‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 251 sur 319 · A HERBERT, ABBÉ DE SAINT-ÉTIENNE DE DIJON · texte numérisé non relu

A HERBERT, ABBÉ DE SAINT-ÉTIENNE DE DIJON

n le prie de pardonner à Jean une lettre trop hardie que celui-ci avait eu le tort d'écrire.

Si le frère Jean * a parlé ou a écrit contre nous autrement qu'il n'aurait dû le faire, ou en des termes qu'il n'aurait pas dû employer, il nous a fait moins de tort qu'il ne s'en est fait à lui-même. Car, en écrivant de la sorte, il a montré sa légèreté, bien plus qu'il ne nous a pris en faute. Au reste, quand bien même il nous eût blessé en quelque point, ce n'était pas à nous à nous venger. Ainsi, en considérant moins ce qu'il peut mériter que ce qui nous convient, je vous prie et je vous supplie de pardonner à ce jeune homme cette faute où il parait y avoir plus de vanité que de malice, mais cependant à la condition qu'il s'interdira désormais d'écrire et de discuter sur des choses qui sont au-dessus de sa portée. On voit assez clairement, en effet, par ce qu'il s'est permis en cette petite affaire, qu'il aurait eu besoin de plus de maturité dans la plume et dans l'esprit. Soyez assuré que bien qu'il n'ait écrit que quelques lignes, il n'a pas dit ce qu'il pensait, ou qu'il n'a pas pensé comme il devait.

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