Vous écrivez encore que par votre messa
* Cette lettre est perdue.
* Raoul le Vert.
ger j'aurais fait insinuer en particulier à ce religieux que je chercherais à obtenir son absolution, s'il venait chez nous ; j'atteste la vérité que cela n'est pas. Irais-je me vanter ou me flatter de pouvoir recevoir d'un monastère si connu de moi un religieux que vous-même, à mou avis, ne pouviez garder sans un grand scandale ? Mais soit : je vous l'enviais et, songeant à l'attirer à moi, j'espérais ou je laissais croire que je parviendrais par quelque intrigue à obtenir son absolution. Pouviez-vous supposer que je voudrais révéler mon dessein au messager même du monastère contre lequel je le méditais ? Mais pour qu'on ne vous prenne plus à concevoir faussement de tels soupçons sur notre affection pour vous, je dois de votre côté, autant et bien plus encore que du mien, je le vois, travailler davantage et autrement que je n'avais coutume de le faire jusqu'ici à consolider notre union et à l'empêcher de se rompre. Que vous dirai-je? Certes, je n'aurais jamais pu croire de vous rien de semblable à ce que vous vous imaginez de moi sur une simple supposition. Au reste, votre Bienveillance saura que le comte Thibauld a reçu notre lettre pour Humbert, mais il ne m'a point encore répondu à cet égard. Quant à ce que vous avez à faire à ce sujet, votre piéte vous l'enseignera mieux que moi, si vous avez soin de réfléchir avec honte au malheur d'un homme qui est injustement en exil.