‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 112 sur 319 · LETTRE L · texte numérisé non relu

LETTRE L

(Écrite l'an 1128.)

AU UÊME.

Snr le même sujet. Il demande qu'il soit permis à T Arche- ▼èqae d'en appeler au Siège apostoliqae.

Il aurait fallu, si votre autorité l'eût trouvé bon, que la cause du seigneur de Sens fût discutée devant vous, de crainte que, forcé de répondre à ses adversaires en la présence et sous l'autorité du roi qui lui est hostile, Tarchevêque ne passât pour un homme livré à la haine de ses ennemis. Mais, comme on doit attendre avec confiance le bien de tout ce que vous décidez et qu'on doit également s'en tenir inviolablement à ce que vous ordonnez, tout ce qu'il paraît y avoir chez nous de personnes religieuses, ne demandent humblement qu'une chose à votre piété, ô Père : c'est que, si par hasard ce prélat, comme cela arrive d'ordinaire, se sent écrasé sous le regard du puissant, il lui soit permis de se réfugier dans votre sein paternel, ce qui n'a jamais été jusqu'ici, que je sache, refusé à aucun opprimé. Autrement, que le juste Joseph voie ce qui lui reste à faire de l'enfant et de sa mère, puisqu'à présent encore, dans la province de Sens, voici qu'on cherche le Christ pour le perdre ; car, pour exprimer plus manifestement ce qui est, on reconnaît que le roi persécute ouvertement dans l'archevêque sa régularité nouvelle, puisqu'au temps où ce dernier avait une vie et des habitudes mondaines, il voulait l'élever à tous les honneurs et le protégeait complètement contre toute hostilité.

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