CHAPITRE HUITIÈME
Troubles eu Sicile. — Saint Bernard à Rome. — Conférence de Salerne. — Extinction du schisme.
La partie des provinces italiennes placées plus immédiatement sous la domination de Roger de Sicile ne profita point des avantages que la médiation de saint Bernard avait apportés au nord de ces turbulentes contrées. L'esprit d'indépendance qui excitait ces États, les rivalités qui depuis longtemps les divisaient, et surtout la jalousie que fomentait la prodigieuse élévation de Venise, produisaient une fermentation continuelle et des violences que la parole apo* stolique n'avait pu maîtriser.
Les villes qui étaient restées sous l'obéissance de l'empereur, et que saint Bernard avait pacifiées, se ressentirent des contre-coups de ces chocs politiques; elles ne purent rester neutres au milieu des prétentions que chaque État soutenait, les armes à la main. Le schisme de Rome ne contribua que trop à perpétuer les hostilités; car, malgré les éclatants succès d'Innocent, l'antipape comptait encore sur des ressources assez fortes pour se maintenir à Rome et lutter contre le Pape légitime. Celui-ci pouvait s'appuyer sur l'empire d'Allemagne, sur la France, sur presque toutes les puissances catholiques; mais Anaclet possédait Rome; il était assis, de fait, sur le siège de saint Pierre, et se prévalait des prestiges qui entourent ce nomformidable.De plus, les vassaux immédiats du Saint-Siège lui prêtaient leur concours; et parmi eux, Roger de Sicile se montrait d'autant plus dévoué, que les titres illégitimes de sa nouvelle royauté se confondaient avec la cause du pape schismatique.
Roger, après sa défaite, était revenu en Italie à la tète de nombreuses troupes qu'il avait ramassées en Sicile, parmi les Sarrasins, les Lombards et les Normands; et, afin de les animer aux combats, il leur avait promis le pillage. Des cruautés inouïes signalèrent son apparition sur le théâtre de la guerre ; et les divers pays qu'il traversa furent dévastés par le fer et le feu. 11 fallut un coup de la Providence pour arrêter tout à la fois le cours de ses vic-
toires et ménager à l'empereur Lothaire le temps d'entrer en campagne.
Roger avait une femme d'un noble caractère ; seule, Âlbérie pouvait exercer quelque empire sur son esprit ; et plus d'une fois elle avait adouci le sort des peuples subjugués. Mais cette femme mourut subitement; et sa mort inopinée plongea le roi dans une profonde mélancolie.
Dégoûté des choses du monde, même de ses exploits, il s'enferma seul avec sa douleur, laissant l'armée sans chef et sans travaux. Sa longue retraite avait donné cours au bruit de sa mort ; ce qui produisit parmi les mécontents de sanglantes représailles. Roger, aigri par le chagrin, se chargea de démentir lui-même cette nouvelle, et de prouver en même temps qu'il ne cherchait plus d'autre gloire que celle d'immoler ses ennemis à sa vengeance. Il rallia autour de lui les débris de ses troupes, et reprit les armes avec une nouvelle fureur. Nulle ville assiégée ne trouva grâce à ses yeux ; toutes durent subir ses conditions iniques, et c'est à travers les ruines et le sang que le vainqueur marcha sur Rome.
Telle était la déplorable situation de l'Italie, quand l'empereur, pressé par Innocent et saint Bernard, y reparut à la tête d'une armée imposante. Son passage en Lombardie n'avait point éprouvé d'obstacles. La plupart des villes, bien qu'elles n'eussent point de sympathie pour la domination allemande, s'ouvrirent spontanément à l'approche de Lothaire, sans toutefois lui prêter main-forte ^ A Bologne commença la résistance ; et, à mesure qu'il s'avança vers Rome, les difficultés devinrent plus sérieuses. Bologne capitula ; maisAncône tint ferme; et l'empereur, renonçant à la prendre, laissa Rome à sa droite pour se diriger vers l'Apulie, où il comptait opérer sa jonction avec les Napolitains qui lui avaient promis un renfort. C'était là que l'attendait le roi de Sicile; mais inférieure en nombre, sou année mal
^ Annal, Muiaiori, ann. 1137 et 1138.
équipée sut éviter une rencontre décisive ; elle se contenta de harceler les troupes allemandes de différents côtés à la fois.
Cependant l'empereur se rendit maître de plusieurs forteresses dont Roger s'était emparé ; et, toujours victorieux, il le délogea successivement de Capoue, de Nocera, du Mont-Cassin, et le poursuivit jusque devant Salerne. Salerne était le point central des opérations du roi de Sicile et renfermait ses principales forces. Les flottes réunies des Pisanset des Génois vinrent concourir avec l'armée germanique à la prise de cette ville, d'où allait dépendre le sort de tout le sud de l'Italie. Mais au signal de l'aseaut, les habitants demandèrent grâce; et, au risque de mécontenter ceux qui espéraient le pillage, Lothaire, docile aux représentations du Pape, évita l'effusion du sang, en accordant aux vaincus des conditions avantageuses. Salerne se rendit; et l'empereur, après avoir investi le duc Ranulphe du commandement des troupes allemandes, rejoignit Innocent pour le conduire à Rome.
Sur ces entrefaites, le saint abbé de Clairvaux arriva devant Salerne.
Il avait été retenu à Viterbe par la maladie grave de son frère Gérard, qu'il aimait avec prédilection, et dont les conseils lui étaient précieux. Le voyant dépérir et déjà aux portes de la mort, il se prosterna devant Dieu et le conjura de lui laisser son frère, au moins jusqu'à son retour à Clairvaux.
Ce cri du cœur monta au ciel ; et Gérard se sentit bientôt en état de se remettre en voyage. Ancien guerrier formé aux usages des camps et du monde, Gérard avait une expérience à laquelle saint Bernard ne dédaignait pas de recourir. Tous deux, en quittant Viterbe, s'étaient d'abord rendus au monastère du Mont-Gassin pour y éteindre le schisme et ramener à la soumission les religieux égarés ^ Cette mission avait pleinement réussi ; mais saint Bernard y avait épuisé ses forces.
A son tour, il tomba malade jusqu'à l'extrémité. Persuadé qu'il allait finir ses jours loin de ses enfants, sur une terre étrangère, il dicta une lettre touchante aux abbés de Tordre de Citeaux, et leur dit, entre autres : «Je demande a à l'Esprit-Saint, au nom duquel vous êtes a assemblés, qu'il m'associe à vos travaux par a les liens de l'unité de nos âmes. Je lui de-
^ Les moines du Mont-Cassin, entraînés parleur abbé, s'étaient prononcés en faveur d'Anaclet. Saint Bernard convertit cet abbé et le réconcilia, ainsi que tout le monastère, avec le pape Innocent. (HisL de Cit , vol IIJ, liv. V, ch. m.)
« mande qu'il rende vos cœurs sensibles aux a maux que j'endure, et qu'il vous fasse res- . « sentir, par la sympathie de la charité frater-] m nelle, les sujets de tristesse qui m'accablent... a C'est ma faiblesse, c'est la faiblesse humaine G qui parle ainsi ; et c'est humainement que «je gémis et souhaite que Dieu diffère de (K m'appeler à lui, afin de me réunir à vous c( et de me laisser mourir au milieu de vous ^ »
Dieu qui, pour nous servir des expressions de Baronius, voulait confondre les choses les plus puissantes de ce monde par un homme faible et languissant, exauça les désirs de son serviteur, et lui conserva sa vie si dignement consacrée au service de l'Église.
Bernard, miraculeusement rétabli, alla rejoindre à Rome l'empereur et le Souverain- Pontife *. L'antipape, séparé de Roger et alarmé de sa défaite, s'était de nouveau enfermé dans la forteresse de Saint-Ange, d'où il commandait encore une grande partie de Rome. Mais Bernard renouvela, au foyer même du schisme, les prodiges qu'il avait opérés deux ans auparavant en Lombardie. Il gagna les esprits insubordonnés, par la douceur de sa parole, par la gravité de ses remontrances, par la sainteté de sa vie. D'abord son influence ne prévalut que sur quelques partisans isolés de l'antipape; bientôt elle s'insinua dans les masses et triompha des oppositions les plus rebelles. Il y eut des membres de la propre famille de Pierre de Léon qui se soumirent à l'abbé de Clairvaux ; et l'on pouvait désormais prévoir l'extinction totale du schisme.
Un événement imprévu sembla ruiner ces espérances et remettre tout en question.
Lothaire tomba malade à Rome. Épuisé de fatigues, et pressentant sa fin prochaine, il ne songea plus qu'à retourner en Allemagne pour y finir ses jours. A peine cependant put-il être transporté jusqu'à la ville de Trente ; de là, toujours impatient de revoir sa patrie, il tenta encore de passer les Alpes. Mais ses forces lui manquèrent en route, et il expira dans la cabane d'un pâtre, au milieu des montagnes.
Ce prince, déjà avancé en âge, n'avait sans doute pas la vigueur nécessaire en ces temps orageux ; mais il déploya parfois une rare noblesse d'âme ; et sa persévérance, plus que sa bravoure, avait fait de grandes choses.
On conçoit les appréhensions que la nouvelle de cette mort, rapidement portée en Allemagne et en Italie, dut y causer. Dans les
* E;)i5t. c.\Lii. — *R?ron. ad ann. 1137,
VIE POLlTIQtjE.
circonstaBces critiques où se trouvait l'Église, la mort d'un empereur qui Tavait fidèlement servie pouvait entraîner des complications désastreuses. Déjà les intérêts les plus opposés se produisaient au jotu*; et le roi de Sicile surtout rallumait, avec une incroyable audace, de nouveaux foyers de guerre.
Dans cette crise inattendue, saint Bernard, fort de l'assistance divine, ne se découragea point. Il alla droit, avec l'agrément du Pape, auprès de Roger, afin de le déterminer, s'il était possible, à mettre lui-même un terme aux maux qui désolaient l'Italie.
La démarche était hardie : c'était le moment où les troupes de Roger et de Ranulphe se trouvaient en présence.
Saint Bernard arrive au camp du roi de Sicile. Il lui apporte des paroles de paix et le conjure de déposer les armes. Mais Roger, sourd aux plus généreuses instances, ne veut entendre aucune proposition. Alors le messager de Jésus-Christ se retire, en lui annonçant, de la part du Dieu des armées, un terrible échec. Cette prédiction se réalisa tout aussitôt. La bataille s'engage, la mêlée est sanglante ; mais après un choc vif et meurtrier, Ranulphe, avec sa poignée de soldats, taille en pièces l'armée sicilienne. On raconte qu'après la victoire ce pieux capitaine mit un genou à terre sur le champ de bataille, et s'écria dans un transport de reconnaissance : a Je rends grâces à Dieu et à son serviteur ; car je reconnais que cette victoire doit être attribuée à sa foi et à ses prières ^ I » Puis remontant à cheval, il poursuivit l'ennemi et acheva la déroute.
Saint Bernard, durant ce combat, s'était tenu comme Moïse sur la montagne, les mains élevées vers ciel ; et le feu de sa prière enflammait les guerriers.
Le roi de Sicile, qui n'était pas dénué de foi chrétienne, mais qu'un puissant intérêt avait lié à la cause du schisme, ne put méconnaître plus longtemps la justice de Dieu. Ébranlé à la fois par les paroles de saint Bernard et par les revers qu'il avait subis, il consentit à écouter des ouvertures pacifiques; mais d'abord il témoigna le désir de connaître plus à fond ce qui regardait l'élection du Souverain-Pontife. Il soumit ces questions à plusieurs légats des deux partis, et fixa la conférence à Palerme. Lui-même voulut assister à leurs délibérations et se prononcer selon les lumières de sa conscience.
Innocent chargea l'abbé de Clairvaux de
* II U. de Cl^, vol. III, liv. V, ch. iv.
porter la parole dans ce grave débat, et lui adjoignit les cardinaux Heimery et Gérard. Anaclet, de son côté, choisit pour défendre ses intérêts trois cardinaux qui lui étaient dévoués, Matthieu, Grégoire et Pierre de Pise. Ce dernier était renommé par son éloquence, par la prodigieuse érudition et son habileté dans la dialectique. Roger l'avait expressément désigné, dans l'espoir de confondre le redoutable moine de Clairvaux.
En effet, dès l'ouverture de la conférence, Pierre de Pise fit un pompeux discours en faveur d'Anaclet. Il soutint, par les arguments de la jurisprudence et des lois canoniques, la validité de son élection, réfuta d'avance les objections de ses adversaires, et crut renverser toutes les bases sur lesquelles s'appuyait Innocent.
L'abbé de Clairvaux prit ensuite la parole :
« Je n'ignore pas, dit-il à Pierre de Pise, que vous êtes un homme de science et d'érudition; et plût à Dieu que vos talents fussent consacrés à la bonne cause 1 Car assurément si vous faisiez servir votre éloquence à ce qui est juste et légitime, nul ne saurait vous résister ; surtout nous autres hommes simples et rustiques, plus habiles à défricher des terrains qu'à soutenir des disputes, nous garderions le silence auquel nous sommes obligés, à moins que la cause de la foi ne nous presse de le rompre. Et comment nous taire, quand nous voyons qu' Anaclet, protégé par le prince qui nous écoute, déchire et met en pièces la tunique de Jésus-Christ, que ni les païens ni les Juifs mêmes n'osèrent diviser au temps de sa passion I
<r II n'y a qu'une foi, qu'un Seigneur, qu'un baptême ; nous ne reconnaissons ni une double foi, ni deux baptêmes, ni deux Seigneurs. Et, pour remonter aux origines de l'histoire, il n'y eut qu'une seule arche à l'époque du déluge où huit personnes se sauvèrent, tandis que ceux qui étaient hors de l'arche périrent misérablement. Cette arche était la figure de l'Église. De nos temps, on a construit une nouvelle arche ; et, puisque maintenant il y ena deux, il faut de toute nécessité que l'une ou l'autre soit destinée à périr. Si donc l'arche d'Anaclet est de Dieu, il faut que celle d'Innocent périsse : et alors toutes les Églises d'Orient et d'Occident périront ; la France périra; l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, les royaumes les plus reculés périront ; en outre, les ordres des Camaldules, des Chartreux, de Grandmont, de Prémontré, de Citeaux, et une
infinité d'autres compagnies de serviteurs et de servantes de Dieu, seront enveloppés dans le même naufrage, avec les évéques, les abbés et les princes chrétiens ; tous périront ; tous, excepté Roger 1 Roger seul sera sauvé l... Non, à Dieu ne plaise I la religion ne périra point dans tout l'univers ; et Tambitieux Ânaclet ne possédera pas lui seul le royaume du ciel, d'où les ambitieux sont exclus M »
Ces paroles, animées de la grâce pénétrante qui découle de l'Esprit de Dieu, émurent le prince et toute rassemblée. Pierre de Pise luimême n'osa répliquer. Mais saint Bernard lui serra la main, et lui dit ; «Croyez-moi, demeurons ensemble dans la même arche, et nous y vivrons en paix. » Il acheva de le convaincre en particulier, et tous deux partirent pour Rome, où Pierre fit sa soumission à Innocent '.
Quant au roi de Sicile, malgré Tincontestable résultat de la conférence, il n'osa pas encore prendre un parti ; il resta indécis ; ses intérêts contre-balançaient dans sa conscience les dictées de la justice. A l'exemple de Pilate, après avoir demandé ce que c'était que la vérité, il se détourna pour ne pas entendre la réponse.
Cependant, ces tristes conflits touchaient à leur terme. Anaclet tomba malade, abreuvé de dégoûts et de chagrins. 11 s'était vu graduellement dépossédé de toutes ses espérances et abandonné de ses plus zélés partisans. Ces revers, loin de le faire rentrer en lui-même, laigrirent davantage et le plongèrent dans un abattement qui épuisa le reste de sa vie : il mourut dans les premiers jours de Tannée 1 138.
Le schisme, malheureusement, ne s'éteignit point avec sa personne. Les cardinaux de son parti s'étaient trop compromis dans cette déplorable confusion pour se soumettre à Innocent. Poussés par le désir de complaire au roi de Sicile et de favoriser sa cause, ils se hâtèrent d'élire un pape à la place d' Anaclet ; leur choix tomba sur le cardinal Grégoire, qui prit le nom de Victor,
De cruels déchirements , d'incalculables désastres pouvaient sortir de ce scliisme nouveau. Mais saint Bernard était là pour conjurer l'orage ; et, plein d'anxiété, il déploya toutes les ressources de son génie pour en préserver la chrétienté. Il parvint, en effet, par la force de ses prières, encore plus que par la ferveur
1 Afin. Cisf.y p. 328, n»* 9, 10. — * L'annaliste de Clteaux rapporte ce fait k la date du 4jaQyicr 1138; /fti^c/eCi^i I,p.334.
de ses disoourd, à déssmiér les ambitieux: Victor lui-même, le nouvel antipape, céda au repentir ; et, docile à la voix de sa conscience, il vint peu de jours après son élection, durant la nuit, auprès du saint abbé de Glairvaux, en manifestant les plus vifs sentiments d'humilité.
L'heureux Bernard l'accueillit avec une joie facile à comprendre. Il le conduisit aux pieds d'Innocent II, le Pape légitime, contre lequel ni les armes, ni la ruse, ni le schisme, ni l'hérésie, ni aucun effort de l'enfer, n'avaient pu prévaloir.
Une soudaine allégresse éclataàRome, le jour du triomphe de cette cause ; et la nouvelle s'en répandit bientôt dans tous les pays catholiques. Partout on bénissait, on exaltait le nom du saint Abbé de Clairvaux. Celui-ci prit sa part à la joie universelle : il lui avait été donné, après sept années de travaux et de luttes persévé' rantes, de voir enfin abattu à terre l'orgueilleux schismatique auquel il avait porté le premier coup. On ne saurait lire sans édification le récit qu'il fait lui-même de ce grand événement, dans une lettre à ses religieux.
«t Nous avons obtenu du Seigneur, à l'ociave «de la Pentecôte, l'accomplissement de nos a plus chères espérances, en revoyant la paix a à Rome, et l'union dans l'Église. Les partice sans de Pierre de Léon sont venus ce jour-là a se prosterner aux piedsdu Souverain-Pontife, « pour lui rendre obédience et serment de fi- « délité. Le clergé de l'antipape s'est également « humilié aux genoux du Pontife, avec l'idole « elle-même qu'on avait élevé sur le pavois ; et a à l'heure -qu'il est, tous sont rentrés dans «t Tunité. Cet heureuxévénementaconsolé tous c( les fidèles. Si je n'avais eu le pressentiment (c de cette issue, je serais revenu depuis long* a temps parmi vous. Maintenant il n'est plus a rien qui m'arrête ; et, au lieu de dire comme a autrefois : Je partirai ; je dis: Je pars. Oui, d je pars sans aucun délai, et j'emporte pour a prix de mes courses la victoire de Jésus-Christ a et la pacification de l'Église.
Qt Le porteur de cette letttre ne me précédera (c que de quelques jours. Voilà de bonnes noua voiles 1 Mais les œuvres sont encore meil* 0 leures. Je pars chargé de fruits. 11 faudratt a êtra insensé ou impiepourne pass'en réjouir, a Au revoir * I »
^ Epist. cccxviii»
VIE POLITIQUE