Munies de ces parfums, ces femmes
1 Pi. cvii, 6. — • Homél. pour Pâques. (a) Ou 15* des Petits Sermon».
en chemin pour le sépulcre, confèrent en semble, et disent entre elles : Qui nous ôtera la pierre placée à rentrée du Sépulcre1? Cette pierre c'est, ou la trop grande tristesse, ou la paresse, ou la dureté, qui ferment l'entrée de l'ouïe; c'est en vain que l'âme, la main ou la langue, essaient d'embaumer le mort de quelque parfum qu'elles disposent; car comme il est écrit: Votre oreille a entendu la disposition de son cœur1. Elles voient la pierre ôtée, elles entrent dans le sépulcre; elles apprennent que le mort qu'elles pensaient embaumer est déjà ressuscité. Mais qui leur indique cela? Qui le leur apprend? L'ange même témoin de la résurrection. En effet le visage de celui en qui Jésus-Christ est ressuscité, semble plus joyeux, son regard plus agréable, son entretien plus pur, sa marche plus modeste, et son esprit plus disposé et plus prompt aux bonnes œuvres. Or, toutes ces choses sont autant de témoignages de la résurrection intérieure. C'est ainsi que l'on peut tirer une leçon morale de tous les détails et paroles de la résurrection de Jésus-Christ, comme du linceul trouvé dans le tombeau, de l'apparition du Seigneur en Galilée, et des autres circonstances marquées dans l'histoire évangélique, et dans ce qui s'est passé historiquement dans le chef, retrouver ce qui se renouvelle tous les jours moralement dans son corps mystique.
1 Marc, xvï, 1, 3. — f P*. îx, 17: