Voir la Note qui précède
4. Voir ce Mémoire p. 210-294 du présent volume. (Notes de l'Édition.)
Voici ma démonstration : si l'urine rendue alcaline donne des bactéries SANS CONTENIR DE GERMES FÉCONDS DE CES ORGANISMES, il est de toute évidence que, pour le succès de l'épreuve, il importe peu, d’une part, que l'urine ait été neutralisée par de la potasse en solution ou par de la potasse solide qu'on vient de faire fondre, et, d’autre part, que l'urine ait été recueillie au sortir de la vessie (avec assez de précautions pour n'être pas souillée par les poussières extérieures), ou prise dans un vase quelconque.
Or, les expériences de ma Note du 17 juillet démontrent : 1° que l'urine bouillie, rendue alcaline par de la potasse solide, ne produit plus de bactéries : 2° que l'urine fraîche, sortant de la vessie, sans ébullition préalable et saturée de même, n’en produit pas davantage.
L'interprétation donnée par M. le D' Bastian aux faits qu'il a avancés est donc absolument erronée. Voilà ce que ma Note du 17 juillet avait pour but de démontrer et ce qu'elle démontre incontestablement.
Si M. le D° Bastian veut entamer le débat sur d’autres points, je ne m'y oppose pas. Toutefois, je demande qu'il reconnaisse d’abord que, sur celui-ci, qu'il a lui-même soulevé, il s’est complètement trompé. Agir autrement, ce serait éterniser la discussion sans l’éclairer.
NOTE SUR L'ALTÉRATION DE L'URINE, A PROPOS DES COMMUNICATIONS RÉCENTES DU Dr BASTIAN