DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
SERMON PREMIER
Sut ces paroles du psaume lxxxiv, 10, il : Afin que la gloire lutàite sur notre Serre.
3. Afin que la gloire habite sur notre terre% la miséricorde et la vérité se sont rencontrées, et la justice et la paix se sont embrassées. Notre gloire, dit l'Apôtre , c'est le témoignage de notre conscience1. Tel n'est pas le témoignage que le pharisien superbe se décernait dans une pensée d'erreur et d'adulation, témoignage faux*. Celui dont il s'agit vient du Saint-Esprit qui le rend à notre propre esprit. Or je crois que ce témoignage consiste en trois choses. Premièrement il faut croire que vous ne pouvez obtenir la rémission de vos péchés que par l'indulgence divine : secondement que vous êtes incapables de toute bonne œuvre si Dieu ne vous donne de la faire : enfin que vous ne sauriez mériter l'éternelle vie par aucune de vos actions, si cette vie ne nous est gratuitement accordée. Car d'un être conçu d'un germe immonde qui peut faire un être pur, sinon celui qui est pur3 ? Une chose faite ne peut pas n'être pas faite : toutefois, si Dieu ne l'impute pas, elle sera comme n'ayant pas été faite. C'est ce que le prophète considérait quand il disait : Heureux l'homme à qui Dieu n'a vas imputé de péchék. Quant aux bonnes œuvres il est certain que personne ne les a de lui-même. Car si la nature intègre a été impuissante à rester debout, ne sera-t-elle pas moins capable de se relever de la corruption où elle est tombée ? Il est incontestable que toutes choses tendent à revenir à leur origine, autant que cela est en elles, et que telle est leur pente naturelle. C'est ainsi que créés et tirés du néant, si nous sommes laissés à nous-mêmes, nous
•"Il Cor. i, 12. — » * Luc xyiii, 11, 12. — » Job xiv» 5— * Pfc «xi, 2,
inclinons constamment au péché qui n'est que l'absence de l'être.
2. En ce qui touche la vie éternelle nous savons déjà qu'il n'y a aucun rapport entre la gloire future et les souffrances de cette vie. un seul homme les endurât-il toutes. Les mérites de l'homme ne sont pas tels que la vie éternelle leur soit rigoureusement due, ou que Dieu commette une injustice, s'il ne la leur donnait pas. Car. sans rappeler ici que tous nos mérites sont autant dedonsde Dieu qui accroissent pour l'homme ses obligations envers le ciel, au lieu de faire de Dieu notre obligé : que sont-ils donc ces mérites si on les compare à une pareille gloire? Quel meilleur prophète que celui qui a reçu du Seigneur ce remarquable témoignage: J'ai trouvé un homme selon mon cœur1? Pourtant il a eu besoin lui-même de dire à Dieu: N'entrez pas en jugement avec votre serviteur, Seigneur*. Que personne ne se séduise : qu'on y songe Dieneton verra certainement qu'on ne saurait même, à la tête de dix mille hommes, aller à la rencontre d'un adversaire qui s'avance à la tête de vingt mille 8.
3. Mais ces choses loin de suffire sont plutôt le début et le fondement de notre foi. C'est pourquoi si vous croyez que vos péchés ne peuvent être effacés que par celui qu'ils ont offensé, et qui est lui-même inaccessible au mal, vous faites bien. Hais allez plus loin. Croyez aussi que vos offenses vous sont remises par lui. C'est le témoignage que î'Esprit-Saint rend dans notre cœur, quand
' I. Rois xiii, 14 } Act xiii, 22. — » P». CXUi, 2. — * Luc xiv, 31.
il dit: Vos péchés vous sont remis. Aussi l'Apôtre pense que l'homme est gratuitement justifié par la foi1. Et relativement aux mérites, si vous croyez n'en pouvoir posséder que par lui, ce n'est pas assez; il faut que l'Esprit de vérité vous rende le témoignage que vous les avez par lui. Ainsi encore, touchant la vie éternelle, vous avez besoin du même témoignage de l'Esprit qui vous assura que vous n'y parviendrez qu'à l'aide du secours d'en haut. Il vous pardonne vos péchés, il vous procure des mérites, et il les récompense , après en avoir été le principe.
4. Or tous ces témoignages sont pour moi d'une évidence éclatante. Car, en ce qui touche la rémission des péchés, j'ai un argument puissant, dans la Passion de Notre- Seigneur. La voix de son sang est plus retentissante que la voix du sang d'Abel : elle crie dans le cœur des élus la rémission de tous les péchés, car il a été livre nour nos crimes* Nul doute que sa mort ne soit plus puissante et plus efficace pour le bien que nos péchés pour le mal. Mais, touchant les bonnes œuvres, un argument non moins fort c est sa résurrection, puisqu'il est ressuscite pour notre justification1. Le témoignage relatif h l'espérance de la récompense, c'est son ascension, puisqu'il est remonté au ciel pour notre glorification. Vous trouvez ces trois choses dans les psaumes où il est "dit: Bienheureux l'homme à qui Dieu n'a imputé aucun péché*. Et ailleurs: Heureux V homme qui trouve son secours en vous \ Et ailleurs encore: Heureux celui que vous avez choisi et pris: il habitera vos parvis*. Voilà la gloire véritable, la gloire qui habite , parce qu'elle vient de celui que la loi j.uu habiter en no» cœurs. Mais les fils d'Adam , avides de la gloire que les hommes se donnent mutuellement, repoussaient la seule gloire qui vient de Dieu : et ainsi en poursuivant la lugitiva gloire du dehors, ils lavaient non en euxmêmes, mais plutôt dans les autres.
5. Voulez-vous savoir d'où dérive pour l'homme la gloire qui habite en lui ? Je le dis rapidement, car j'ai hâte d'arriver à mon but qui est tout mystique. C'est, en etfet, le seul côté que je voulais examiner dans les paroles du prophète : mais je me suis trouvé entraîné à un commentaire moral par la rencontre de ce texte de l'Apôtre relatif à la gloire intérieure et au témoignage de la conscience. Cette gloire habite donc ici, sur no-
* Rom. m, 28. — * Rom. iv, 25. — » Ps. «xi 2. — • Id. ixxxiu 6. — ■ Id. lxiv, S.
tre terre, quand la miséricorde et la vérité viennent à votre rencontre et quand la justice et la paix s'embrassent. En effet, il est nécessaire que la vérité de notre cou Cession (a), vienne au-devant de la miséricorde et de ses avances, que nous cherchions la sainteté et la paix sans laquelle nul ne recevra Dieu. Une âme est-elle touchée de componction; c'est la miséricorde qui la prévient: mais elle n'entrera pas en elle, que la vérité de la confession n'accoure à sa rencontre. J'ai mché contre le Seigneur, dit le même David au prophète Nathan qui lui reprochait un homicide et un adultère. Et te Seigneur a transporte votre pèche loin de vous, dit le Prophète1. Voilà donc la rencontre de la miséricorde et de la vérité. Et cela afin que vous vous écartiez du mal. Maintenant pour que vous pratiquiez le bien, chantez, chantez en chœur, afin que la mortification de votre chair, les fruits de la pénitence, les œuvres de jutice se réalisent dans l'unité et la concorde (puisque l'unité de l'esprit est le lien de la perfection), que vous marchiez sans incliner ni à droite, ni à gauche. Il en est dont la droite est une droite d'iniquité. Ce pharisien, dont nous avons parlé plus haut, n'était pas comme le reste des hommes*. Mais il s'est rendu un témoignage, et un témoignage faux. C'est à celui en qui la miséricorde et la vérité se sont rencontrées, en qui la justice et la paix se sont réconciliées de se glorifier sûrement : touteiois qu'il se glorifie en celui qui lui rend tèmoignaire, dans l'esprit de vérité. 6. Afin que tu gloire habite en notre terre, u miséricorde et la vérue se sont rencontrées ; ta justice et la paix se sont embrassées. Si un fils sage est la gloire de son père, personne n'étant plus sage que la sagesse même, il est clair que la gloire du Père c'est le Christ, force et sagesse de Dieu. Les prophètes avaient mille fois et en mille manières annoncé 8 qu'il se rendrait visible sur la terre, qu'il converserait avec des hommes. En quelle laçon ces oracles sortis des lèvres prophétiques se sont-ils réa es, et comment la gloire a-t-elle habité sur notre terre ? Le Psalmiste l'indique en ces termes, comme s'il disait plus clairement: afin que le Verbe se fît chair et habitat au milieu de nous, la miséricorde et la vérité se sont rencontrées, et la justice et la paix se sont embrassées. GrandMystère,mesfrères,dignedetoutenotre
(a) Conversion, selon une autre version.
1 II Rois xii, 13. — ■ Luc xvin, il. — * Hébr. i, i.
SUR LA FETE DE L'ANNONCIATION
étude, si l'intelligence n'était impuissante à le sonder, et si les expressions ne faisaient défaut à l'intelligence. Cependant je dirai comme je pourrai ce que je sens, ne fût-ce que pour donner à un plus éclairé l'occasion de parler. Mes très-chers frères, il me semble voir le premier homme dès le premier instant de sa création, revêtu de ces quatres rertus, et, comme le rappelle un prophète, paré du vêtement du salut ' . Car l'intégrité du salut repose sur ces quatre conditions, et il est impossible sans elles toutes, surtout parce qu'elles cessent d'être vertus si on les sépare. L'homme avait donc reçu la Miséricorde, comme une gardienne, une servante chargée de le devancer et de le suivre, de le protéger et de le conserver partout. Vous voyez quel nourricier Dieu a donné à son enfant, quel serviteur à l'homme qui venait de naître. Hais il fallait aussi un précepteur à cette créature douée de noblesse et de raison. Il ne suffisait pas de la garder comme on garde une bête ; il convenait de l'élever comme un enfant. Qui donc était plus apte à cette fonction, que la Vente qui finirait par conduire un jour son élève à la connaissance de la Vérité souveraine ? Mais de peur qu'en attendant l'élève habile dans la science du mal ne se rendît coupable du crime d'avoir connu le bien sans l'avoir fait, il reçut aussi la Justice, pour le guider. La main paternelle du Créateur y ajouta la Paix pour le soigner et le charmer ; une double Paix. En lui point de luttes, au-dehors point de craintes : la chair n'avait point de désirs contraires à l'esprit ; aucune créature n'était pour l'homme un sujet de terreur. En effet, il avait librement imposé aux animaux leurs noms, et le serpent lui-même, pour l'attaquer, n'osa pas essayer de la violence ; il recourut à la ruse. La Miséricorde le gardait, la Vérité l'enseignait, la Justice le guidait: et la Paix l'entourait de ses douceurs : que lui manquait-il donc ?
7. Mais hélas ! par une folie qui causa sa perte, cet homme descendit de Jérusalem à Jéricho : il tomba aux mains des voleurs qui, avant tout, nous le lisons, le dépouillèrent V Et n'était-il pas dépouillé celui qui, à l'arrivée du Seigneur, se plaint d'être nu ? Il ne pouvait être recouvert , ou recouvrer les vêtements qu'on lui avait ravis, si le Christ ne perdait les siens. Car comme il ne pouvait retrouver la vie de l'âme que par la mort corporelle de Jésus-Christ, ainsi pour être
1 Ifitfe lxi, 10, — * Luo x, 30.
revêtu de nouveau des dons qu'il avait perdus, il fallait aussi que le Christ fût lui-même dépouillé. Et voyez si ce n'est pas à cause de ces quatre parties du vêtement perdu par le premier et vieil homme, que les habits du nouvel et second Adam ont été divisés en autant de parts. Mais, direz-vous, et cette tu nique sans couture qui n'est pas divisée, mais tirée au sort ? Je vois ici l'image de Dieu qui n'est pas cousue mais innée, mais imprimée dans la nature même, et qui ne peut être ni divisée, ni scindée. L'homme, en effet, a été façonné à l'image et à la res semblance de Dieu: l'image c'est le libre arbitre, et la ressemblance ce sont les vertus La ressemblance a péri ; mais l'homme con serve l'image. Cette image, jusque dans l'enfer, pourra ressentir les atteintes du feu, sans en être consumée ; elle brûlera mais ne sera pas détruite ; on ne la scinde pas, elle est tirée au sort. Partout où l'âme ira l'image suivra. Il n'en est pas de même de la ressemblance: elle subsiste dans l'âme vertueuse: mais l'âme vient-elle à pécner la ressemblance subit une altération lamentable, et l'âme devient semblable aux animaux sans raison.
8. Mais après avoir montré l'homme dépouillé de ces quatre vertus, il convient de dire de quelle manière il fut dépouillé de chacune. L'homme a perdu la justice quand Eve préféra la voix du serpent, et Adam Ja voix de la femme à celle de Dieu. Il leur restait cependant une ressource que Dieu leur suggérait dans son interrogatoire : ils la dédaignèrent pour recourir à des paroles de malice, et couvrir d'excuses leurs péchés. La justice, en effet, consiste, premièrement, à ne pécher pas, et, secondement, à condamner par la pénitence le péché commis. Eve a perdu la miséricorde quand, brûlée des feux de la concupiscence, elle n'écouta ni son intérêt, ni celui de son mari, ni celui de ses enfants à naître, les voua tous à une malédiction terrible et à la nécessité de la mort. A l'indignation divine Adam, de son côté, opposa la femme pour laquelle il avait péché : il semblait vouloir s'abriter derrière elle pour éviter l£ trait. La femme vit que le fruit était agréable à la vue, et doux aux lèvres, et elle avait ouï dire au serpent qu'ils deviendraient comme des dieux. Il est difficile de rompre ce triple lien de curiosité , de volupté et de vanité. Voilà les seules choses que possède le monde : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie. Séduite et alléchée par
ces choses, une mère cruelle est devenue sans entrailles. Ainsi Adam, qu'une coupable pitié avait porté à partager la faute de la femme, refusa d'exercer la miséricorde en subissant pour elle le châtiment mérité. La femme fut aussi privée de la vérité, d'abord en donnant un sens faux à cette parole: Vous mourrez \ puis en disant : de peur que nous ne mourions; enfin, en croyant aux négations du serpent qui lui répondait : Non, cous ne mourrez pas. Adam fut aussi privé de la vérité, quand il eut honte de la confesser, recourant aux feuilles, c'est-à-dire aux excuses pour couvrir sa faute. La Vérité, en effet; a dit : Celui qui rougira de moi devant les hommes, je rougirai à mon tour de lui devant mon Père*. Ils perdirent enfin la paix, et la perdirent sur le champ, parce qu'il n'y a pas de paix pour les impies, dit le Seigneur9. N'avaient-ils pas trouvé dans leurs membres une loi de contradiction, eux qui commençaient à rougir de leur nudité? J 'ai craint, disait Adam, parce que fêtais nu *. Infortuné! tu ne tremblais pas ainsi naguèrcs : tu ne cherchais pas, comme maintenant, l'épaisseur du feuillage, et cependant lu étais dans un état de nudité corporelle.
9. 11 suit de là (selon l'image du Prophète qui a vu ces vertus aller à leur rencontre mutuelle et se réconcilier en un pacifique baiser) qu'une lutte violente s'était élevée • nlrc elles. En effet, la Vérité et la Justice poursuivaient l'homme malheureux : la Paix
t la Miséricorde, moins ardentes, estimaient iti'il le fallait plutôt épargner. Car ces deux if rlus sont sœurs comme le sont aussi les teux premières. D'où il résulta que les unes, persévérant dans leurs idées de vengeance, frappant de çà, de là le coupable, et ajoutant aux souffrances du présent les menaces d'un Mipplicc futur, les deux autres se retirèrent dans le cœur du Père, auprès du Dieu qui 1rs avait données à l'homme. Dieu seul gardait des pensées de paix, au milieu de la désolation qui régnait partout. La Paix ne cessait d'élever la voix; la Miséricorde y mêlait la sienne, et toutes les deux attendrissaient les entrailles paternelles de leurs douces et pieuses plaintes : Dieu rejetterat-il à jamais? Ne s' apaiser a-t-il donc pas? Dieu oublier a-t-il sa miséricorde , et tiendrat~il sa pitié enchaînée par sa colère B ? Il est vrai, longtemps le Père des miséricordes parut dissimuler, pour accorder satisfaction à son amour pour la Justice et la Vérité :
* Gen. ii, 17. — * Luc ix, 26. — * Isaie xbvm, 22» — * Geo* m. ~ *p*, jjcxyJj 8* 10»
cependant les sollicitations de la prière ne restèrent pas infructueuses, elles se trouvèrent exaucées au temps opportun.
10. Mais à ces appels peut-être fut-il répondu : Jusques à quand dureront vos prières? Je suis aussi débiteur de vos sœurs, que vous voyez toutes prêtes à tirer vengeance des nations, la Vérité et la Justice. Qu'on les appelle : qu'elles viennent : conférons ensemble de cette affaire. Les ambassadeurs célestes se hâtent, et à la vue de la misère des hommes, de la plaie cruelle dont ils sont atteints, les anges de paix versaient des larmes arriéres !, comme parle le Prophète. Et qui donc solliciterait la paix, la demanderait avec plus de soin que les anges de la paix? En vertu d'une délibération commune, la Vérité monte à un jour fixe, elle monte jusqu'aux nues : elle n'est pas encore dans tout son éclat ; elle est voilée d'obscurité, le zèle et l'indignation l'enveloppent d'ombres. Et alors il arrive ce que nous lisons dans le Prophète : Seigneur, au ciel est votre miséricorde, et votre vérité s'élève jusqu'aux nues \ Entre elles siégeait le Père des lumières, et chacune lui tenait de son côté le langage qu'elle estimait le plus utile. Qui donc, je vous prie , a mérité d'assister à ce colloque ? Qui l'a entendu ? Qui nous le redira? Peut-être sont-ce là des choses ineffables et qu'il est interdit à l'homme de répéter. Voici pourtant quel paraît avoir été le point capital agité dans cette discussion. La créature raisonnable a besoin de pitié, dit la Miséricorde, elle est malheureuse, elle est profondément misérable. Le temps est Venu d'avoir compassion de son état, qui s'est trop prolongé. La Vérité, de son côté, disait : Il faut accomplir ce que vous avez dit, Seigneur. Il est nécessaire qu'Adam tout entier meure, avec tous ceux qui étaient en lui au jour où ce prévaricateur a goûté le fruit défendu. Pourquoi donc, reprenait la Miséricorde , pourquoi, ô père, m'avez-vous engendrée, si je suis condamnée à périr si vite ? Car la Vérité elle-même sait bien que votre Miséricorde est perdue, qu'elle n'existe plus dès que vous êtes sans pitié. Et l'autre répliquait a son tour : Qui ne le voit ? Si le prévaricateur vient à* échapper à la sentence de mort portée d'avance contre lui, c'en est fait de votre Vérité, Seigneur : elle ne peut subsister à jamais.