‹ Œuvres de RabelaisChapitre 10 sur 231 · XVI VIE DE RABELAIS · texte numérisé non relu

XVI VIE DE RABELAIS

salut amical pour l'avocat fontenaisien Hilaire Goguet*. Cette lettre de trois pages représente toute sa part de collaboration (3 juin 1532). Un mois après paraissent les Aphorismes, accompagnés d'une épître à Geoffroy d'Estissac datée du 15 juillet, contenant des détails sur le cours de l'auteur à Montpellier et ses rapports avec Gryphe : (( L'imprimeur vSébastien Gryphe, dit-il, d'une habileté consommée et d'une grande instiTiction, ayant vu mes notes, me sollicita vivement de les laisser mettre au jour pour la commune utilité des étudiants. Cet imprimeur avait depuis longtemps l'intention de donner une édition de ces anciens livres de médecine, avec la diligence presque incomparable qu'il apporte à tout ce qu'il fait. Il ne lui fut pas difficile d'obtenir ce que j'étais tout prêt à accorder. Ce qui fut difficile et laborieux fut de disposer les textes et les annotations en forme de livre élémentaire^. »

C'est encore à un de ses amis du Poitou, Amaury Bouchard, devenu maître des requêtes du roi, que Rabelais dédie son troisième ou\Tag3 savant, son Testament de Lucius C:ispidiiis (4 septembre), sans s'apercevoir, pas plus d'ailleurs qu'aucun de ses contemporains, qu'il réimprime une facétie du xv^ siècle imaginée par Jovianus Pontanus'. Il convient néanmoins qu'il n'a pas eu le document en mains : « J'ai vu bien des gens qui prétendaient avoir dans leur cabinet le manuscrit original, mais je n'ai jamais pu voir personne qui me l'ait montré. » Toutes ces dédicaces latines, en belles périodes cicéroniennes, paient la dette de l'écrivain envers les protecteurs de ses années de moinage*.

C'est à ce moment (septembre-octobre 1532), que se place un vo3^age du grand Tourangeau en Chinonais, son « pays de vache », où il vient s'informer « si en vie estoyt

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