‹ Œuvres de Pierre Leroux (1825-1850) (volume 2)Chapitre 80 sur 132 · CHAPITRE CHIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE CHIQUE

Nous 3\ons tourné depuis cinquante âns dsos un cercle fermé*

Voici donc, sous le rapport de l'idée, toute l'histoire politique de la France depuis cinquante ans.

Au début, la pensée de Montesquieu et celle de Rousseau, c'est-à-dire, d'un côté, la Monarchie de Louis XIV et l'Aristocratie Anglaise; de l'autre, le souvenir des républiques de l'antiquité et un vague pressentiment d'avenir.

Après cela, quoi? '

L'Assemblée Constituante et la Convention, c'est-à-dire encore Montesquieu et Rousseau.

Après cela, quoi?

Napoléon, c'est-à-dire le despotisme.

Louis XVIII, c'est-à-dûre de nouveau la Monarchie de Louis XIV et l'Aristocratie Anglaise combinées dans un obscur galimatias. Et ensuite?

Je ne sais quoi qui n'a pas de nom, ou qui n'en a pas d'autre qu'anarchie.

Et toujours depuis cinquante ans trois partis inextinguibles, aujourd'hui harassés, désillusionnés, et défaillants, tous les trois : le parti de l'ancienne Monarchie Française, ou les Royalistes; le parti de l'Aristocratie Anglaise, xmi les Girondins; et le parti de la République.

Nous avons tour»; depuis cinquante ans dans un cercle fermé.

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