L'ÉDITEUR AU LICTEUR
CombieBje déarerais qu'il notis restftt strf lès derniers jovrâ de notre malhenreux ami assez de renseignements écrits de sa ptt>pte tntàn pour que je lie tosse pas obligé d'interrompre par des récits la suite des lettres qu'il nous a laissées ! '
Je me suis attaché à recueillir les détails les pins exacts de la bouche de ceux qui pouyaient être le mieux informés de sèn hJst(Mre. Ces détails sont uniformes : toutes les relations s'accordent entre elles, jusque dans lee moindres circonstances. Je n'ai trouvé les opinions partagées que sur la manière de juger les caractères et les sentinaents des personnes qui ont joué ici quelque rôle.
Il ne nous reste donc qu'à raconter fldèlemrat tout ce que ces recherches multipliées nous ont appris, en faisant entrer dans ce récit les lettres qui nous sont restées de celui qui n'est phis, sms dédaigner le plus petit papier conserré? Il est si diflBdle de connaître la vraie cause, les TéritalAes ressorts de Faction même la pins simple, lorsqu'elle provient de personnes qui sortent de la ligne commune !
Le ilécouragement et le chagrin avalent jeté des racines de plus en plus profèndes dans l'ftme de Werther, et peu à peu s'étairat emiparéa da tout soa être. L'harmonie de son intelligence était entièrement détruite; un fbo interne et violent, qui minait toutes ses^ facultés les unes par les autres, produisit les plus ftineslés effeta, et finit par ne bii laisser qu'un accableosent plus pénîMe encore à soutenir que tous lea maux omtre leaqpiels il avait lutté jusque alors, l^^ angoisses de son/ cœur consumèrent les dernières forces de son e^f^, »^vac\\è, «a sagacité 11 ne portait plus qu'une morne triste^^ i|^ft\^«o**^> ^ jour en jour plus malliettreux, et toujours plus i ^ %^ \ tD«»w^ ^^ devenait plus malheureux. Au moins, c'est •v^\^^ jgg^^^^
Ué WERTHER.
d'AIbcfrl. Us soutiennent qne Werther n'avait pas su apprécier un homme droit et paisible qui, jouissant d'un bonheur long-tempf^ désiré, n'avait d'autre but que de s'assurer ce bonheur pour TaTenir. Comment aurait-il pu com|irendre ccin, lui qui chaque jour dissipait tout et ne gantait |)our le soir que souffrance et privation 1 Albert, disent^l», o*avait point ^ha^gé eu si peu fie temps; il ^laî^toiij#ur» le mème'hommeqpeXVpiitber avait tant loué, UotesUméauxomioencement de leur connaissance. Il clicrissait Charlotfe par-dessus tout; il <Hait fler d*elle; il désirait que chacim la reconnût pour l'être le |»lu5 parfait. Piouvail-on le blâmer de chercher à détourner jusqu'à ra|»parencedu soupçon? Pouvait-on le Mimer s*il se refusait à |>artager avec qui que ce fût un bien si précieux, môme de la manière la plus innocente) Us avouent que lorsque Werther venait chez sa femme. Albert quittait souvent la chambre; mais ce n'était ni haine ut aversion pour son ami : c'était seulement parce qu'il avait senti que Werther était gêné en sa présence.
Le père de Charlotte fut attaqué d'un mal qui le retint dans sa chambre. Il eavoja sa voiture à sa fille; elle se rendit auprès de lui. (Tétait par un beau jour d'hiver; la première neige avait tombé en abondance, et la terre en était couverte.
Werther alla rejoindre Charlotte le lendenuiin matin, pour l.i raooener chez elle, si Allierl ne venait pas la chercher.
Le beau temps Ht peu A\\tki sur son humeur $omt>re ; un |K>ids énorme oppressait son âme; de luga)»res images le poursuivaient, et son cœur ne connaissait pli^s d'autre mouvement que de (lasser d'une idée pénible à une autre.
. Comme il vivait toujours mécontent de lui-même, l'état de ses amis lui semblait aussi plus agité et ,plus critique : il crut avoir troublé la tonne intelligence entre Albert et sa femme, il son fit des reproches auxquels se mêlait un ressentiment secret contre Tépouz.
En chemin, ses pensées tombèrent sur ce sujet. « Oui» se disait-il. avec une sorte de fureur, voilà donc cette union intime, si cotière, si dévouée, ce vif intérêt, celte foi sKousi4mla, si inébranlable! Ce n'est pips que satiété et indifférence I La plus misérable oOSatre neToccupe- \rii\le pas pUis que la femme la, plus adorable? Saitril apprécier sod bonheur? Sait-il estimer au juste ce qu'elle vaut? Elle lui appartient... Eh t4enl eUe lui appartient*.. Je sais cela, comme je sais autre chose; je CDoyais être fait à cette idée, et elle eycile encore rua rage, elle m'assassinera!..: Et son amitié à toute épreuve qu'il m'avait jurée a-t^lie tenu? Ne voit-il |vas déjà une atteinte à ses droits dans mon attachement pour Charlotte, et dans mes attentions un secret reproche? Je m'en apergois, je le sens, il me voit avec.peinei U souliaite que je m'éloigne, ma présence lui pèse. »
WERtHfeft. 84»
' 11 entrè;'<!f 'fliUlAi»^ W'BaHH éV «bJ^rtbtté/IVIitoVà' to^tlè iH^ë
à Wàliltietitt^ Vâii iMyttiV%'riàH â'fiïrb )JssiBnini!;'CéM'de''flipà^
pée à dissaader le bailli, qui, sans être retenu par sa maladi{/j4o'oiyK aller sur lé^iièni tiite iiiaë'èiti0Us ^a^ 1i$'ciriiné;'Lë 'Jn^uf6^"é(ait kaMrë'imtiM! dh'avalt tr^tk'^é'té tââaTré;i^iUàt^; ^vantlii'^H^ <le la feritië otti é'etlhiiiimç tabitaH,. W'é^it M^i6t)|^b8;'fe;jiiby< %^ dome^tqné.'^ïâs'iUié VëiÏTe qàt^peu îdie temps aufiaraVant, en ^vàit eaf ta àiH^ef^à'»^ èei^Vi(^/èt'celtii^(;étii!t..8^Hi de là maisdd^^^ 'suite de mécbntëtiiëli(iërit-graVé;' ' . . .' "'•'''
A ces détalilit, il te lëta nrécipitamitient.''a fôi-^ j^MsiBlél ^iria-'^-O i ilfa'dt qùé/ f'i àflle-'ijé'i/è ptïi8'«lfëW'd'dn mttmiéht. Vïl clWrtilâ '^hlhéim; Ëièn'dèis sôAvénir^^ rëtrâlçàleV^t yfyeihëhfï son è^^Htî il dé doiitâ' pais unie hiitit^què cëltk! <]d-àTait cômmîs'lé c^ilife'i&élï^t le Jeune hoAinie àuqùelil àvàit^t^è 6ién des tôil^; etbàiîtif'ékaii di^' Tcou sicW.' '•"!•■•'-■ '•'•■' ' '•''-■■ '"'<•■ <•' '•'• ■!''': '"■•'•: -1'" •-■■M.;
En passant sous les tilleuls^r te rcn&'^'àt|';Mà^'lld'î^ âV4i^ déposé le dtdàvi^;'WeHlier te^tititti'oablë"Jl là' irh&ëè ce Hëii'jm si chéri. Ce ^nii; \^ jcéèhlkhts; àViJiëdt si M^tiVént'toW; i^tt'^Arité' sangr- t^athofab et >là'^ild4Atë, lesl 'i^» bëaax'si^fattiiidrfe de' l'homme; avaient dé^éàéi^élÉl Vibtenéë ^tëh^Mieiiirtîéf.' tÀd'Jit^fii^^me^ fsanstemii^èiA^nVét^'mmm', la tiàié'vfVé'qni'ipél^^ mur d(^ cimétltii^ «f'sé V6û(kit aù-^déssùéiVait jiienl'd teb fèuttlà^^^ Iés'piei^-àés'Wml>eàtiit ëe'lài^iènt'tdM (ioitiVerië»'d'é héifif^^^ vers 1-és vtaés.""''''''-^ ''^ ' ■ ^-^ •• ' ' ■"' ''■''■ -" ' ""'•"'' ''" ; • " ' '
Comme il approchait du cabaret, devant lequel le village entiéf' èlaii rassemblé, il Releva tout-à-coup une grande rumeur. On vit de loin une troupiii d'hbUafUëè ilhTirés,''ël dbaèiiit's'^ctià^ttiB l'ànlaMté^fti? le meurtrier. Werther jeta les yeux sur lui, et il n'eut plu^'a^AUë'iiVcei^ titude. Ouil c'était bien ce valet de ferme qui aimait tant cette vei^ve, et que peu"i)!B j'6ttrs aiitiàrirvànt 11 àVait tcnconUié ihn^ë'à'bhè'^ri/tbre tristeste, à un tectéimésM; '""' '' •^'•■■•'"" ''•"■ ■' ••'";•.":';■'""«
« Qta'é8-fatoH,Tùàïhèai^x?')iVécrial!^eHllèr ^ rf'àVàti^ïlt^fS'fe prisonnier. Celui-o( letèigardà (ranc(uafemèiifl,-*e \j^t,'fet t^^^^^^''^^*^^ tMidement : «(Fèrsbnrie ttël'Wita/'ètte'fa'ayiira \»^^\io*{-^,^!^]|'^,.^^ duisit au cabaret, et Werther s'éloigna pr*^J|>il4i\tVKiJii^'' * ' ^ V^ " Tdut soh êtw' fetàit bèuieveiïé pat Wmoitio^J^r^vj^^^^ '*^^ lente qu'il venaîtd'éprdavér. En nif instarit'n ^^ W? iSs^*^'^"^ 12'uva. ton.!. ^Xc'^^^ ****
peu coopal)||fa.pMfgff ifflpigpy ; tf «WfriWKft jmfriy%w8*ilffWiyf. 9;^ tuatîQQ. jQu'il ctûxait xhê^ rnrtiiînimfnt U JunèQftsaiLiûiii Icuuitrw d
apporter a la défense d'un de ses semb^fk))!^» ■fflWtlflW^i ^IVSW^^ ^ kS pas £|pr ,n«tV ««W.i II \^ ^Ht^ ^WW^i «*. H^ «W» ^ WH»4»Ç ■«»»
faire sans se charger de la plus grande responsabilité, e^ <|^'^ ^M)-^ homme. kM Wl>.T^«»/««N fH^.Al»IW^.tBiTO* W^.PFt>fe
çpi^yçjMw»!. wwm^ ww wh^jûr 'mm #iwwf ' , w^jith^
l«?» ^4 fmf^'^Vfi^ »l«aipw9,f9i;f.: .f,N<u»^.)rya8 i^ftp^l,ç,.^«\yiçc I », let que l'on trouva parmi ses papiers, et qui fut cermaBS^f^.pç^ çp
avait singulièrement mortifié Wertber.^^Tji|^,fn^j.l^i)f{^<4gf. f^jf^-
.W».P?«^:^n«*yW raispft, ^.^t^,<;ep«f^(,q^'^ra^,()));^^ de ses forces djçRojftjrfiflii;., ... ,/ :
jp^ons Vipmfoi^ m^m .pw®f8. w^ «p^w i^. **5W* à/fî0 .^^
ment,, et qui çjtjprinaeppftt^^iie se? ^^ ^f^M'BW^iBW >WM •.
« A quoi sert de me dire et de me répéter : Il est honnête et bon ! Hais il me déchire jusqu'au fond du cœur ; je ne puis être Juste ! »
La soirée étant douce et le temps disposé au dégel; Charlotte et Al-
i^mm^^l^ ^f^té^ "Wwtl^Arillli 9M:WW|ift& àami s^mHà parler 4€| luit JL l^iblèpdfti tm> m l^ji fWâankiqsttoe^ U ep^râit^i.aa nialbettr l'Wi^ j^a^iQQ» ^t^n^M^ 9M^taninidflie qu'il fut fMiibki deiVékb- :gnj«, .<x J^lç 9mb«M9 IMfsi i)9ttr «PW,. dtt#» et jtCM i^rie^TOshe de ()0{9W^W^ anti^ 4ir^mÀi9^feliAifili»axeeA^ rendire pluf
rares ses visites si multipliées. Le monde 7 ftÔH ttteiilîio^.at je am fHiW m«^<UlJà pwlfê«[9iCbWidatteJie.4itçneiii Albert parvik awir senti c^Mim^ ^ m «jwoiiis d^puii « ^tW^R^il m pavli^ phis et Werther 4eV ym\ pUe, et> sieltei^QbyMriaM^ UJ^^smit IodiIhw la oMYersalibn, qu Ji^ Jaiwit,<cl>Wlg9P.4?j9IIJ9t^ . u f! ' ' -v,' . . . / ■ -r - 1
l^ Yfiiufl tentiitv^ que>iy;f!rtfae9 (iwiitiplis pwr cauverle maHira^ TeM|c.p9y«anitiÂt c^mmte dwoieir^éçtoMe ta JfMoieé'me lumière jqu^ s'^A^ : iWm^ rQteml»ib<|M lAtts {qtI dans ht doukur el Tidiatte;mwK, U ei|t m^ '9>rte {il^désttpQlr qjUMd il apprit qi^'on rapp^eiiAt pepiit;r^rf^ ea falmoignug^ oqaU^. te aa»poblQ» qé n^aioteilant avait 0e-
Twt ce quitlui ét^it armé- de «désagréi^le daiis sa^ vie fietive, jas €fc#gi^^près 4^1'ftiii)^a0a^ Imî^ ^ea projets manques, tout ce quî^^ Tawt j(nmi9tkkP^; Iw reveoaitd liagûaitieneove. Il se trouerait piMPt Nipl cola ^mêqie fio«iua« autorisé àiMiiaf^ toMto peq^pft^t^w, «tineapaMe^ pour .ainsi dire, de j^nsnlre la yis fur am«a^^t«<I^QSt)ai0si»qlM^ livré diilîèrcHieMk.èsbaisombMs idées et à sapa^siop, ptoogëd^awVétarneHeuiiifcrm )atiQU9.a^ec.rê(ira:a|niableetadotà iùsA il tranbhpt le repos; âibcubsant ses forces sans but, etsfqsanlisalia^ltéraaiie^ tt^lplàniiliaTisait phoque jd^nr aYecUM afteiae^MOÉée set ^piMroohait] de» sa *n*
Qmlqm& lettoes qu'iia Jaisaées^ et^e jious inaéïK)!» M^ sont les prmwes 19s pto.icréOMsablefi de son .4roub^ de ^n délire^ fie ses pé^ mÙe^. taMrm§Qt9, de se^ combiitaet ée sqn dégèût de:la vie.
M9 nXinTlLEH.
It décembre.
< Gber Wilhelmlie loiBdaM l*él6t oà Renient être ces maiheureox qa*0D croyait postédés ^im esprit malin. Gela me prend eouirent Ce n'est pas angoisse, ce n'est point désir : c'est une rage intérieure, îih connue, qui menace de déchirer mon sein/qui me serre la gorge, qui me sulfaique! Alors je souftre, je souffre, et je cherche à nte fuir, A je m'égare au milieu des scènes' noctaimes et terribles qu*olfre cette saison ennemie des homiocs.
» Hiersoir, it me fallut sortir. Le dégel était sorrenu sobitemeoL ravais enténdo dire que la riprière était débordée, que tous lés raisseaDX jusqu'à Wablbeim s'étaient gonflés, et que Tinondation coorrait toute ma chère Taliée. J'y courus après onze beures^ Cétait un terrible spectacle!... Voir de la cime d'im roc» à hi clarté de la bine, les torrent^ rouler sur les champs, les pMs, les baies, inonder tout, le vallon houlevené, et à sa plboe une mer houleuse livrée <aui sifflem^its aigus du vent... Et lorsque après une profonde obscurité la hme reparaissail. et qu'un reflet superhe et terrfMe me montrait de nouveau les flol^ roulant et résonnant à mes pieds, alors il me prenait un frissonne^ ment, et puis bieniftt un désir... Ah ! les bras étendufs, j'étais là detant l'abîme, et je brûlais de m'y jsISr, de nt'y jeter 1 Je me perdais dans l'idée délicieuse d'y précipiter mes tourments, mes souflk*ahees, avec du bruit, comme des vagvies; Oh !... et tu n'eus pas la force éekirer le pied, de finir tous tes maux... Mon sablier n'est pas encore à sa fin, je le sens! 0 mon ami 1 combien fêlontiers j'aurais dodné mon eKistence d'homme, pour, avec l'ouragan, déditrer les nuées, soutever les flot«! Serait^il possible que ces^ délices ne dernissent jamais le ^larUrge âe celui qui languit anjourdlbui dans «a prison ?
» Et quel fut mon ohafrin, ^en ahsMsaet nies regards sur un endroit où je m'étais reposé avec ehariottCr sons un saulci après noue être promenés à la chaleur! Cette peuie place était amssi inondée, et à peine je reconnus le saule. « Et ses prairies, pensai-je^ et les environs de h » maison de chasse! Comme le torrent doit avoir arraché, détruit nos » berceaux! » Et le rayon doré du passé brilla dans mon ftme... comme à un prisonnier vient un rêve de troupeaux, de prairies, d'honneurs. J'étais debout là... Je ne m'en vei^^pas, car j'ai le courage de mourir... J'aurais dû... Et me voilà, comme la vieille qui demande son bois aux baies et son pain aux portes, pour soutenir et prolonger d'un instant sa triste et défaillante existence. »
14 décembre.
Qu'est-ce, mon ami? Je suis effrayé de moi-même. L'amour que j*ai pour elle n'est-il pas l'amour le plus saint, le plus pur, le plus fraternel? Ai-je jamais senti dans mon âme un désir coupable?... Je ne veux point Jurer... Et mafntenant des rêves! Oh! que ceux-là avaient raison, qoi attribuaient ces effets opposés à des forces diverses! Cette nuit... je tremble de te le dire... je la tenais dans mes bras étroitement serrée contre nion sein, et je couvrais sa belle bouche, sa bouche balbutiante d'amour, d'un mlHidn de baisers. Mon œil nageait dans Fivrésse du slé^:. Dieu ! serait-ce un crime que le bonheur que je goûte encore à me rappeler intimement tous ces ardents plaisirs? Charlotte! Charlotte!... C'est fait de tnoi!... mes sens se troublent. Depuis huit jours Je ne pense plus. Mes yeux sont remplis de larmes. Je ne suis bien nulle part, et je suis bien partout... Je ne souhaite rien, ne désire rien. Il vaudrait mienx que je partisse. »
La résolution de sortir du monde s'était accrue et fortifiée dans l'âme de Werther, au milieu de ces circonstances. Depuis son retour auprès de. Charlotte, il avait toujours considéré la mort comme sa dernière perspective, et comme une ressource qui ne lui manquerait pas. Mais il s'était cependant promis de ne point s'y porter avec violence et précipitation, et de ne taire ce pas qu'avec la plus grande conviction et le plus grand calme.
Son incertitucfe, ses combats avec lui-même, paraissent dans quelques lignes, qui sans dou^e comiriençaient une lettre à son ami; le papier ne porte pas de date :
« Sa présence, sa destinée, Tlntérêt qu'elle prend à mon sort, expriment encore les dernières larmes de mon cerveau calciné.
D Lever le rideao, et passer derrière*., voilà tout! Pourquoi frémir?
pourquoi hésiter ? Est-ce parce qu'on ignore ce qu'il y a derrière?
iMirce qu'on n^en revient point?... et que e'est lepropre.de notre esprit de supposer que tout est confusion et ténèbres là où nous ne savons pas d'une manièrâ certaine ce qa'il y a? v .
li s'habitua de plus en plus à ces funestes idées, et chaque Jour elles lui devinrent! plus familières. Son projet fui arrjftté eufin irrévocablemciit ; on en trouvé la preuve dans c^tte lettre L ^oub\e enlenle, qu'il écrivit à spq ami :
SK» WERTHER.
M décembre.
a Cber Wilhelm, je rends grftce à ton «opitié d'aToir A bien fomprâ co que je voulais dirt. Oui| ta as raison» il vaudrait mieux fOur moi que je partisse. La proposition que tn me fais de retoorner vers vous n'est pas tout*à-fait de mon goût ; au moins je voudrais faire <in détour, surtout au moment où nous pouvons espérer une gelée souti^nii^et de beaux chemins. Je suis aussi très content de ton dessein 4e venir me chercher; accorde^moi seulement quinze jours, et attends encore une lettre de m#i qui te donne des nouvelles uUéneurea« Il ne fa«t pas cueillir 1^ fruit avant qu'il soit mûr, et quinze jours de plus ou de moins font beaucoup. Tu diras à ma mère qu'elle prie pour son fils, et que je lui demande pardon de tous, les cfas^rins que je lui ai causés. C'était mon destin de (aire le tourment des personnes dont j'aurais dû faire la joie. Adieu, moucher amL Que le ciel répande sur toi toutes tes bénédictions! Adieu. »
Nous ne chercherons pas à rendre ce qui se passait à cette époque dans rame de Cbarjotte, et ce qu'elle éprouvait à fégard de son mari et de son malheureux ami, quoique en nous-mêmes nous nous en fassions bien une idée, c^^après la connaissance de son caractère. Uais toute femme douée d'une belle âme s'identifiera avec elle, et comprendra ce qu'elle souffrait. ,
Ce qu'il y a de certain, c'est (Qu'elle était très aécidiSe à tout faire pour éloigner Werther, Si elle temporisait, son hésitation provenait de compassion et d'amitié; ^lle savait cotnblejicet effort collerait i Werther, elle savait ^'it loi serait ireéqoe impcssflilei Oepéndant eHe se tit bientôt forcée ila prendre une détebmioattoti : Albbrt «botinuait à garder siur ce sujet le mèmefitenee qu'eUe avait ellé^tnâme gar^; et Il lui inoportait d'autant (lins de prouver par tae aolieoÀ oMiibîaiMB tsntimeats éteient digsèstie iosut de son mari. . Le jour que Werther écrivit à sôïi aitiL |a demièto lettre que noQl venons de rapporter était le dimaiiche avant Noël; il vint le soir chez Êbarlotte, et la trouva seule. Ëtte s'occ^paU de prëilafëi''le5 Jôujota qu'elle destinait i ses frères et àbeui*s pour lès ^bennes. Il pairta de la joie qh^auraient les entants, 'et de ce temps où fbuVérturé inattendue d'une porte et l'apparition d'un arbre décoré de cierges, de sucreries
an8»i;ffltqi«w»iw<Éf«faifaAt9W'atet^^ itt)i«TireartiMiLitf««iMiMiii#>dn^ ifti<fti'^è<miaèBi)Jâtti>}^ êbvfuib
Charlotte,
ftléittf
«étté féu^, â¥ëeG»étt^pèl«ÉHiAit'inê^^ et pmMié ivlëiMÉ
ihettët à tbtlt^é>4di Vtjtlb Mfifelié'W^ëVofe! Je 'Ttitié èh't)H«, «{biil^^
i^liè^é^ Mpk'èlitotM'ihâHal,%dye»%aMi^'^'V^
^ymsf "MÀifi^i^iVol^ 'eit)i«;i ^ tâlëlttèr; «dk edtltiàBèbA^! !»^
rien que tous plaindrel » II grinça les àëhH, èlU^m^mi é^^û-'ik éoM^yeltiltepiWM riisfil'.'^ VM^ifl mëkhëM de tiaMM, WéMliër! lui dMMffië: Netentéi^^VëM p^ydk ^us Vif6dàlfttte«,c)tiëTOiks^t;ôUté^yo^ lohlïiMMiInlilvbfrèpèHe t PotfriM!Ribt4 x{tié tfém, ti\6iiVfëvihëtl moi qui appartiens à un autre, précisénêiilltidi f^fe ét^iM JAéMVt^ttl, je crains que ce ne soit cette impossibilité même de m'obtenirqui rende tOsdè^t^^ii^dMtti!» ttVMiM Mi'Alftiii'd^Steiide^l'bt M regltiUant ll'èfryMVÉxiÉët'tiaili^^^ MmI s'^oriaMfMft^ V«Ét ti«ë l)ié^!
€ét«9 ftMMrqûor est ^«t-dtm d^AIfeeHi Elis est (IrOlondëltMè ^(h iondel -«t'CInueini (Mcrt la faôna/iepHA^è; If yiutiratt'irdmiefdatM te mcncte eiitte auDMie feinrato qnt pûtr emplie les ^i^^obox dé* voire «^r ? GflfMUsiir' was fkfteohehrbei^iitge totsfilre queifooë kttrbu^eres. IlelMii t^ïJigUmBtBi pour Tdus.et pour Bom» je m'Afflige fie ïMoleiilent «À towvomrétifevîiMi PrenetE sp* tMsJ Um rn^yage: xdu» ieffaii.âa Um, sanèaMu» dMite . Gkerchtoz m cA|iefedi|;|ieidéiMiB timmrv et l»veÉle8'alcles}i<Qet|8 jouirons «»|» eiuembK; ^^ ^affe^^^'V^^ ^ èialtî^-flHieèrabi >. .--.iî i, i^,- , --i. .- \»^*'
., j«.f)a tf^vr^iifioi^na^if^ m, sovrira âner, eL
cQre ^ufilqucijNfiilL: ^utfl^aiïniiigxeral.^llb bîw^Mfcrttier^ ne «eveaez. pas f im4 ifk ?eiUo4^ ^i *- * H^ y^vûii i#qiidr«} AlMtealni. On se donna le b^iuoif 9^é^ )in freid de g^Oi llfiie^ wwilii^ae protnener riunà cOM de l>utre 4ra» rapp«rtepiia|td'v9jair ciptiarrMié. ^Werther coipqieo$a un dÎKûinti iosî0i^aAi|,fit.eem,bf€nlM M parler. Albert fit de m^xneu puis rX ifOerragfA w.f^qwid fur . quelque affcîraft dont il l'aTait içbfrgéep Eo apprei|||»t qo'e^lfw B'#|i<VBi pM^worMiraosées, il l|i| du quelques nfiotsquq Wertbei: trouTajHen (rpids^tii^taie dsirs. U voulait s*/QD ajLler, et U ae le j^avait pas.. U iNdwç» Jusqu'à liait beores. et sou buosejur ne Qt que s>|grtr. Quand on vint in^re le couvert, il pritsa\(^nue et spn çbapeau*. A)bartle jf^ria^ de,rQst^; mais il ne ¥ît diaos cette, yiYitat^fni qu'qn^, politesse, iosigoifiafilA ; il remercia très froidement el mrliU, . - . .• -i .
n retourna che^.jiui, prit la lvnriîèi)Q désipalnsdeisoDdoaiesUque, qui voulait l'écljurqr, et. montât feul à sa f^tiaintos* U sanglotait, |«arcoifi^ait la qbambrci fi grands pae» 8§ pf^rlait à luHioâne à haute yoîx^ et d'une q^anière t^è^^nim^ U ^nit par. fjç jeter {to^t iiabilié sur son Ut» où le. trouva apn d^^ineçiique, qui prit ^^r ^pi d'jsbtrer s/jlt les ooxe heures pour lui demander s'U ne ypulait |)asqu'illv^,t^r&t,^ bottes. li y; consentit, et lu^ dit.de ne poûû enlrei: le leq^pmaija uiatin dans sa clmmbr^ sans avoir jélé. appelé. • ; .:.,.'. /
^ lundi malj^ %l décembr^i ^ çoffinenfia à écrire à Cbarloitte la lettre suivante, qui, après sa mQrt, fi)t iropyée C4f:hetée.sur son aecrétaifei etqui fut remise à Charlotte* J|e la détaolf^rai ipi |uir tfMgmenîSi cppme il paraît ravoir ^rite. :
, « C'est une ebgse résoluei, Cbarlptte, ie veux mouiw, «et je 4e réécris saos fiucufie exalt$i{tiou romaqesqime, de sang-fcQid^ h miitîp 4u jour où jeAe iverrai pour la deraiàre< (ois. Quand.^ii liras ceci, Jmdière, le tombeau oouvrira déjà ta déipouille glacée du. malhettreux qui ne eontoatt pas de plaisirs plus doux, pour le^ derniers moments de sa vie» que de s'chttetenir avec toi. J'ai eu une nuit temUe et eruisi bieolai^ .«anie; Elle a fixé, affermi .ma résolution; Je veoK mwrir I Qiwiid je ni'arrachai hier d'auprès de toi, ^elle oonvulsion j'éprouvus dans monioiel quel horrible serrement de oœorlfleiMmaima» vie, se eoiH somant près de toi sans joie^ sans espérance, me glacait^tnie ùdaait horreur! Je pus a peine arriver jusqu'à ma chambre^Je me jetai à ge^ noux, tout hors de moi ; et, ô Dieu ! tu m'accordas une dernière fois le soulagement des Ijs^çmes Içs j)lus,an^ëre9K MiUe piny^i^» ipUle idées se combattirent dans ,mon âme; et enfin il n'y. r.esta..p)iv qu'iioe seule idée, bien arrêtée, bien inébranlable 3 Je venx mourir l Je me couchai,
çticcipafoi 1^404 ftoiAt le cakne 4» révmlf je tioimn eneéredaiis Hum cœur cette résolution ferme et inébnmliMediie TclttU moiirir!».. Ge n'est point désespoir, c'est la certitude que j'ai fini ma carrière, et que je^loe^aeriAe pour tqi. ()jiH^C^rlotto>,-iKHirqttoî leleicaiQherf î( faut q.ae VjUJ]^de;noi9^ troistpérisse, et je.veux qu^'oe soitinoi* ftlna ohèrcl une, idée farf^ise s'e^t. insinuée daiiç monif^miir fiéchiré, flouveot... de tuef t|on i^i^nif.^ i/ou,, moitiv...^ Ainsi ^i\ril doqc Ii Lcnrsqiiesur lo soie d'un beau jourd*été tu graviras la montagne, pep^ à moi alors^et souviens-toi combien de fois je parcourus cette vallée. Regarde ensuite ver3 le cifn^tièrep et q^ tpif œil; voi^,cQmaie \fi ivi^i^b^rce l'herbe sur ma toml^^ i^^^c «^ernjers |ça|;oQS ^u sobftjî^çoiticbfti^^..^ J'étais calme oa,oommençaiU, ei mainteuAPt ciç^ im^ge^ nçi'affectept avec tant dq forç^^q^e je piqûre comme .un enfant.»^ >, * , ,j^ i,. '
Sur le^ dix beures«! Werther^appeto sonfdemestique .^et^ en se faisant |iabiUer> il iuit^it qu^l allait faire na voyage, de q^uelques jours ; qu'it n'avajt qulà Betto^er «es. bfl(btts et pnépaMrtont pour faire les malles. Il lui ordonna aussi de demandet lès mémoii^esdesftiarcliands^ de rapporter quelques Jiv^reisqu;'!! avait prêtés,. et 4e payer jdeux mois d'avance à qu«$lques pauvresqui recevaient de lui. une aumône ehaque» serorâieii, . ..;,;. •:..;.:.:. -/> ..•
U ^ fi^ apporter à manger ûm$ sa chaimbre ;iet après^ qio'il eut dîné,, il alli^ cbest le, bailli, qu!il ne trouva pas à la fliaîsori. U se promena d^ns le jardin d'un air pemif : il sennÀ)lait <fi*'il 'voulût rassembler en ff^u^ Unifies; sopvenîr^ capables d'augmeotcfT sa tristasse. ,
Les.^qfani^ ne le laissèrent pas longteoaps en repos^ Ils coururent à ii^ en Sjiutant, et lui dirent que qiiwd;4en)aiiiyjeî;eQeore demain, et puis encore Mn jiiHir» suaient venus, ila; recevnôeat de Urfotte Jeur pr^pt dçiyoël î et Ûrdessu»,.iifiluî étalèreqt toutes les merveiUeft que j^r imaginatijCHi ;lem prpn^ettait. «DemiMB>«'écriarhtHl, eteuooredev^in^ >et pipis ^encore up jour ! » I^ les emt]|rassa<touB tendrement, et al|i4l 1^ q^itter^ Jqrsqiie^Iia plus^ jeune nroulut eemre luidûre quelque cbfose à rpTâUlevIl lui dit ei| çenfidence que se9 granA» frères ayai^nii écrit derbeauxçQnipUniiçntsdu jour de Ffin; qu:ilsétaieatto^ qu'il y en avait un pour le papa, un pour Albert et Charlotliei, ^t uii:>aus9i V>^^ U. WertMr et qu'on les pcésepterait de grapd malin ,î\^iwr*^ ^^^*
Ces dernien».mots raocablèrent". it leur ^onoa à Vov^*^^B*^^^^ <A^?^> monta à cheval, les chargea de faire ses compY^^ae^^ ^V V^^VvV Vi* larmes aux yeux« Vw ^ ? ^
îll revint^b^z lui vers, les oin<|heure«> »^«fcç^ ^ «ae^^^^^^^"^^^^^^ d'avoir soi,n du feu, et da l'entretenir jusqu'à ]^!?*t!^ji!(^^^ ^^^Mw ^ «fio d*einlai«jUiei^ se» ^virea et son linge, et d'u^ Vkdî^ tff^ ^
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4e) sa daMèra lelk« èCb•HMb.^ ■ • , • ' . . .• ' (I iti.t !.. I ■•:ii • ■ . .•■■<■ }-•> . ',•'•• , ••'
' «l%i berii'ttHdidé (Mit Th i:pdlft:^êf èb^i; 0( ^e jélM 1» SrtH'Mi •4u» Ih'TsUN de NMf. CHiWlbtt«r!/attj(nirâ^«i 4a Jilmiiif. Ui yèBie de Noël Itattofrira» «lé priptêr-dui» te ttitilti, ttt IMttilrdsi «t W 1è ftukillèned» tst^IiratM. -ie I« ^ettxyiMe Itat! Ob'! (iue'|è MM-MiBèb^tTàt»ir'|ui|iidot<t>«Mt4'»' "-'-• ■'•••■■ •• •' ■'■•■{' '•• ■
éerhiër ferifrfetteri éVé<5»méttitet^ Krt âtaftîhWiW'faW ^tir éMtôrè tt)tfiilei* 11 ^rilSédilt^aiflteilé'dft'Wlélgti^l Mie cotniJréhaft^hfeùi^^îtfèlle ne Tavâit fait jusque là tous les iout*nléft(s ^û41 'aùt4tià>9<mffltt i^nt «e séparer d'elle.
m^&rk\mtitmÈmB^pmMArmpiMtm^ wm iilaH> (fttfe Werther' ne ro«ièiu)raifc point »vmC ta ir^ilter kiel NèeV; «ti Alb^^rt «ÉflrMéiiié àcïicval pour Mëc eh«i «mi teiHi du voisiâËgtd' leirmitiêTiMè àfiturè <|)li devait te rëtenhf jaeqii^av leitdmiâriii/ ' ' ^
fitleétait 8eol^r'kibuii:cb86slirève^D^«taAatiiott^<d^ elkTifabail^ émmi tout entière fc ^m pMsée», qui «miieiit'èur ëa* sitûaUôti ptéÈeskte ei sur l'ayenir. Elle se voyait liée pour la vie à un homme eMM éllè «ontlaissaitriinioiiret la fidélité, éltffÊfeUê^isMM Aè tMMèW>ti âttie; à un hoffime ddht le tavadèpe ^sMte at «Nfliâé'paraissafit toUItlé ^te <flerpour «MOi^r le'Uairileifr 4'uiie hoànêteifôttiiM^'étte santàit ce qu'un tel épodf:'i«mK 16410019 pour elle ël pditLfW tÉMiïti^ïfiÈti tektt^ cètë, Wartber^lui^étBil dtehrè««ati8li«e/Mdi^l0pliBtiilerin«tMt1ài»^faii- ^aihî(d eniré» «i» slélait al Mei^Mllfiiftèlé^, lêUr Mriguè liUlsdn^ éhratt mteaé Msi^dà*Tép^(0Sf(UkM àéÉ Un-
^0S3iMK MaflkçabMi Elte éMft acddiHUnl6é à-tTafth$[ei*'â^ lUI toiis ses sénlIimebtsiètitiNrtei setffêinâes, et ^^m dé]ial4 Ih tMâa^Ait de ftrt Ihiré m nHè tjtf att& ntd |]N»utrait |du$ fi9m)[>IfP; Ob! ^ iMé avaR jiti dansroet imihtit'te'elttftg^l^ M un frèt^^; coittMéfi «Ite ëM éléf btk^ ifetise { s'il f tnsi^m tM^ëWâêWtm»tef^ à titi^y dé s€$« imièi f si éOe avait t>u adsiftiéftpéè^f'dë réHêhUt étifièl>kMtit M MtiAé MtëlNgèilde ^tféAlbért^ét'hri*'- "•-' ^••- ' '"^•- • " ' "- '
Eirè pasisa 6ti' retUé dbufi dotl >e»()#iïlmt«$i sëi éntite r elle ftofrvaft tottj)^ àf«liieitlë d'dHëa^ifëiqbA' âéiftQ»i Mllif y'«â Mttlttcëne'<|m hiîpafÛtdlgnéJ » ,« ^ o <
Au milieu de toutes ces réflexions, elle finit par éMBr proftMidé^. m«itt,aÉiiBoier'i»n«roaw, <fâ« to'aMrse«rét'd6 Mnâthe>Mttdële gardit* p^m élle^némil, 4b«l WiMe ttipétitat KfcftAk Mj^yfm; qtt'^le M dêftsùl patflé' gatdgPi Sotpàivie, «i put^; si MMèyeltofllMftili iai«l^
ûêra&k à la tHMèsM, re^ dit têimnMt VëmptàMéé iSMe méMm^ colie qtll tféilïrètbît ftlcis W pkf?ipë^ie dtt bbfiftHttft- iiotf &Ë«ftilmt'
ir ètâiLsa iiëùrèsel deinie lorequ^èllè etitehdft, WeWtttier îttôflW l^escaïiçr; eile reconnut a rinstant ses pas et sa yqix q[ui fa 4eniandàiL Comme son cœur.)>attit ylvement à sen.approakcy et peqt-^We pô^r la preeiîëre {014 1 ËiU aupatt;Tolpntiera-fait dMre^'eUe s'y était pas; et quané il dafra» eUe lui cm »yee tioe/espèea tfépc»n»wifep«wtoP|[ié : a Vous ne m'avez pas tenu parole! —Je n'ai rien promis, » fnlMré-^ ponse. — « Au moins auriez-vous dû avoir égard à ma prière ; Je vous avais demandé cela pour notre tranquillité commune. »
EUe ne savait que dire ni que faire, quand elle pensa à envoyer inviter «deax de ses AlMesv p0ar Aeipasée titouver «eûie avec Werther. Il <}épMi ^lelqtaes livras ij^'il «^itefpi^értéé^' et en* àemmaétt&BxAn»^ Tantôt elle sotmèftftft Volr^Àtrit^ lie» âMi^^ ûe vin^
setit ^is ' tbi^Uë h sètvttjAtè j^nfi^, ^ét Itti dit qdifé^^ s'eMtkkàlént toutes deut rfe tie pouvoir VetalK
Elle vodlkî! d^abord faire réstei* celte âUO; a^ëc s5û outriij^è; d'aùs la chambre voisine, et puis elle changea d'idée. Wérlher se prohaer nait à grands pas# Elle se ipit à sov clavecin, et Goînmençia m menuet ; mais ses doigts se xefusiiient. £i)e se l'eçiieUlit, et vint s'asseoir é^m air tranquiHe auprès de Wertt»Br» qui avait pm«a place; aoçouluiuée sutletÈanapé^
a N'avez-votm rien à Une? • ditHsllewIl n'omit nen^ «rlei^idaiia mon tiroii", eottlih«a-1kiUê) est v^otl^traduetion dèqii6lqileft«lieiils d'OssIan : je ne Par pcAnl ehfSbreiae ; xièar j'espérais te^ôurs vMs Tentendfe Mre vous-tttétinë, ihais ôelà n^a jàittais pu s'afranger. % Il sourit, et é\U chercher son cahier. Un frisson le saisit en y portant la maiû> et se^ yeux se remplirent de larmes quand il Touvrit; il sérelssit, et lut.:
Etoile de la. nuit iiaismite» te voilà qui é^incdles^ UoçddavA, tu.lèves ta brillante tè^ sur ta nuée, tu Vavaaciçs m^estueusement le lQi»g.4o la coUine^ Que regarde8<*ta sjor. la bruyère) Les va^ts |[^nigeiu^ sesqnt apai/sés; l^i^urmure du torrest lointain se fait entendre; I0& yagues vienj^ent lenrifer âu^ pied, du rocher» et les insectes du, soir bourcjonnent da^s lea.airs* Qae i^^ardes^-ti^v belle lumière? Mais \\x souris, et tu ren vas joy^usemenU lu^ oode^ t'entourent» et baignent ton aimable chevelure. Adieu, tranquille rayon* £t,tf»i, mipals^ toi^ superbe lumière de râmad'Ossia^ -, . , . ! ' >
Et, elle paraît d^a tout son éclat. J^ jois mas amis morts. 1k s'as^emUe^t à Lora, oomiQe aux jours qui sont pass^* FLoigal v^ofi^ cosiime une l^umide. colonne de brouillard. Autoui; de lui scffit;/^ héros; vol\i^ \ts^M^^^ ^^^^ ^^ cheveux gris, rasyestueux Ryno, Alpin, chanti^e aimable ^y^^ ^^sinthe Mi* nonal copunfB vous êtes changés, mes amia^, depuis le^ \ ^ «% à:^^*^^ ^^^^itoa^
alpraqne nous not^, ^i^^tions rbonnevr dg chfpt, comme te séphin du printemps font, l-un après Tautre, plier lea hautes herbes s^ir la coUine !
Alors Mioooa s'avançait dans sa beauté , le regard bai^çé^ les yeux pleins de larmes; sa.ch^velure flottait, en résistant au vent vagabond qui soufOait du haut de la iCoUine. L^àmé des guerriers devint, sombre quand Sa douce voix s'éleva; car ils avaient vu souvent la tombe de Salgar, ils avaient souvent vu la sombre (iemcurc de la blanche Gôlma. Colma était abandonnée !^r la colline, seule avec sa voix ràélodîease; iSalgar avait (^romisde venir, mais la nuit se vé|Maidclt aiit#iif d*6Ue. tiMUet de C«lma la ^oix, lorsqu'elle était ieule sor la colline. . •. •
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a 11 fait nuit. Je sais seule , égarée sur rocagMise oalline. Le vent aouffle dans les montagnes. Le totnent mule avec fracas des rochers. Aucune cahane ne-me dépend de la piuiet. ne me défend sur Torageu^e ooUliie. .
« 0 lune !. socs dettes nuages} paraisses, étoiles dç la nuit! Que quelque ra^pn me conduise à Fendroit où mon amour repose des fatigues de ta chasse , son. arc détend^ ^ côté de lui^ ses chiens h^eiaints autour de lui! Faut-il, faut- il que je sois assise^ ici seule sur le roc au-dessus du torrant! Le torrent est gonflé et Touragan ihuglt. Je n'entends pas la voix de mon amant.
« Pourquoi tarde mon Sàîgart a-t-il oublié sa promesse? Yoilà bien le rocher et Farbre, et voici lé bruyant torrent. Salgar, tu m'avais |f)romis d'être Ici à l'approche de la mril. Mâasl de s'est égaré mon Salgar? Avec toi je voulais fuir, abandonner père et frère, les orgueilleux! Depuis longtemps nos iamiBes sont ennemies ,: mais noua ne sommes point ennemis, 6 âalgar I
» Tais-toi cAînatant, ô vent! silesiceiun instant, 6 tocrentl4]ue ma voix résoniye ^ travers la yallée, que mon voyageur m'entf3nfle4 Salgar^ c'est moi qui appuie. Voici Tarbre et le rocher.. Salgar, mon ao^, je suis ici : pourquoi ne viens- tu pas? . ,
» Ah ! la lune parait, les flots brillent dans la vallée, les rochers blanchissent; je vois au loin.... Mais je né le vois pas sur la cime; ses chiens devant lui n'annoncent pas son arrivée. Faut-il que je sois seule ici!
» Mais qui sont ceux qui là-bas sont couchés sur la bruyère?... Mon amant, mon frère ! . . . Parles, 6 mes atnis ! Ih se taisent. Que" mon âme est tourmentée ! . . • Ah! ils sont morts; leurs glaives sont rougis du combat. 0 mon frère, mon frère; pourquoi «s-tu tué mort Salgar? O mon StLlgar, ponrquoi as-tu tué mon frère? Vous m'étfès tous les deux si chers \ Oh 1 tii étais beau entre mille sur la (X)ninc; il était terrible dans le combat. Répondez-moi, écoutez ma voix« mes bien-aimés! Mais, héfias! ils sont muets, muets pour toujours; leur sein est froid comme la terre. ' . • - '
» Oh I du haut du rocher de la colline, dit haut de la cime de Poragetise montagne, parfez, esfi^its des moHs! partez, je ne frémirai point. Où ètes-vous allés reposer? daris quelle caverne des montagnes dois-jé vous trouver? Je n'entends aucune faible voixt le vei^t iie m'apporte ptoint larépomc des morts.
i' Je suis assise dans ma douleur ; J'attends 'le mathi dans les larmes. Creusez le toi^beau , vous, tes amlis des morts; mais ne le fermez pas jusqu'à ce que je
WEHTHER. 6S7
Tlencé. Ma idè disfiaré^ eommô un songe. Poumis-Je i^estâr^n àrrièret lei je veiix demcuréi' avec mesâmh, auprès du tarrait <]iii sort du W>6hér. Lorsqfo^tt fait nuit sur la colline, et ^e le verit aiiive'Csi roulanl |MH^<^deMii9lalrirttyère, nnon esprit ddit^ tenir tous le Tent et plffitidre k mort dé mes amis. Leobasséur m'entenbra de sa cëbaiie de fâiiUage, craindra nia voi^'ist l^aiMn; car elle sera douce, ma' voit, en pleurani toes amis : ils m*ëtaièiit tous les deux ai chèrs! m '
C'était IS ton chant, ô Minona! douce fille de thormann. Nos^larmeir coulèreifït pour €o1(na, et notre âme deVinf sombre.
Uliin parut hyeic la'barpe, et nous donna le chant i^Alpin. La tôix d'Alpin était douce» Tâmé de Ry'no était un rayon de feu; mais tous dbux déjà habitaient Ntf*oite maison des morts, et leurroix était morte à S^a. Un jdUr Ullin, menant de la chasse^ avant que les deux hér&i f lissent tdmbés, les entendit chanter four à tour sur la colliTi'i3. Leurs chants étaieKft doux, mais tiiste^. Ils plaignaient ia mort de Morar, le premier dèshéros^. L'aine de Mornr était comme rame de Fitigal, son glaive comme li gMve tèTOscar/ Mais il tombé, et sîHî'pèrè gérnit, et sa saut î^lenra, et MMioiia pleura, Minona^ la sœur du valeureux Morar. Devjant les accords d'Ullin, Minona se retira, comme la Luné à Tôuést, qui prévoit Torage, cache sa belle tète dans tin tiuagd. Je pinçai la harpe avec tiJin pour le dhaht des plaintes. * '
« Le vent et' la pluie sont apaisés, lé zénith est serein, les nuages de dissipent; îé soleil, en .fuyant, éclaire la collhie de ses derniers rayons'^ la rivière coule toute rouge de k môhtagne dons la vallée: l)oux est ton murmure, ô rivière! mais plus douce est la voix d'Alpin, quatid il fait enlendre'on chant funèbre. Sa tête est courbée par Fâge, et son œil creux est rouge de pleurs. Alpin, excellent chanteur, pourquoi, seul sur la silencieuse colline, gémis-tu comme un coup, de vejut dans k forêt ^ comme unç vague sur un rivage lointain? », ,; . ;. . , / . -,