a déduite de nos expériences communes est done absolument inadmissible, car il serait absurde de prétendre que le primum movens de la vie est dans la potasse caustique fondue. Telle est l’expérience décisive dans le sujet qui nous occupe. En un mot, je prie M. le D° Bastian d’éloigner simplement les germes de bactéries que peut contenir la solution aqueuse de la potasse qu’il emploie. Si le D' Bastian devait éprouver quelque difficulté, par suite du dispositif expérimental dont il se sert et qu'il ne décrit pas, à faire rougir au préalable la potasse avant de la faire tomber refroidie et solide dans l’urine, qu'il se serve encore de la dissolution aqueuse de potasse, mais, au lieu de la chauffer à 100, qu'il la chauffe à 110°. Cette fois encore il aura la stérilité dans tous les cas, s’il opère rigoureusement. Enfin, si le D° Bastian conserve encore des doutes, qu'il supprime la condition de l’ébullition préalable de l'urine. Chose assurément remarquable, quoiqu'elle ne fasse que confirmer une de nos assertions au sujet de l'urine normale de l'homme sain, on a encore la stérilité de l'urine rendue alcaline en laissant tomber un morceau de potasse solide en poids déterminé dans de l'urine absolument normale sortant de la vesste, recueillie avec les précautions que j'ai indiquées au Chapitre HI de mon récent ouvrage sur la bière !}, pour éviter le contact des germes de l'air atmosphérique.

M. le D' Bastian cherche consciencieusement la vérité. L’alternative dans la conclusion est maintenant impossible. J’ai le ferme espoir qu'il abandonnera sa croyance à la génération spontanée et aux preuves

qu'il croit en avoir données.

M. Pasteur se plait à reconnaître, en finissant, qu'il lui aurait été difficile de mener à bonne fin les expériences précédentes s'il n'avait eu le secours actif et intelligent de M. J. Joubert, professeur de physique au collège Rollin, et de M. Ch. Chamberland, agrégé-préparateur à l'Ecole Normale supérieure.

M. Pasteur expose ensuite de vive voix des observations qui démontrent que l'urine d’un homme sain ne renferme aucun germe d'organismes étrangers à sa nature, mais que dans la plupart des cas, au moment de son émission, elle rencontre diverses sortes de germes, soit à l'extrémité du canal de l’urètre, soit dans l’atmosphère extérieure voisine de ce canal. M. Pasteur décrit également les appareils très simples qui lui ont servi à répéter les expériences du D' Bastian, de manière à obtenir les résultats décisifs qu'il vient de faire connaître.

1. Pasreur. Etudes sur la bière, Paris, 1876, in-So. Voir tome V des Œuvres de Pasteur. Note de l'Édition.)

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