‹ Œuvres de Pothier (volume 2)Chapitre 54 sur 324 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Des obligations du vendeur, résultantes des clauses particulières

du contrat.

Ce qui est exprimé par le contrat touchant ki quantité, la qualité de la chose vendue, le temps elle Heu de la tradition, forme des engageinens dans la personne du vendeur.

Nous avons déjà parlé, dans la première partie, du temps et du lieu ; il nous reste à traiter des clauses qui concernent la quantité et la qualité de la chose vendue. Nous traiterons aussi ne rengagemer

qu'il sera tait emploi au pi

ne l'engagement, que contracte le vendeur dans les \ entes à l'essai , et de la «•lause nu il sera fait emploi du prix.

AUTi'rr.n themier.

De la quantité de la clr-^se venifir.

^.'h. Lorsque la chose vendue se trouve d'une moindre contenance que celle exprimée par le contrîit, le vendeur est obligé envers 1 acheteur de lui faire raison de ce défaut de conlenance, comme si, par exemple, en vendant une métairie on a exprimé qu'elle était de trois cents arpens de terres labourables, et qu'il ne s'en trouve que deux cent cinquante; si l'on a vendu une cuve comme étant de la contenance de quinze pièces de vin , cl qu'elle n'en contienne que douze.

a 5a. Pour connaître si le vendeur a rempli à cet éi»ard ses engagemens, il faut savoir ce qui doit être compris dans la contenance exprimée par le contrat : il faut tenir pour règle qu'on ne doit comprendre dans la contenance que ce qui fait partie de la chose vendue, à moins qu'on ne soit convenu du contraire. C'est pourquoi , si l'on m'a veudu un champ qu'on a déclaré être de dix arpens, et que ce champ soit traversé par un chemin public , quoique le chemin soit renfermé dan.s le champ, néanmoins il ne ^^•""TÉJl point être compté dans le mesurage du eoamp , et le champ

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