‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 20 sur 99 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

RÉCITÉS PAR Mll« MARS

OA.NS UNE FÊTE DO:«NéB CHBZ ELLE A L* AUTEUR DE GERMANICUS A SON RETOUR O'bXIL.

Paris t 27 décembre 1819.

Vous voulez que ma voix exprime Ce que chacun de vous ressent, Et prête son joyeux accent A votre allégresse unanime;

Mon cœur au vôtre a répondu ; Ma voix à le chanter est prête.

Pour moi c'est un vrai jour de fête Que le jour qui nous l'a rendu.

Quand un heureux sort te ramène, Arnault, du rivage étranger, Thalie a droit de partager Tout le bonheur de Melpomène.

Pour les incorrigibles sots Prodigue de leçons hardies, Avec toi rentrent les bons mots, Comme les bonnes tragédies.

Ami, si digne d'être aimé!

A i*espoir des tiens si fidèle !

Toi qui, par le sort opprimé.

Rendis Tinfortune si belle !

La France, au temps de sa grandeur.

Fit partout admirer sa gloire; Il te restait, noble victoire!

De faire admirer son malheur.

On a \Ti, de vengeance avides, En d'autres temps, d'autres bannis Contre leur malheureux pays Porter des armes parricides;

Toi, de ta noble lyre armé,

Au lieu de lancer la vengeance.

Français, tu n'as jamais formé

Que des chants d'amour pour la France.

En vain des rivages nouveaux La repoussaient de ta mémoire ; Tu lui dédiais tes travaux.

Tu l^ctiricliî^Hîiî*; de ta gloire.

\xtssl son peuple applaudissant De ton triomphe fut avide ; Maïs, héîas l lo char était vide.

Et le trionipliateur absent. *'

Tu revitnii^. Gipntôt sur la scène.

Nous ramenai il ûfermanicus.

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