AU DUC ET A LA DCGHESSB DE LORBAINB
Il les remercie des impôts dont ils loi ont fait remise ; mais il les prie de veiller à ce que l'action de leurs ministres ne vienne pas entraver leur faveur.
Au duc et à la duchesse de Lorraine, Bernard, abbé de Clairvaux : qu'ils goûtent mutuellement le charme de leurs tendres et chastes caresses, de telle sorte que Tamour du Christ remporte seul dans le coeur de chacun d'eux.
Depuis que nous aTons commencé dans nos besoins à euToyer sur Totre territoire, nous aTons toujours trouTé grâce et bieuTeillance doTant Totre Dignité. Vous aTcz libéralement donné des marques de Totre générosité à tous les nôtres, toutes les fois que cela a été nécessaire. Vous aTez remisTolontiers auxToyageurs le droit de passage, et aux marchands les quelques autres droits qui pouTaient tous être dus par eux. Pour tout cela Totre récompense sans nul doute sera grande dans les cieux, si nous croyons Trai ce que le Seigneur promet dans l'ÉTangile : Tout ce que vous avez fait à l'un de mes petits, vous t'avez fait à moi-même '. Mais comment permettez-Tous que tos ministres redemandent ce que tous aTez donné ? Il y Ta de Totre honneur et de Totre gloire, qu'aucun des Tôtres n'ose réclamer ce qu'il TOUS à plu de donner pour le salut de tos âmes. Si donc, ce qu'à Dieu ne plaise I tous ne TOUS repentez pas de tos bienfaits, si l'un et l'autre tous aTez pour agréable que nous conserrions comme auparaTant ce dont Totre bieuTeillance nous a souTcnt gratifiés, ordonnez que cette concession soit maintenue fermement et d'une manière assez inébranlable, pour que nos frères ne redoutent plus d'être inquiétés à ce sujet par aucun de tos ministres. Autrement nous ne refusons pas de suiTre l'exemple de Notre-Seigneur qui ne
< Simon et Adélaïde. Celle-ci, touchée des conseils de saint Bernard, prit le voile dans un monastère auprès de Dgon. (Voy. les lettres de son fils, le duc Mathieu, éditées par Chifllet en 1679.)
* Matth., XIV, 40.
. dédaigna pas de payer le cens pour lui-même ^ ; nous sommes prêts à rendre volontiers à César ce qui est à César, à payer Fimpôt à qui est dû l'impôt, le tribut à qui est dû le tribut " : sur^ tout puisque, d'après T Apôtre, nous devons moins rechercher vos dons que votre propre avantage *. '