LETTRE CXVII
A LA MÈHB.
n lone sa gaité dans le service de Dieu, et lui témoigne la désir qu'il a de la voir.
La paix de votre cœur a jeté le mien dans les délices. Je suis joyeux d'avoir appris votre joie, etl'éclatde votre gaieté rend entièrementlasantc à mon âme. Certes, cette joie n'a rien ni de la chair ni du sang, puisque devenant d'illustre humble, de noble obscure, de riche pauvre, vous vivez privée des consolations que vous donnaient un frère, un fils, une patrie. Aussi ce qui a surgi de gaieté en vous vient assurément du Saint-Esprit. Vous avez enfin enfanté l'esprit de salut, conçu depuis longtemps sous la crainte «de Dieu, crainte que l'amour bannit aujourd'hui. Oh I que j'aimerais mieux vous
l'attira de nouveau, et elle sortit du monastère. Geoffroy, abbé de Venddme, la détermina à y rentrer. (Voy. Vie de saint Bernard, ^nEmàiûf liv. il, cbap.6;lettre deGeoIfiroy,liv.v, let. 23.)
entretenir de ces choses que de tous les écrire de loin 1 Croyez-moi, je m'irrite contre mes occupations qui bien fréquemment, ce me semble, m'empêchent de vous voir, et je me réjouis des occasions qui parfois paraissent me le permettre. Certes, elles me sont rarement données, mais par leur rareté même, je l'ayoue, elle me sont chères ; car il yaut encore mieux TOUS Toir quelquefois que pas du tout. J'espère bientôt me rendre auprès de tous et déjà je goûte par aTance la joie pleine que je Tais éprouTcr.