‹ Œuvres de Pothier (volume 4)Chapitre 28 sur 167 · NOTICE SDR CETTE ÉDITION · texte numérisé non relu

NOTICE SDR CETTE ÉDITION

Après cet éloge aussi complet que mérité de Pothier, le lecteur ne doit pas attendre de nouveaux détails sur la vie de ce célèbre jurisconsulte -, ses traités sur presque toutes les parties du droit français, et ses œuvres qui sont ajuste titre considérées comme la collection la plus complète et la plus méthodique de l'ancien droit, ont placé le nom de Pothier au-dessus de tout éloge : tout ce que nous ajouterions à sa louange serait superûu et pourrait peut-être affaiblir les douces et agréables sensations que l'on a éprouvées en lisant l'éloge qui précède.

Nous dirons cependant, avec une profonde conviction, que jamais homme voué a l'étude du droit ne réalisa plus complètement que Pothier cet le belle définition du jurisconsulte : vir bonus jurisque peritus; on peut lui appliquer ce que Cujas, dans son admiration, disait de Papinien : Si jus piumque christianis esset, illius aram opima imbueret hostia.

Nous devons faire connaître au public le but que nous nous sommes proposé dans cette nouvelle publication des œuvres de Pothier. Nous disons : Publication des oeuvres de Pothier, car ce n'est point un commentaire, mais une nouvelle édition.

Entreprendre de commenter, de paraphraser Pothier, nous eût paru un projet aussi inutile que ridicule. L'auteur qui, par son laconisme, impose au lecteur de fatigantes méditations, ou qui, dégageant péniblement sa pensée, laisse du vague, de l'obscurité, et oblige, après une ' lecture sérieuse, à rechercher ce qu'il a voulu dire, a seul besoin d'explications, de développements, de commentaires.

Mais rien de plus clair, de plus détaillé et de plus facile à comprendre que les traités de Pothier : on reconnaît facilement, en le lisant, le professeur éminent qui, obligé d'expliquer les premiers éléments pour se faire entendre, s'occupe uniquement des autres et jamais de lui-même *, qui sent que la tâche la plus difficile, mais la plus profitable, est de

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savoir descendre jhm|u .1 *es c|e\es, plutôt que dr ri i .•!<•»( m»'

prématurément monti jn qu .1 lui : -■« • •• ni- mil le < n.-n i»-n

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.1 [m>i 11 ainsi dire popularise In science dit droit: quiconque ne romprcnd pas sps admirables traites -1 méthodiques dans l'exposition et la distribution, -1 limplei el -1 < l«in« nl.ni «- cl.iu^ 1rs «li* s « i |> ment*, ne

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Potbier 1 eu le rare avantage de rédigei en 1 iode partie

cl, par anticipation, la législation « I « - son p > autres

Etats de I Europe : 1 unaii peu! êlre, < bei au< un peuple, les écriti 'I un auteur d*odI autant servi de guide au législateur que les nunresde Pothier aux rédacteurs du i lepeutdooei bon

droit être considéré comme le premîei cl plus sûr commentateur de dos lois nouvelles •, el s il es( frai que l'étude dû droit romain cessaire pour comprendre le droit Ira m ûs, il est encore tain que

la leclun railés de Pothiei est indispensable pour entendre le (

civil et pour saisir le rentable sens d an grand nomb - sartii

Toutefois, les graves événements: survenus en I sur la fin

du 1S siècle et au commencement de celui-ci, ont amen< ands

changements dans lé droit public et , par une conséquence saire,

dans le droit privé.

Les nouveaux législateurs ont respecté, comme le disait M. Porto-

lis, dans les lois publiées par nos assemblées nati Itères civiles, toutes ceites qui sont liées aux grands 1 li rés dans Tordre politique, ou <jui, par eHes-mêiues, ont paru évidemment préférables a des institutions usées et défectueuses.... Us ont fni» une espèce de transaction entre le droit écrit et les coutumes; toutes les rois qu'il leur a été possible de concilier leurs dispositions ou de les modifier les unes par les autres, sans rompre l'unité du systèm sans choquer l'esprit généra! , ils ont cru utile de conserver tout « e qu'il n'était pas nécessaire de détruire.

Pour ne pas tomber aujourd'hui dans de ! en Rsànt

Pothier, il est donc indispensable d'avoir égard à ces changera opérés par la nom elle législation : il ne faut prendre pour règle dans ses ouvrages que ce qui n'a point été abrogé OU modifie : autant l'étude de cet auteur sera utile, si elle a lieu avec circonspection, autant elle pourrait être dangereuse pour celui qui s'y livrerait sans discernement.

Notre travail a eu principalement pour objet de prémunir le lecteur contre toute méprise, en lui indiquant les dispositions abrogées, modifiées ou conservées; et afin de rendre cette séparation ou distinction plus facile et plus sûre, et pour (pie chacun puisse, par soi-même, apprécier et juger en connaissance de cause , nous avons reproduit ! S

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