CHAPITRE XXI
SQiie. ^ Les Réaux el les Nomintax.
Gomme la philosophie d'aujourd'hui, la philosophie des écoles, au moins, est futile et légère 1 Voilà une question, celle de la réalité des idées, qui, après avoir occupé l'antiquité, a prodigieusement occupé l'esprit humain pendant tout le Moyen-Age , du neuvième au quinzième siècle ; et néanmoins il s'est trouvé de notre temps un homme (4) pour dire que la Philosophie était née le jour où naquit Descartes; et le disciple de cet homme, H. Jouffroy, tombe dans cette question de la réalité des idéeSy sans se douter même où il tombe !
La Philosophie, au Moyen-Age, se divisa en deux grandes sectes, qui se subdivisèrent en une multitude d'autres. Les uns soutenaient que les idées n'étaient pas seulement des abstractions ni de purs concepts de notre esprit, qu'elles avaient une réalité : c'étaient les Réaux ou Réalistes. Les autres prétendaient que ce n'étaient que des abstractions, des mots, flatus vocis, ou tout au plus des créations de notre esprit, des concepts de notre intelligence : c'étaient les Nominaux ou Nominalistes. Que de génie a été déployé, et non pas vainement, quoiqu'on en dise, dans cette grande controverse, depuis Raban-Maur et Jean Scot Erigène jusqu'à Duns Scot et Guillaume d'Ockam ! Il faudra bien que la Philosophie revienne sur ces questions, et M. Jouffroy en est la preuve.
Si on demandait à M. Jouffrov s'il est Nominaliste ou Réaliste, il serait bien embarrassé.
Un Psychologue réaliste I Un disciple de l'école Écossaise réaliste ! Celui qui a inventé l'observation des faits de conscience réaliste ! cela est inimaginable I
M. Jouffroy peut soutenir qu'il est si peu Réaliste, qu'il est Nominaliste jusqu'à l'excès. Mais on lui soutiendrait avec autant de raison qu'il n'y a jamais eu de Réaliste au Moyen-Age plus réaliste que lui. Les deux thèses peuvent se démontrer.
D'un côté, M. Jouffroy est si peu Réaliste, que nous venons de voir qu'il ne l'est pas même pour ïidée de Dieu. En effet ne nous a-t-il pas dit que a Dieu n'intervient pas plus immédiatement dan^ le dévelop-
(1) M. Cousio.
» ment de rHumanité que dans la marche du système solaire. • Cela étant, l'idée que nous pouvons nous former de Dieu ne saurait être qu'un fur concept de notre inteUi§eme.
Mais, d'un autre côté, puisque BL Jouffiroy foit des idées Ift came de tout le changement qui a lieu dans l'Univers, il est Réaliste ; car si ce qui est cause n'est pas réalité, il n'y a pas de réalité, et cet Univers n'est qu'un rêve.
Encore une fois, que H. Jouffroy nous dise où est la substance des idées. Il ne saurait nous le dire. Ce n'est pas Dieu, suivant lui ; nous le savons suffisamment. Ce n'est pas l'homme, puisque la nature humaÀney invariable en elle-même, est simplement capable de recevoir les idées. A plus forte raison, ce ne sont pas les autres créatures. Donc ou M. Jouffh)y dit une chose absurde, ou il donne aux idées une réalité substantielle.
Faut-il dire toute notre pensée?
M. Jouffroy est tellement Nominaliste par l'habitude de son esprit et par toutes ses idées acquises, qu'il s'est laissé entraîner à une conclusion réaliste à force de nominalisme et d'abstraction. B est si habitué en effet à parler des idées comme du résultat de nos abstractions, et il entend si peu donner une réalité aux idées, quand il en parle, qu'insensiblement il s'est habitué à croire à leur existence sans substance, à leur existence sans existence, en un mot à leur existence abstraite. C'est ainsi, suivant nous, que, rencontrant cette explication de la Perfectibilité par le développement des idées, il n'a pas bronché, et a fkit marcher les idées toutes seules.
GHAPrilE xxii.
Système contraire à celai de M. JoQAroj, et où Ton sanose que les Idées
sont eonmbetintielles k l'Être.
Je suppose un métaphysicien d'une opinion diamétralement opposée à celle de M. Jouffkt>y, non pas sur la réalité des idées, mais sur le mode de cette réalité : quel avantage il aurait sur son adversaire!
Mettons-nous un instant à ce point de vue.
Oui, les idées existent, dirons-nous; mais elles n'existent pas, comme vous l'imaginez, par elles-mêmes, hors de Dieu, hors de nous, hors des autres êtres. Elles existent dans l'être, elles font partie de l'être, on plutôt (car ce mot de partie est une erreur), elles sont consubetan^ tieUes à l'être.
Voilà déjà, remarquez-le bien, que nous nous rencontrons avec la phraséologie que le Christianisme a employée dans son Mystère de la Trinité. Cansubstantiel signifie substantiel avec, c'est-à-dire existant
substasUiellement avec. Pouf exprimer que l'idée n'est pas un pur accident de rêtre, une forme de rêtre, un mode extérieur de Têtre» mais qu'elle est de sa subiiancey qu'elle est aiusi ïêtre même à un certain degré, qu'elle n'a pas une autre nature que lui, de même qu'il n'a pas une autre nature qu'elle, bien que ïidée ne soit pas Vêtre, et que ïétrê ne soit pas ïidée, nous ne pouvions faire autrement que d'employer le terme que le Christianisme a employé. Suivant nous, donc, Vidée est êubstantiellement dans l'être; elle lui est consubstantielle. Ce ne sera pas la dernière fois, dans cette exposition de la réalité des idées, telle que nous la concevons, que nous aurons recours aux termes de la Théologie Chrétienne.
Nous disons donc que les idées existent substantiellement en Dieu et dans les différents êtres.
Pour commencer par l'homme, vous prétendez : l^' que les idées traversent seulement la nature humaine^ laquelle^ suivant voua, est immuable ; mais â^" qu'elles ne sont pas produites par cette nature, qui est immuable ; et enfin 3* qu'elles ne changent point cette nature, qui reste immuable, et qu'elles ne s'incorporent point en elle.
Ce sont là trois assertions également fausses.
i"" Comment, vous Psychologue, disciple éloigné mais disciple de ce Descartes qui définissait l'homme Cogitatio, pouvez-vous dire que les idées, quand nous les concevons, ne font que passer à travers notre intelligence^ qu'elles ne s'arrêtent pas en nous, ne.se reposent point et n'habitent point, pour ainsi dire, en nous. Mais quoi! l'esprit humain n'a, suivant Descartes, qu'un attribut essentiel, et cet attribut est de penser; et les pensées ne feraient que traverser notre esprit I En quoi donc consiste cette faculté de penser qui fait l'attribut essentiel de ce que vous appelez Fesprit ? Il me semble que la seule considération de ce que vous enseignez sous le nom de Logique devrait vous montrer votre erreur. Quand nous taisons un syllogisme, ne tenons^nous pas à la fois dans notre esprit ce que vous appelez^ les prémisses du raisonnement? Donc ces prémisses ne font pas que traverser notre esprit^ elles y séjournent, pour que nous puissions les voir ensemble et voir simultanément leur rapport, qui est la conclusion du syllogisme.
Je viens de parler de Descartes et de sa définition de l'écrit; mais Locke ou Condillac lui-même^ mais les plus déterminés Sensualistes^ n'ont jamais dit que les idées ne faisaient que traverser notre esprit. Ils ne sauraient le dire, puisque, suivant eux, les idées sont des sensations continuées* Pour ceux qui définissent les idées des concepts- de notre intelligence, ces concepts ont une certaine existence dans notre intelligence y ce sont» au moins, des êtres de raison. Et en effet, suivant les Nominalistes les plus sensés du Moyen-Age, les idées n'ér* talent pas uniquement des mots; elles avaient une existence réelle 16* uvR. TON. II. r* 11.
i62 DE LA DOCTRINE DE LA PERFECTIBILITÉ.
quand notre esprit les concevait. C'est le Conceptualisme d' Abeilard et de quelques autres Scholastiques.
Passons donc au second point; car cette première assertion que les idées nous traversent et ne font que nous trayerser, ne saurait se soutenir un seul moment dans aucun système.
if" Non seulement les idées, quand nous les concevons, reposent dans notre esprit, et le constituent, ou au moins en sont à la fois la forme ou l'accident et le concept, mais elles sont produites par lui; c*est lui qui les engendre.
Je me sers encore, on peut le remarquer, d'un des termes théologiques du Mystère Chrétien ; et certes je ne puis mieux faire.
Nous pensons : cela vejit-il dire uniquement que nous recevons les idées quand elles veulent bien nous arriver ? Mais s'il en est ainsi, que signifient vos grandes discussions sur Y activité de notre esprit, opinion par laquelle vous autres, Psychologues, avez prétendu vous distinguer des purs Idéologues. C'était bien la peine de tant parler de l'activité de notre esprit, pour arrivera dire que noire esprit ne produit rien, puisqu'il ne produit pas même ses idées I
n ne les produit pas avec rien sans doute. Mais, parce que notre estomac emploie des aliments qu'il digère et qu'il assimile à notre corps, direz-vous que ce n'est pas notre estomac qui digère ?
L'esprit a ses besoins comme le corps , il cherche sa nourriture comme le corps. Ce que vous appelez VcUtention, ce sont les bras de resprit qui retiennent sa nourriture. Mais l'attention n'est-elle pas suivie de ce que vous appelez perception ?
Ce paradoxe, que nous pensons, que nous sommes même une subitance pensante, et que cependant nous ne pensons pas, en ce sens que ce n'est pas nous qui produisons nos pensées, est bien étrange, vous en conviendrez. A voir la peine que poètes, philosophes, inventeurs de tout genre, se sont donnée pour produire leurs ouvrages, on ne se douterait pas qu'il soit vrai. Newton compare la force qui fait tomber une pomme d'un arbre à la force qui fait de la lune un satellite de la terre ; et de cette comparaison il déduit toute la mécanique céleste : mais avec quel eSbrt! La chute de la pomme et l'orbite de la lune lui sont données, voilà tout ; mais n'est-ce pas l'esprit de Newton qui a fait le reste, qui a fait la découverte de Newton?
De même que votre précédente proposition, celle-ci ne peut se soutenir dans aucun de vos systèmes de philosophie , ni dans l'école issue de Descartes, ni dans celle issue de Gassendi et de Locke.
Descartes dit : Je pense, donc je suis. Si le paradoxe en question était vrai, l'axiome de Descartes serait plus qu'ébranlé, il serait faux. Car Descartes aurait du se borner à dire : Je pense, en ce sens que j'assiste aux pensées qui me viennent. Il n'aurait donc dû conclure de ce fait
de penser qu'une existence passive. Il est yrai qu'en s'éloignant de la vérité^ en ne faisant de l'idée qu'un aitriInU eêsentiel de ce qu'O appelle notre esprit ou notre entendement, Descartes a ouvert la voie à cette interprétation de son système. Ses disciples Malebrancbe et Spinosa l'ont bien montré. C'est Dieu qui pense en nous, ont-ils dit tons les deux, chacun à sa manière. Mais dans cette conclusion du système de Descartes, du système de l'idée cUtribut et non point substance, il y avait Dieu qui pensait en nous et qui nous foisait penser, au lieu que, dans le paradoxe que nous réfutons, ce n'est ni Dieu ni nous qui pensons, ce sont les idées qui pensent !
11 en est de même du système Épicurien de Gassendi et de Locke. Je comprends très bien qu'en adoptant l'axiome : Nihil est in intelleetu qaod wm prius fuerit in sensu, et en poussant cette psychologie à ses dernières conséquence, on soit arrivé, comme Berkeley, le disciple de Locke, à conclure que nous ne pensons pas, mais que c'est le Monde ou Dieu qui pense pour nous. Mais dans le système de Berkeley, il y avait encore Dieu ou le Monde qui pensait pour nous, quelque chose enfln, une Substance cachée, pour ainsi dire, derrière la toile de notre intelligence, et qui marquait sur cette toile ce que nous appelons nos idées, tandis qu'encore une fois, dans le système que nous réfutons, ce Dieu ou ce Monde qui penserait à notre place n'existe pas, ce sont les idées qui pensent !
3^" Enfin, non seulement les idées reposent en nous quand nous les concevons, non seulement elles surgissent et naissent du fonds même de notre esprit, mais elles ne peuvent y apparaître et y naître, sans y demeurer, c'est-à-dire sans y laisser des traces.
La mémoire est la preuve, mystérieuse il est vrai, mais certaine, de cette acquisition de notre esprit, par laquelle il conserve, non pas quelques idées, mais une multitude d'idées.
L'imagination s'effraye devant ce mystère de la mémoire , mais ce n'est pas une raison pour le nier. Un savant [i) ayant supposé qu'une idée peut se former dans vingt tierces de temps, trouva qu'un homme amasserait, dans cent ans, 9,467,280,000 idées, lesquelles donneraient lieu dans le cerveau à autant de vestiges. En réduisant cette somme au tiers, à cause du sommeil, il resterait 3,155,760,000 idées; d'où ce savant concluait qu'en supposant deux livres de moelle dans le cer^ veau, il y aurait dans un grain de cette moelle 205,452 vestiges (2).
Peu importe ici l'opinion qui fait correspondre les idées à des vestiges dans le cerveau : ce qui est certain, c'est que la mémoire est un réceptacle d'idées. Nierez-vous donc la mémoire, pour le besoin de
(t) Hooke.
(2) Haller, PkyHdogie, tome V.
iM DE LA DOCTRhNE DE LA PERFECTIBILITÉ.
jùVm système? Nèere^yom que l'esprit, après avoir eu des idées, lus tfODservto, et^ sous Fiofliieiioe d'autres ilées, les retrouTe?
Donc fm trots pnoipositiDns sont aussi fausses Tune que Tautre.
L'idée (en appelant ainsi plusieurs idées ou la série des idées) préexiste daas notre esprit, y nat^ et y rentre.
Mais y dans chacune de ces trois phases , l'idée est toujours l'esprit.
Gela est si vrai, qu'il vous est impossible de trouver une formule <|ui les sépare, et dont le résultat ne soit pas que l'idée est l'esprit
Si vous dites que l'idée est un mêée de Fe$prit, qu'est-ce dire, sinon que l'idée est Veiprit medifii? Donc l'idée est F esprit.
Si vous dites que Tidée est un eoncept de Finiettigence, vous dites par là fnéme que TinteUigence a produit ce que vous appelés son conoept Donc Fidée ^t le prodetit de Fetprit.
Ainsi la première formule du Nomînalisme prouverait que l'idée^ bien Ion d'être différente de l'être, est F être lui-même; et la seconde prouverait que l'idée est engendrée par F être. Réunissez les deux for* mules, et vous auree : L'idie^ engendrée de Titre, eet Fêtre lui-même. Or, comsne l'idée se distingue de l'être (ce dont le Nominalisme même, par ass efforts» est la preuve), il faudra bien, de toute nécessité, modi* Sent cette farmule, en faire celle-ci : L'idée, engendrée de Fêtre, eet de la même substance que Fêtre. Donc, dans l'être, il y a au moins deux choses, l'être et l'idée.
«Quoi que vous fassiez, donc, vous ne pouvez, je le répète, détacher tes idéet de la substance de l'esprit. Vous distinguez, j'eo conviens, l'esprit des idées : cela prouve uniquement qu'il y a, comme le dit la théologie du Mystère Chrétien, plusieurs personnes dans Fêtre : d'abord ce que vous appelez l'esprit, qui est l'être lui-même; en second lieu, ce que vous appelez Vidée. Mais cela ne prouve pas que l'idée soit un siro^ple attr^ika de l'être.
ie opoehifi que toutes vos analyses lendeat à démontrer que les idées smt iiornsMàsêmêisUes à Fêtre, et ne démontrent rien de plus.
€PA9ITUa XXIII.
L'UMlogna , d«i8 MBttt tesdfi^ de U G^uitrovene <Ui Chriittailtme sur 1» Trinilé.
Mai3 le métiy^bjfsioiea que nous venoae de supposer d'accunl avec M. foi^nfOY sw l'existence des Idées, et pensant tout autrement que lui sur le mode de cette existence, ne pourrait pas s'arrêter eu si beau chemin. D'abord tout ce que nous venons de mettre dans sa bouche n^ s'applique qu'à l'homme, à la nature humaine, à ce que l'on ap-
pelle Veaprift bunMMA. Il serait tenii de prouver qliet hm idées eiistaot en Dieu^ et puis d'adnikiieUrer li^ thème prenw pour les diflérieflb élMB autres que rbemma. Où cela le camiiimgBilhûf et (^uXte eiiieiogib sortirait de là? Ce n'est pas iei le lieu dli le dire (l)k
Ov maintenant^ leeteur^ qui vous^crovex peut^tre égafé Ue» Mn du sujet que nous a?ons entamé, savez-vous ce que je viens déposer en eiposant le système de M. Jouffiroy eik en lui snsdtaat na ooiilfadicteuf?
Ni plus ni moins que Fanalegoe, pour noire* temps^ de la célèbre Controverae qui, de la nafaire de la Triatté» se portant sur la nalute de Jésus-Christ^ donna lieu kïEérésied'Afim et au Bbfmë CaithiBliqm.
Supposez, un. Concile qui.se réuniràitaBjourd'bui, et qui serait o^ttiposé de tous ceux qui croient au Progrès^ à la Perfectibilité.
Supposez qu'il s'agît, dans ee Concile, de décider Comment $'ae»ém^ plU le Progris, cammeni ê'opire la P^rfeeiihilUéu
Supposez qu'après avoir entendu H. Jouflroy et les partisans de son système, ee Concile condamnât l'opinion que les IDÉfiiSy bien qn 'étâmt la cause de tout le Progrès de rHumanité» nfei» sont pas moins étrëoigères à notre nature ^ que nous ne sommes pour rien dans^ notre pfogrès, vu que les Idées nous mènent^ mais que lïous ne les produisons pas^ enfin que les Idées n'oDt attcuoe eMcacité snr nous^ qu9 tioirie nature est immuable. <
Après^ avoir condanmé cette expUcakion de la Perfectibilité, que dé^ dderait ce Gonoite?
Il est probable OU plutdt certain x^W adopterait l'opinion Gontt«àiFe à celle de M. Jouffroy, c'estrà*»dire repimon qui donné ans Idées une réalité en uou».
Mais quelles questions surgiraient alors! Le Oonoile que nom supposons s'apercevrait bientôt que c'est tonte la Philosophie à faire seir^ tir de la double ornière de Descaries et de Locke^ d» Spiritnalisme ei du Matérialisme^ et que c'est FlDBAiisiiB à créer.
Réservons tout sur ce sujet. Nous n'avons sonlevéici un pareil pii^ blàpne que pour mieux faite compreadlre la Gonfro^vetse du GhrifittsM nisme sur la<naiture du Verbe.