‹ Œuvres de RabelaisChapitre 11 sur 231 · VIE DE RABELAIS XVII · texte numérisé non relu

VIE DE RABELAIS XVII

parent » sien « aulcun » ^ Il en rapporte les éléments de son immortel Gargantua.

Avant de quitter Lyon, Rabelais a remis vraisemblablement à l'imprimeur Claude Nourry le manuscrit d'un ouvrage intitulé « les Horribles et espouvantahles faictz et 'prouesses du très renommé Pantagruel... composez nouvellement par maistre Alcofrybas Xasier (anagramme de Françoys Rabelais). L'idée lui est venue d'écrire ces divertissantes aventures en voyant le succès prodigieux d'un livret de colportage, les Grandes et inestimables cronicques du grant et énorme géant Gargantua^, qui cette même année 1532, au moment sans doute des foires d'août, s'est vendu à un nombre considérable d'exemplaires, « plus en deux moys qu'il ne sera acheté de bibles en neuf ans ))3. Rien n'autorise à croire, cependant, que l'opuscule sorte de sa plume, ni qu'il en ait même revisé Tassez piètre rédaction. Il en constate la vogue incroyable : il ne dit nulle part qu'il en est l'auteur.

Pantagruel procure-t-il à son auteur une gloire littéraire immédiate? On en peut douter. Bien peu sans doute, en dehors d'un petit cercle d'amis lyonnais, savent à quoi s'en tenir sur le pseudon^Tne de maître Alcofrybas. Le bénéfice même de cette entreprise de librairie et de quelques autres de moins bon aloi, telles que la PantagruélinePrognostication et VAlmanach pour Van 1533, va sans doute, selon l'usage du temps, beaucoup plus à l'imprimeur qu'à l'auteur. En revanche, les publications savantes, aujourd'hui plus sévèrement jugées, lui procurent des avantages sérieux et immédiats. Au mois de novembre 1532 les conseillers de i'Hôtel-Dieu de Lyon le prennent pour médecin aux gages

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