A DES RELIGIEUX
11 leur demande de recevoir avec bonté un moine qui lei avait quittés sans permission et qui revenait.
Nous VOUS renvoyons le frère Lambert; c'était encore sur quelques points un esprit flottant, quand nous l'avons accueilli; mais il est maintenant devenu constant, grâce à vos prières
^ 1 r..ir., xm, 5. — • Acl., xx, 35. — » Matth.. v, 3.
pour lui, et nous ne pensons pas qu'il soit encore travaillé par aucune de ses anciennes inquiéludes. Nous nous sommes informés avec soin de la cause de son arrivée, du mode et des motifs de son départ; il nous a paru avoir une intention irrépréhensible, mais des motifs insuffisants pour s'en aller de celte façon, c'està-dire sans permission. Nous avons pris de là prétexte pour lui faire de justes reproches, et après l'avoir réprimandé comme il fallait et ratTermi sur les points où il chancelait, nous l'avons décidé à s'en retourner. Nous vous prions, bien-aimés frères, d'être indulgents pour la présomption de ce frère qui vous revient; car cette présomption, comme vous le voyez, est assez simple et sans malice. Il n'a dévié ni d'un côté ni de l'autre, mais il est venu en droite ligne à nous, qu'il savait assurément être les serviteurs de votre sainteté, les amis très-sincères et les émules très-fidèles de votre religion. Vous qui êtes spirituels, accueillez-le donc dans un esprit de douceur: que la charité se manifeste à son sujet et que sa bonne intention vous fasse excuser sa mauvaise action. Bien plus, retrouvez avec joie celui dont vous pleuriez la perte et que l'allégresse de ce prompt retour de votre frère dissipe la tristesse que sa fuite et sa faute avaient fait naître. J'espère aussi de la miséricorde du Tout-Puissant que cette conversion apaisera le courroux que ce départ irrégulier a provoqué.