‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 3)Chapitre 166 sur 179 · GC · texte numérisé non relu

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fanis jusqu'en nos bras? Au dehors combats ; terreurs au dedans, sollicitudes quotidiennes, soucis de toutes les heures. Mais Idithun a encore une course à fournir; il lui reste une longue route pour monter jusqu'à la montagne du Seigneur, jusqu'à la maison du Dieu de Jacob. Cependant avec des bagages, impossible de passer outre : il faut respecter aussi la vieillesse. Et ici commence la vieillesse, la vieillesse qui se compte par le nombre des vertus et non par celui des années ; la vieillesse qui respire la maturité de la sagesse, le repos, le calme, juste salaire d'un long service.

27. La sagesse, en entrant dans la rou'e du progrès, ne rejette pas la charité ; elle ne l'abandonne pas, elle la développe. Elle éprouve seulement l'ennui d'en traîner, comme on Ta dit, les bagages ; elle dont les efforts tendent à se préparer à d'autres objets et à se disposer à entrer dans la joie du Seigneur. Elle déteste donc tous ces soucis; et si parfois elle se condamne au travail, elle n'aime guère les sollicitudes qu'il entraine. Les forces ne lui manquent pas, elle ne fuit que l'obstacle. Dieu donc, à ce degré du progrès, excitant l'âme sainte et la provoquant à entrer au sein de ses joies, Vous aimerez, lui dit-il, le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces, et de tout votre esprit1.

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