AU CLERGÉ DB MILAN
Il félicite le clergé de MiliD, par les soins duquel la ville, abandoimuit le schisone d'Auaclei, était rentrée dans l'unité de l'Église.
Soyez bénis du Seigneur, vous qui par votre zèle et par votre habileté, avez délivré votre ,ville de l'erreur et qui, après lui avoir fait abandonner le schisme, l'avez ramenée à l'unité catholique. Cette nouvelle s'est répandue parmi les fidèles ; Sion l'a entendue et s'en est réjouie, et la gloire vous en a été attribuée devant Dieu et devant tous les peuples. Avec quels joyeux embrassementsl'Église, comme une mère, n'accueille-t-elle pas de si nombreux et de tels enfants dont elle pleurait la perte ? De quel visage heureux et serein, Dieu le père ne reçoit-il pas de vos mains ce sacrifice ? En vous appliquant ainsi à la paix de la terre, vous laites ce que
* I Picr,, v; 5. — • Ps. XXXVI, H.
font des fils de la paix. Moi aussi, frères, moi, qui désire m'associer à votre joie et la partager, je serais, d'après votre demande, allé chez vous avec nos frères bien-aimés, vos messagers. Je vous aurais plus amplement donné satisfaction selon la raison et sous le bon plaisir de Dieu, au sujet des affaires sur lesquelles vous m'écrivez. Mais comme nous n'avons guère de temps d'ici à ce que nous nous rendions au concile \ ayez le courage de patienter jusqu'à notre retour.