LA RÉPUBLIQUE DE SAIM-MARIN
La république a des voisins Qui n'ont à leur tour rien k prendre, Et, pressée entre deux ravins.
Où chercherait^-elle à s'étendre ?
Heureuse la nécessité Qui nous condamne à la sagesse, Et qui de notre petitesse Nous fait une sécurit4^!
Des révolutions sans nombre.
Des triomphes et des revers, Ont bouleversé l'univers, Depuis qu'elle repose à l'ombre.
Je viens de voir le nom d'un roi Sur le livre où, selon l'usage, Chacun ici laisse après soi Une trace de son passage.
Le roi Louis est un vrai sage, Et du trône qu'il a quitté J*aime qu'il vienne faire hommage A l'humble et pauvre liberté. *''
Que n'as-lu suivi ton envie !
Que ne t'ai-je pour compagnon !
J'aurais aimé que l'Italie Près du sien vît aussi ton nom!
72 POtMES tT POÉSIES.
Du moins j'ai voulu te décrire Ce petit peuple, qu'en venant, On aborde avec un sourire.
Mais que l'on quitte en s'inclinant.
Déranger, dans son humble histoire S'il est quelques sages levons, II mérite sa part de gloire :
Qu'il la trouve dans tes chansons.