‹ Œuvres de RabelaisChapitre 7 sur 231 · XII VIE DE RABELAIS · texte numérisé non relu

XII VIE DE RABELAIS

aise en même temps de mettre une quantité raisonnable de lieues entre sa précieuse personne et Vin face de Fontenay-le-Comte, ait poussé une pointe aussi loin. C'est à Lyon, en 1525, qu'il aurait obtenu du pape Clément VII rindult mentionné dans le bref de Paul III en 1536^ l'autorisant à passer dans l'ordre de Saint -Benoit et à se faire admettre à l'abbaye de Maillezais, avec faculté de recevoir des bénéfices ecclésiastiques. Si cette conjecture est fondée, on s'explique plus aisément comment, en 1530, l'arni de Budé se trouve dès son arrivée à Lyon accueilli à bras ouverts par les imprimeurs. Il avait déjà noué des relations dans la ville cinq ans auparavant.

L'induit obtenu, voilà Rabelais libre de poursuivre ses études. Sans doute les bénédictins n'ont pas encore tourné leur activité du côté des recherches historiques. Mais on n'y fait pas vœu d'ignorance et au pis aller la magnifique abbatiale de Maillezais vaut bien le pauvre couvent de Fontenay. D'ailleurs tout porte à croire que maître François n'y fait guère résidence. Au heu du cloître, il fréquente surtout la maison de l'abbé, qui se trouve être justement Geoffroy d'Estissac. Le prélat l'a pris « à son service », en attendant l'occasion de le pourvoir d'un bénéfice :

A ce moyen te print Pour le senàr, dont très grant bien te vint. Tu ne pouvois trouver meilleur service Pour te pourvoir bien tost de bénéfice^.

Jean Bouchet, le procureur-poète, qui nous renseigne £1 bien sur la vie qu'on mène à Ligugé (Vienne), dans le

I. Cf., T. I, p. Liv., • Exponi siquidem nobis nuper ff cir,U quod alias postquam felids recordationis Clemens Papa VU .. i.

3. Cf T. II, p. 378, Epistre responsive àudict BoucArf. A I<'îtr&nc,R.E.Ïl..\li,4ii.

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