CHAPITRE XXXY
L'Arianisme fai le Christûoisme des BarlMf es» avant de reparaître ta sein dn Protestantisme.
et cepeBda»t r AnaniâUke « été «fUe gnori^ vatl^km. LUnanistM 1> eàipdrié 6ur rOrttmloxiè dans une partie 'en monde, et a duré mis San prâfAre ^ibRi Voils ceiotts ans. tt y a itoêfH^ en un mcttient o«^ buî^ iPiot lô mot de S. Jéi^&me, le monde imA entier la éié àHêin, L'Aitenisme n'a |amais été étouffé. Il a eli à'Sa dispeeitîdn des exisUondes toÉl enièlpes de ^uples. Ouand lél tms 8*éte^;iiàieni^ d'autres s^'étetlMÉt pour porter sa baimtèrtB. Après qn'il elii iwiitemeB4 ronjsé l6s tN)¥ds<dè r-anoien monde Romain, après qu'il «ut régné comme »par suct>ndè A Gonstantinople et mène à Rome, ^rès quil eut été empereitr neii Orient a^ec les successeurs de Gottstantm, et .pape *dans l'Oecideiit stlvm Libère; quaUnd 9 fut tenrassé sur ce f(nài et répOUësé teomise une hë^ résie, lès €etlis el lés Vandales &<ccéifttur6nt de teui^ déserts pour te soutiBBir; et quand left Gotbs et les Vandales eiirebt «econsfit leur d^tinée, l'Aratie se le^a a son tour, et Mabotnet parut là où avait oom» nlén'cé l'Arianismo, potar en reproduire la formule: Il h'p m qu'im Bi$», Les tifstoriens de l'Eglise ealcaleal iraineraent l'extincÉîoo de i'Ailîa^ msme en Italie et en fispàgne «luk sepfbème et hoUième sièoks^ qu'ia»* porte iqu'îl ait expiré soùs Arîbert et sous Réeat*ède, quand U se retenait iriempbaat avec Habomet, pour remplir <ie nouveau 4e nraode dé SUÉ affirmation^ depuieles Pyrénées jusqu'au Oàogef Le Mahométisàiie, en Bon e^ence^ 'n'est qne i'Arienisme rcinoùvëlé. fit dans l'aiiden monde cintîaé im-même, l'Arianisme il'a succombé et laissé le cbamp libre au Dieu faitbomme, que pour renaître plus tard. C'est lÉî quiest revenu aa quinxième et au seizième eièeles sous le nom de Sociitfaniame) et, comme l'oM si bien démontré Bossutet et t6us tes €attiblè<ques, H est et a toujours été 4e eommenÉemënt et la fin, te point de déiMirt caché et le but certain de toutes les sectes ptt)lèstàtitbs. EfiflÉ*, à ia suite des b^nàsies, ces <:auses f)l9rduës à un instaÉM donné |M«ir étre^oavettt giagnées plus Util, la Pbittaophie^ arrivant à feén tonlr, a ct« dégager l' Ariantsme dé toute k eontréversé où il fut mâle, et l<à ptodamé fioes le noiti de Déisme^ Mais la Phttosôf bîé «^rdte fini par là ies destinées de rAriams«te? U Déistfie^ tel (|«'ellal'a posé^ est^ la vérité ? En lédmant rAriàmsiUe « . là'étre qu'une négati^ii de l'i»» colmtion 'de Dien dans un homme» la Pbiloiiptlie critique a-t*eU6
réelleinent saisi le point délicat de la question ? Nous montrerons plus loin combien noos sommes loin de le penser.
CHAPITRB XXXVI.
PMDrqiUH rArUaisiDe se derint pas la reUgloa de l'aocien oBonde Romain, ei derint celle des Barlitres.
Pourquoi FArianisme ne devint-il pas la religion de Tancien monde Romain, tandis qu'il fut celle des Barbares? Pourquoi ne fut-il dans FEmpire qu'une sorte d'émeute révolutionnaire, un trouble, une hérésie, tandis qu'il fut le vrai Christianisme des Visigoths, dSes Vandales, des Suèves, des Ostrogoths, des Bourguignons et des Lombards, à la faveur desquels il régna trois cent quarante ans (de 320 à 660), et qui l'implantèrent avec eux dans les Gaules, en Espagne, en Afrique, en Italie, dans FArchipel, dans la Pannonie, partout où ils allèrent ? D'où vient cette division du monde entre deux Christianismes, division qui ne se montrait pas seulement dans la différence des pays occupés par les Romains et par les Barbares, mais qui se maintint partout où les Barbares triomphèrent : du côté des Barbares, FArianisme ; du côté des Romains vaincus et assujétis, le dogme de la Trinité et le Catholicisme?
N'y a*tr-il pas lieu d'admirer religieusement cette volonté de la Providence qui donna au monde, sous le même nom de Christianisme, deù^ religions, l'une pour ]es Barbares, et l'autre pour FEmpire? On Fadmirera, nous te croyons, bien plus encore, quand on comprendra que chacune de ces deux branches du Christianisme renfermait une portion de la vérité mêlée à une erreur, et qu'il est réservé à l'avenir de réunir les deux parts de yérité, en rejetant l'erreur qui, de chaque côté, se mêlait à la vérité. Le Christianisme, ainsi entendu, paraîtra alors comme une vérité entravée dans son cours, et forcée de se diviser en deux grands flenyes, destinés un jour à se réunir sous un nouveau ciel.
Évidemment, comme nous croyons Favoir démontré, FArianisme était impuissant pour la conversion du monde Romain. Le déisme pur ne pouvait ni satisfaire la théologie Égyptienne et Grecque, ni remplacer Fidolàtrie. Hais à ces hommes des forêts et des déserts, qui n'avaient pour ainsi dire pas de religion, chez lesquels Fidolfttrie n'était nullement formulée» qui n'avaient eu ni Homk'es, ni Platons, ni Phidias ; qui n'avaient ni métaphysique, ni histoire , mais qui étaient* comme des enfimtS; pénétrés d'un vague et mystérieux sentiment de foi et de religioB ; qui, dans leur vie active au milieu d'une nature en*core inculte et sauvage» recueillaient partout l'impression de la grandeur des ouvrages de Heu, à quoi bon une religion savante, fondée
sur la métaphysique, ebrhtstoire Y à quoi bon le concours et l'barmoniade toutes les traditions? Que faisaitle passé à ceux qui ignoraient tout passé, et qui Yivaient uniquement absorbés dans le présent? Que faisait, pour employer les termes mystiques, le Fils, ce signe mystérieux du changement en Dieu, à ceux qui ne connaissaient que la grandeur du Père, et qui ne pontaient apercevoir en Dieu que Timmuabihté? L'Amnisme réussit auprès des Barbares comme plus tard le Mahométisme réussit auprès des Arabes. Mahomet, pour faire disparaître quelques grossières superstitions, quelques misérables croyances féti^ chistes, n-eut qu'à montrer aux Arabes la grandeur de Dieu dans le spectacle de li| nature, Tunité et l'harmonie de toutes choses dans rUnivers ; mais quant aux traditions historiques, il en fit impunément le plus singulier usage, mêlant et confondant tout au gré de son imagination et de ses souvenirs, dans des récits incertains et menteurs. Il en fut de même sans doute d*Ulphilas et des autres apôtres des Goths et des Vandales. Us ne prêchèrent pas à ces peuples primitifs un Dieu fait homme ; ils ne les entretinrent ni de ce qu'avaient pensé sur la nature divine les prêtres Égyptiens, Pythagore et Platon, ni des rapports de la doctrine de Moïse avec la métaphysique Grecque, ni des prophéties obscures de la Bible sur là venue du Verbe de Dieu : mais, transportant parmi eux l'unité de Dieu, la fraternité humaine, la charité, ils imposèrent la morale au nom de la grandeur de Dieu le Père ; et Jésus pour eux ne fut pas Dieu, mais seulement une émanation de Dieu. Le Christianisme se présenta ainsi aux Barbares du Nord, comme un peu plus tard le Mahométisme aux Barbares des déserts Africains : un seul Dieu avec un Prophète, il semble qu'en faisant abstraction des noms, et en prenant seulement le fonds des choses, TArianisme et le Mfldiométisme sont dans leur essence la même idée, s'étendant d'abord sur leN(Nrd, et puis sur l'Orient, entourant ainsi et battant vainement en brèche le noyau du monde civilisé, le vieux monde, le monde Romain, converti par la Trinité, et attaché à sa doctrine du Verbe fait homme, qui résumait pour lui tous ses progrès antérieurs, et dont l'Egypte, la Grèce et la Judée avaient été la préparation.
n y a plus; en se référant à la formule que nous avons donnée de la Trinité, on s'expliquerait facilement, par la valeur même des idées que représentent ces noms de Fils et de Père, comment le déisme Arien ou Mahométan pouvait bien être une source momentanée de vie pour les peuples barbares qui l'adoptèrent, mais comment cette vie devait rapidement s'épuiser, et les laisser retomber dans l'immobilité pour finir par disparaitre i et coomient, au contraire, l'idée dq Verbe de Dieu pouvait seule être UQe source de vie et de régénération pour le monde Romain plus avancé, et d'une vie plus forte, plus persistante, plus progressive, et finalement victorieuse. Mais il suffit que nous ayons
iM DE LA DDCTRUHE DE LA PERFECTIBILITE.
tfMlh|ué ce gnmd purtige da monde entre deax flhrisUflEiliBmei, le (SbrigtiMisnie de 1 Empire Rotmia, qn éû efflelt détint l'QiliÉe Ifa»meine, et le Cbristiantsme des Bnrbares, qui nous parait te dmMr en deux tranclieft, rAriuiisme et le M atlométième.
Pour Doos résumer sur ce point, Tidée de rincaiiMÉioB do Verbe éternel de Diea dans la personne de Jé8iis4]hriBt> l'idée du Dieii4ionraie, ▼rai Dieu et Trai homme, comme ne cessent de le répéter i tontes léMs pages les Pères orthodoxes de l'ÉgliBe, fut è k fois la faaee de tonte la constmctioD du passé historique et traditionnel dn Cbrietiarasme, is centre de formation de tons ses antres dogmes, la source de ses sym^ boles et de son culte, coamie aussi la cause de sa ipropagation pan» les Gentils et de sa Yictoire mf le Polythéisme. Cesi Traimait de œ doigme fondamental qu'il faut entendre la làaaense devise dn i gta r MÉ i de Constantin : In kêc êigno irinee». La cnÉx déponiltée de riiemroe^ Dieu, comme les Ariens osèrent le faire, la croix «ue et ne présentant plus le Verbe de Dieu à adorer, ne pouvait obasiger ni modifier le ^eux monde.