‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 183 sur 319 · A TOUS LES CITOYENS DB MILAN · texte numérisé non relu

A TOUS LES CITOYENS DB MILAN

Inyité à rétablir la paix, il se r^eit de ce qu'on réclame ses soins pour une telle œuTre.

Comme je le vois par vos lettres, j'ai encore une place dans vos bonnes grâces, et, puisque je ne trouve rien en moi qui la mérite, je la regarde comme un don du ciel. Je ne refuse pas la faveur d'un grand et illustre peuple. J'accepte avec joie la grâce qui m'est ofiTerte, je reçois avec empressement et des deux mains le dévouement d'une glorieuse cité, surtout à ce moment, où, après avoir rejeté Terreur des schismatiques, elle est retournée, à la joie de toute la terre, dans le sein de l'Église, sa mère. Je ne crois pas devoir cependant me glorifier seul d'avoir été invité à travailler à la paix et d'avoir été choisi par une très-illustre ville, tout pauvre et d'humble condition que je suis, comme médiateur et ministre d'un si grand bien. C'est un honneur pour vous aussi de revenir par une telle entremise à la paix et à la concorde avec vos voisins, vous que les efforts de beaucoup de villes ennemies n'ont jamais pu contraindre à céder, comme tout le monde le sait bien. C'est pourquoi je pars en toute hâte pour le concile, et j'espère revenir par chez vous pour faire l'épreuve de l'influence que vous me promettez. Que Celui qui me l'a donnée, fasse qu'elle ne soit point stérile en moil

1 Le concile dont il est question ici et dans les lettres vantes, est le concile de Pisoi tenu en 1134.

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