‹ Œuvres de Pothier (volume 4)Chapitre 15 sur 167 · DE M. POTHIER. A \ X · texte numérisé non relu

DE M. POTHIER. A \ X

Pour faire sentir l'étendue et le prix du travail de M. Polluer, il est nécessaire de donner une idée de cet ouvrage. La loi des Douze Tables fut chez les Romains la base du droit ci-

ouvrage, et lui rendait compte de l'avancement de son travail. On le voit par des réponses qui y sont relatives.

« Je vois avec plaisir la persévérance avec laquelle vous continuez dfr

« travailler à un ouvrage aussi vaste et aussi pénible que celui dont vous avci « déjà fait une si grande partie. Je me reproche depuis longtemps le silence que « j'ai gardé sur les derniers essais que vous m'en avez envoyé ; mais outre que le « temps de vous écrire sur ce sujet, comme je l'aurais désiré, m'a manqué, je « crois qu'il vaut mieux vous laisser avancer votre travail, dont j'ai été fort con- « tent, parce que les remarques qu'on pourrait y faire seront mieux placées « quand vous en serez à la révision de tout l'ouvrage. Il serait à souhaiter que « vous pussiez avoir des adjoints capables de diminuer vos peines en les parta- « géant.... Vous me ferez plaisir de me marquer de temps en temps en quel élat « sera votre ouvrage. — 1er janvier 1739. »

« Je n'ai pu trouver plus tôt le temps de répondre à la lettre que vous m'ave» a écrite pour m'informer du progrès du giand ouvrage que vous avez entrepris : « j'y ai vu avec plaisir que vous le suivez avec une application et un courage in- « futigables. Les analyses que vous voulez mettre à la tête de chacun des titres, « pourront être d'une grande utilité pour les jeunes gens; elles formeront comme « des éléments de toute la jurisprudence civile. Vous en profitez le premier, par '< les vues que ce travail vous donne pour perfectionner encore plus ce que vous « avez déjà fait. Il serait effectivement à désirer que vous trouvassiez quelqu'un « qui pût vous soulager à l'égard des notes.... Je ne saurais trop louer la con- « stance et la diligence avec laquelle vous continuez à vous livrer à un travail si « pénible et si immense, ni trop vous assurer de l'estime, etc. — 23 août 1740.

« Vous prendrez la peine de me marquer à quoi montera la dépense néces-

« saire pour la copie que vous voulez faire faire de votre ouvrage. — 10 juin 1741. »

M. Polhier fit un voyage à Paris en 1742; c'est ce qui paraît par la lettre suivante : « J'ai remis votre premier mémoire entre les mains de M. d'Argenson, qui « n'est pas moins disposé que moi à vous procurer toutes les facilités dont vous « pouvez avoir besoin pour l'impression du grand ouvrage que vous avez presque (( achevé avec un travail infatigable. 11 doit m'en rendre compte demain ; et si « vous voulez venir chez moi à Paris mercredi matin, je serai en état de vous « faire une réponse plus précise. — 3 mais 1712. »

M. Polhier répandit son Prospectus en 1744, et reçut cette lettre de M. le chancelier à ce sujet : « Je reçois avec plaisir le Prospectus que vous m'avez ence voyé du grand ouvrage que vous avez entrepris. Vous savez combien j'en ai « approuvé le dessein et les différents essais que j'en ai vu. Le dernier que vous « avez fait imprimer, achève de me donner une idée avantageuse de votre travail ; « et la forme de l'impression et du caractère me paraît fort convenable.... J'aurai « soin de la faire annoncer dans le Journal des Savants, pour vous procurer « promptement le plus grand nombre de souscriptions au'il sera possible. Klles TOM. II. C

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encore fixée invariablement, ili annonçaient pat leon menremenl de leur magistrature, les principes sur lesq posaient déjuger.

Los formules inventées pour la poursuite d . formèrent

core une autre partie du droit civil, qui devînt si que

CScéron se plaignait déjà de son temps de sa trop grande étendu»*.

Quels prodigieux accroissements ne prit-il pas deptns, auu seule ment par les aénntus-eonsultes qui, sous Til e de M,

ei par les constitutions des empereurs, mais beaucoup plus encore par les dérisions. les eonsultatiomi et les outrages des jurisconsultes. Ce

lut SOUS les empereurs que parurent Trebatr S ibî-

nus, Ptoculus, Julien. Africanus, Caîus, Scsevola, Papinien, Paul, Urpîen, Aquila, et tant d'autres qu'il serait trop long de nommer. Leurs décisions n'âvaîeni pas force de loi par elles-mêmes, mais «-Iles a\ aient

rtequis par l'usage une grande autorité : consultées et suiwes dans les jugements, clies passaient pour droit non écrit.

« ne SS feraient pas attendre longtemps, -i Pempres$ement du public répondait « toujours au mérite ûc< ouvrages. — 6 décembre 171 ». »

« Je ne doute pas que vous n'employiez celte annexe aussi utilement (rue

« le> autres li achever el à faire imprimer ce grand ouvrage qui vous occupe de-

<( puis si longtemps, et qui me parait être très bien reçu dans le publie Si les

« deux tities. de Verborum signifieatione et de Divertie reguli: juris anliqui, « sont entièrement finis de v Ire part, je serais bien aise que vous prissiez la peine « de me les envoyer, ou de me les apporter quand vous aurez occasion de venir à « Paris, parce que j'ai quelques \ues sur ces deux titres, dont, je crois, vous pour- « riez profiter pour leur donner toute la perfection nécessaire, si vous ne l'avez »c pas déjà fait. — lOjavnier 17i5. »

(l) Les lois particulières et les plébiscites qui furent portés sons la république jusqu'au tem; iste. ne formaient pas une augmentation considérable.

(*) Jus pvudcnlum mterprttaiione, tel dispu(alio7\e fori introduclum.

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