ÉTAIT A ROME
Il se repent d*aTOir recommandé le neveu de Tévèquc d'Auxerre, et il désapprouve qu'on loi ait confié un prieuré.
Je regrette d'avoir écrit en faveur de ce jeune homme et je voudrais, s'il était possible, retirer! ma prière ; pour l'avoir faite, je semble approuver la mesure par laquelle mon ami ^ lui a confié un prieuré qui est ainsi bien mal placé. Or, je ne l'approuve pas ; je ne l'ai jamais fait. Ce qui m'a décidé à écrire ainsi, je l'avoue, c'est la tendresse qui m'attachait étroitement à l'oncle de ce jeune homme, afTection trop grande et peu spirituelle en cette occasion.' J'étais surtout déterminé par la blessure récente que m'a causée la mort de ce prélat. Je paraîtrai avoir agi avec légèreté, mais j'aime mieux courir le risque de passer devant mon seigneur pour avoir écrit avec précipitation que d'être soupçonné de mensonge devant Dieu. Au surplus, j'ai écrit avec réserve et avec précaution au sujet de ce prieuré, et je ne me suis point adressé au Souverain-Pontife luimême, car je me souvenais que ses deux prédécesseurs avaient réglé l'aifaire autrement et qu'ils avaient confirmé leur décision par un privilège. Si vous pouvez obtenir du Souverain-Pontife qu'il rende à l'Église ce privilège
1 Hugues, évéqne d*Auxerre.
dans toute son efficacité, vous aurez fait une bonne œuvre. Plaise à Dieu qu'on lave ce saint évêque de cette flétrissure, et qu'on pourvoie autrement ce jeune homme I