‹ Œuvres de Pierre Leroux (1825-1850) (volume 2)Chapitre 36 sur 132 · chapitre m · texte numérisé non relu

chapitre m

Sans une doctrine sur la souveraineté, la science politiijac n'existe pas.

Peut-il exister une science politique sans un principe? Une politique sans principe, c'est un arbre sans racines; ce n'est pas un arbre vivant et réel, c'est une vaine apparence, une décoration de théâtre.

Évidemment la question fondamentale de la politique, c'est de savoir où gît la souveraineté, quel est le souverain, qui a le droit de faire la loi.

(I) Voy« plue haul.

TKOIS DISCOURS.

Nous avons inspecté la racine de l'arbre qu'on appelle aujourd'hui politique, et nous avons vu que ce qu'on nous donne pour de la politique n'est qu'un arbre sans racines, un vain simulacre.

Où réside la souveraineté? Est-ce dans tous, dans quelques uns, ou dans chacun?

Nous avons détruit les opinions des trois écoles qui disent : l'une, que la souveraineté est dans tous ; l'autre, que la souveraineté est dans quelques uns; la dernière, que la souveraineté est dans chacun.

La souveraineté est mdivisiblement dans chacun, dans quelques uns, dans tous.

Le vrai souverain, c'est, comme nous l'avons dit, chacun par tous au moyen de la science et de F amour.

La souveraineté ne sera donc constituable que par cette science et cet amour qui relieront tous et chacun.

Politiques, faites donc tous vos efforts pour trouver cette science et cet amour.

Sans cette science et cet amour, Politiques, votre science n'a pas de principe, votre science n'existe pas.

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