PARTIE I, CHAPITRE IV. SSj
dans cette espèce , radjudication devrait donner lieu au retrait li^ager, quoiqu'elle nV donne pas lieu dans la précédente. Néanmoins, il faut déciaer que, ni dans Tune ni dans Tautrc espèce j il n'j a lieu au retrait lignager au profit de la famille du mari. La raison est que , ni dans Tune ni dans l'autre espèce , la licitation ne peut passer pour une véritable vente que les héritiers du mari fassent de leur portion. Si , dans la seconde espèce, il j a lieu au profit de lots et ventes pour les portions que ce tiers acquiert par la licitation , ce n'est pas qu'il acquière ces parts des héritiers du mari , et que la licitation soit uni vrai titre d'acquisition
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que la vente d'une part indéterminée , et ne donnait ouverture au profit que pour une part, devient, par la licitation, la vente du total de l'héritage , et doit par conséquent donner ouverture à un pfofit entier qui est dû au seigneur , sous la déduction de ce qu'il a déjà reçu lors de la vente de cette part.
J Vil. Des actes qui contiennent la re'solutiap d'une vente, plutôt qu'une
vente.
1 14> Les actes, qui contiennent la résolution d'une vente plutôt qu'une nouvelle vente , ne doivent pas non plus donner lieu au retrait, de même qu'ils ne donnent pas lieu aux droits seigneuriaux. Par exemple, si mon père étant mort avant que de payer le prix d'un héritage qu'il avait acheté, j'ai convention avec le vendeur qu'il rentrera dans son héritage , et qu'il me tiendra quitte du prix ; mes parcns ne pourront prétendre droit de retrait lignager contre ce vendeur, cet acte n'étant pas une nouvelle vente que je lui en ai faite , mais une simple résolution de celle qu'il avait faite à mon père ; vo^'ez l'article lia de la Coutume d'Orléans, et l'explication que nous en avons donnée en notre Introduction au titre des fiefs, /z. i3i et suii*.
ti5. Par la même raison, si mon père avait acheté un héritage sous faculté de réméré portée par le contrat de vente, le réméré, qu'on exercerait sur moi, ne donnerait pas a mes parens droit de retrait lignager contre le vendeur ou autre ayant ses droits, qui exercerait le. réméré; car ce réméré, que je souffre, n'est pas une nouvelle vente que je fais de cet héritage, mais l'exécution d'une clause résolutoire portée au contrat de vente qui m'en avait été faite; voyez l'article ï*h de la Coutume d'Orléans, et no9 notes*
Il en serait autrement , si mon père avant acheté de >'ous pu-