‹ Œuvres de RabelaisChapitre 28 sur 231 · VIE DE RABELAIS XXXV · texte numérisé non relu

VIE DE RABELAIS XXXV

En juillet 1538, Rabelais assiste à Aigues-Mortes à l'entrevue de François I^^ et de Charles-Quint. C'est un savant magistrat de Nîmes, Antoine Arlier, qui l'écrit à Etienne Dolet^. Dans cette prolixe et élégante épître, — agrémentée de l'éloge de V Epigrammatwn Ztè^r où Dolet remercie Arlier d'avoir contribué à lui faire obtenir sa grâce en 1536, — deux noms seuls sont cités parmi la foule des grands personnages qui ont accompagné le roi et sont remontés avec lui à Lyon : Christophe Richer, — humaniste, voyageur et diplomate, ami de Marot, de Bourbon, de Ducher — et François Rabelais : « Sed neque qui cum rege Lugdunum profecti sunt, inter quos tui amantissimos multos cognovi, Rabelesium, Richerium et id genus centuriam, te insaluto arbitror discessisse... »

Ce jalon posé, nous perdons notre personnage de vue pendant deux ans. Mieux vaut en convenir que de tenter de remplir par des conjectures l'intervalle de juillet 1538 à juillet 1540. Entre toutes les hypothèses : résidence à Saint-Maur, où le cardinal songe à bâtir, voyage en Chinonais, où le 14 août 1539 intervient un nouveau partage de la succession d'Antoine Rabelais 2, séjour à Turin, auprès de Guillaume du Bellay gravem.ent malade, retour enfin à Montpellier et dans le midi de la France, la plus simple est encore la meilleure : Rabelais reprend à Lyon sa clientèle médicale. Le fait d'avoir été choisi comme patron à Montpellier par un étudiant lyonnais. Guide Bellaisius, le 13 août 1539, n'implique pas nécessairement sa présence à la Faculté.

En 1540, l'auteur de Gargantua est au service de Guillaume du Bellay, seigneur de Langey, frère aîné du cardinal et vice-roi du Piémont depuis 1537. Sa présence à

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