‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 248 sur 319 · PALESTRINA · texte numérisé non relu

PALESTRINA

n leur rappelle lear devoir de chasser les loups du troupeau du Christ dans l'évèché de Metz.

Dieu VOUS a élevés à un haut rang pour que vous viviez d'autant plus dans l'intérêt de son Église, que vous jouissez dans son sein d'une autorité plus éminente. Autrement, ce père de famille déposera de leurs sièges les puissants qui auront été trouvés ne faisant point usage du pouvoir qu'ils auront reçu. Si les outrages infligés à l'Epouse du Christ dans l'évêché de Metz, nous inspirent d'autant plus d'horreur que nous en sommes plus près ', je suppose que vous n'Qtes pas vous-même sans les connaître. Voici qu'un loup énorme s'efforce chaque jour de pénétrer soit par ruse, soit par attaque ouverte, dans le bercail du Christ, et de disperser des brebis, que le sang du Christ a rassemblées. Cela ne date ni d'hier, ni d'avant-hier, mais du moment où il n'était encore qu'un louveteau. Depuis cette époque il ne cesse de tourmenter, autant que ses forces le lui permettent, le troupeau du Seigneur, et de le ravager par ses rapines, ses incendies et ses meurtres. Pour moi, autant que je le puis, je signale l'ennemi et j'excite les chiens ; à vous de voir ce que vous avez à faire : ce n'est point à moi d'enseigner des maîtres.

LETTRE CCXXXI.

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