‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 107 sur 385 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

A QCOI DOIVENT S'APPLIQUER LES PRINCES DE L*É- GLISE. qu'ils n'imaginent POINT ÊTRE APPELÉS A COMMANDER EN MAITRES, MAIS BIEN PLUTÔT A TRAVAILLER EN SERVITEURS.

9. Impossible de nous dissimuler votre élé^ vation ; mais pour quelle fin fûtes-vous ainsi élevé? voila ce qui mérite votre attention tout entière. Je ne pense pas, en effet, que ce soit pour exercer la domination : car le prophète lui-même, lorsqu'il se vit élever de la sorte, entendit retentir ces paroles : C'est pour que tu arraches et que tu détruises, pour que tu perdes et que tu dissipes^ pour que tu édifies et que tu plantes^. Que trouve-t-on, dans un tel discours, qui annonce le faste et la grandeur? Nous devons voir bien plutôt, dans ces expressions figurées, empruntées au travail des champs, une image des pénibles travaux de l'admini-r stration spirituelle. Nous donc aussi, quelque haute opinion que nous ayons de nos prérogatives, n'hésitons pas à reconnaître qu'on a

» Ps. XLYiii, 13 cl 21. — * Luc, XIV, iO. — >Ps. Cl, 11. ^ Rapprocher le coDteaa de ce chapitre de ce qui est dit dans la première lettre au paoe Eugène, t. I*% p. 519. > Jérém., i, 10.

voulu nous imposer une tâche, et non nous conférer un droit.

(I Je ne suis pas au-dessus du prophète ; et <c si par hasard je l'égale en puissance, nos a mérites au moins ne sont pas à comparer » : tenez-vous à vous-même ce langage, et faitesvous la leçon, vous qui devez la faire aux autres. Considérez - vous en quelque sorte comme un des prophètes. N'est-ce pas assez pour vous? Certes, c'est trop. Mais enfin, ce que vous êtes, c'est par la grâce de Dieu que vous Têtes : quoi ? l'égal d^un prophète ; je l'accorde, et y a-t-il quelque chose au-dessus? Vous n'en devrez pas moins, si vous êtes sage, vous contenter de la mesure que Dieu luimême vous a fixée : car ce qui s'étend au delà n'est qu'un mal. Apprenez donc, par l'exemple du prophète, à occuper la première place bien moins pour commander en maître que pour faire assidûment vous-même ce qu'exige le besoin des temps; apprenez que c'est d'un sarcloir, et non d'un sceptre, que vous avez besoin, pour faire le travail du prophète, puisqu'il fut élevé, non pour régner, mais pour extirper les herbes nuisibles.

Doutez- vous de trouver, vous aussi, quelques travaux à faire dans le champ du Maître? Ah ! vous n'en trouverez que trop. Les Prophètes ne purent le purger en entier : ils laissèrent quelque chose à faire aux Apôtres, leurs successeurs; ceux-ci, devenus vos devanciers, vous ont laissé quelque chose à vous-même. Vous ne pourrez, à votre tour, suffire à compléter l'ouvrage ; mais vous en laisserez pour votre successeur, qui, lui-même, en laissera pour d'autres, et ceux-ci pour d'autres encore, et ainsi jusqu'à la fin des temps. Vous le savez, jusque vers la onzième heure encore, les ouvriers de l'Évangile sont repris de leur oisiveté et envoyés à la vigne. Vos prédécesseurs les Apôtres entendirent cette parole : La moisson est abondante , mais les ouvriers sont rares '. Revendiquez pour vous l'héritage de vos pères: car, si vous êtes le fils^ vous devez être aussi l^ héritier '. Pour prouver que vous l'êtes, soyez vigilant à l'ouvrage ; et ne languissez pas dans le repos, de peur qu'on ne vous dise aussi : Pourquoi restez-vous là tout le jour sans rien faire • ?

dO. Il faut bien moins encore qu'on puisse vous surprendre nageant dans les délices ou bercé dans les grandeurs. Rien de tout cela ne vous est assigné par les tablettes du testateur. Maisque prescrivent-elles? Si vous vous en te-

> Luc, x, iJ. — * Galat., iv, 7. - • ^ Matth., xx, tî-

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nez à leurs dispositions, les soucis, les fatigues seront votre héritage, plutôt que la gloire et les richesses. La Chaire pontificale a-t-elle des attraits pour vous ? Mais c'est le poste d'une sentinelle (car de ce lieu éminent vous avez l'œil à tout), et ce lieu lui-même vous dit clairement que le titre A'évêque exprime, non une autorité, mais un devoir. Comment ne seriez-vous pas placé assez haut pour tout voir, vous qui avvjz été établi pour veiller sur toutes choses? Cette position élevée a pour conséquence naturelle le travail, et non le repos. Peut-on bien songer à la gloire, quand le repos lui-même est défendu ? Or, ce repos est impossible à celui qui est sans cesse accablé du soin de toutes les Églises. En effet, que vous a laissé de plus le saint Apôtre? Ce jwe/ ai, a-t-ildit, je vous le donne *. Et qu'est-ce donc? Je ne sais qu'une chose : c'est qu'il ne donne ni de l'or ni de l'argent, puisqu'il dit lui-même : De l'or et de Vargent^je n'en ai point ^. Pour vous, s'il vous arrive d'en avoir, servez-vous en, non selon vos caprices, mais suivant le besoin des temps. \ ous devez en user comme n'ep usant

L'or et l'argent, il es% vrai, eh ce qui regarde le bien de l'âme, ne sont par eux-mêmes ni bons ni mauvais ; toutefois, s'en servir est un bien, en abuser est un mal, s'en inquiéter est encore pire, les rechercher est une indignité. J'admets qu'à un autre titre quelconque il vous soit permis d'en exiger; mais jamais comme héritier de l'Apôtre : car il n'a pu vous laisser ce qu'il n'avait pas. Ce qu'il avait, il vous l'a donné : c'est, comme je l'ai déjà dit, la charge de veiller sur les Églises. Serait-ce la domination? Écoutez-le lui-même : Nous ne sommes pas, dit-il, les dominateurs de la tribu sainte ; mais nous devons être les modèles du troupeau '. Et, pour que vous ne pensiez pas que ce soit le langage de l'humilité seule, non de la vérité, voici comment le Maître parle dans l'Évangile : Les rois des nations sont leurs dominateurs; et ceux qui exercent la puissance sur les peuples^ sont appelés des bienfaiteurs *. Puis il ajoute : // nen sera pas ainsi de vous '. Rien n'est plus clair : toute domination est interdite aux Apôtres.

il. Allez donc, maintenant, vous; et osez vous arroger, ou l'apostolat comme un attribut du pouvoir suprême, ou le pouvoir suprême comme un attribut de l'apostolat. Évidemment, l'une de ces deux prérogatives vous est

* Act., 111, 6.— « /6ie/.— » 1 Pierre, v, 3. — * Luc, xxu, 25. — » Luc, xxîi, 26.

interdite. Si vous voulez avoir à la fois Tune et l'autre, vous les perdrez toutes les deux. D'ailleurs, ne pensez pas être excepté du nombre de ceux dont se plaint le Seigneur, quand il dit : Ils ont régné ^ mais non par moi; ils ont été faits princes^ mais je n'en ai rien su *. Après cela, s'il vous plait de régner sans le secours d'en- Haut, vous aurez de la gloire, mais non pas devant Dieu.

Maintenant que nous sommes fixés sur ce qui est défendu, écoutons ce qui est prescrit : Que celui^ dit le divin Maître, qui est le plus grand parmi vous, se fasse comme le plus petit; et que celui qui commande, devienne comme celui qui sert '. Voilà la règle des Apôtres : la domination leur est interdite, le service leur est ordonné. Et ce précepte est confirmé par l'exemple du Législateur lui-même : car il poursuit, en ajoutant : Pour moi^ je suis au milieu de vous

^ 0$ée, viii, 4. M. le sénateur BoDJean, dans son fomenx discours au Sénat du 28 février 1862, cite ce passage pour s*en iaire une arme centre le pouvoir temporel des Papes. Il y ajoute encore celui-ci, tiré du livre III* de la Considération^ cbap* !•', n. 2 : « Il n'y a ni poison ni poignard que je redoute plus t pour vous que la passion de dominer. »

Mgr Nardi, auditeur de Rote à Rome, a fait an sénateur théologien une réponse péremptoire, dans laquelle il commence par poser en principe que, « de tous les auteurs, saint Bernard est celui auquel il est le moins permis d'emprunter nn petit passage au hasard, en le séparant de ce qui précède et de ce qui suit >• parce que ce saint Docteur, « ascète très-rigide, âme ardente, parlait et écrivait selon les fougues de sa pensée, en sorte que quelquefois il se croit obligé de reprendre ses paroles pour les adoucir et les corriger ». Puis, prenant directement à partie son adversaire, Mgr Nardi s'écrie :

c Ah! Monsieur, si vous avies bien médité ces dernières paroles : a 11 n'y a ni poison ni poignard que je redoute plus c pour vous que la passion de dominer», au lieu de les trouver simplement plut énergiques ^ vous vous seriez convaincu qu*clles sont la clef des autres ; vous auriez compris qu'elles ont trait, non pas au domaine temporel, mais à la manière Hère, âpre et ambitieuse de gouverner et d'accroître les biens. Le Saint dit : Dominatus, terme très-dur, qui, comme le note Furcellini, se prend presque toujours en mauvaise part, pour signiûer seigneurie odieuse et tyrannique. Fit in dominatu servilus, in servitute dominalus, a dit Cicéron {Pro Dejo^ tara, c. xi) ; ce qui peut se rendre ainsi : c Le tyran fait les c esclaves, et les esclaves font le tyran ». 11 me semble qne le dominatus de saint Bernard se traduit littéralement par votre despotisme^ mot qui n'a pas, jusqu'à présent, d^éqnivalent dans notre italien. Mais il est ici si peu question du pouvoir légitime de l'Église romaine, que tout le chapitre oîi vous avez pris ce passage s'adressa aux évèques et aux supérieurs ecclésiastiques en général, et a pour titre : Quale de* beat esse procerum Ecciesiœ studium. Le commandement sans fî-ein, la cupidité du pouvoir, que le Saint réprouve, sont d'ailleurs aussi éloigués d'un gouvernement sage et juste que l'abominable soif des richesses diffère de leur saint usage. {Saint Bernai d, sainte Catherine de Sienne et Charlenwgne sur le Pouvoir temporel du Pape, Réponse à M. Boigean, sénateur, par Mgr Nârdi, auditeur de Rote, avec une Préface par M. Louis Veuillot. — Paris, Victor Palmé, 18(52.)

* Luc, XXII, 26

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comme celui qui 'sert *. Qui pourrait peuser désormais qu'il manquera de gloire en acceptant un titre duquel le Roi de gloire fut le premier à se parer? C'est à bon droit que Paul s'en glorifie, alors qu'il dit : Ils sont les serviteurs de Jésus 'Christ? Et moi aussi. Puis il ajoute : J'ose le dire^ dussé-je en cela manquer de sagesse ;je le suis plus queux : témoins les longues fatigues que j* ai essuyées^ les fers que J'ai souvent portés^ les coups innombrables que j'ai reçus j la mort que j'ai tant de fois affrontée *. Oh I le sublime office de serviteur I de quelle royauté n'efface-t-il pas la gloire? Si c'est de la gloire qu'il vous faut, on vous invite à imiter les Saints, on vous propose la gloire des Apôtres. Est-elle peu de chose à votre avis ? Ah 1 qui me donnera d'égaler les Saints dans la gloire? Le Prophète s'écrie : A mes yeux^ vos saints, ô mon Dieu ! brillent d'un immortel honheur; et leur puissance est établie sur un fondement inébranlable*. L'Apôtre s'écrie à sou tour: JLoinde moi toute gloire qui ne me viendrait pas de la croix de Notre-Seigneur Jésus- Christ */

12. Puissiez-vous toujours vous glorifier de cette gloire préférable à toute autre, que les Apôtres , les Prophètes choisirent pour euxmêmes, et qu'ils vous ont laissée après eux ! Reconnaissez votre héritage dans la croix de Jésus- Christ, dans les travaux et les fatigues. Heureux celui qui a pu dire : J'ai travaillé plus que tous les autres *! Là, il y a de la gloire , mais dans cette gloire, rien qui sente la vanité, la mollesse, l'oisiveté. Si le travail vous effraie, (jue la récompense vous excite. Chacun, en effet^ recevra sa récompense en proportion de son travail^. Quoique le grand Apôtre ait travaillé plus (|ue tous, il n'a pas pour cela tout fait , et il reste encore quelque chose à faire. Allez dans le champ de votre Maître, et considérez altenilTement combien, aujourd'hui encore, il est hérissé de ronces et d'épines, fruits malheureux de l'antique anathème. Allez, vous dis-je, dans le monde : car ce champ n'est autre chose que le monde, et il a été confié à vos soins. Allez-y, non comme le maître, mais comme le colon du champ, pour surveiller et exécuter des travaux dont vous aurez un jour à rendre compte. Allez-y, je m'explique, en vous y transportant en quelque sorte par votre vigilance attentive et par votre attention vigilante. Car ce fut ainsi queceux-lù mômes qui avaient reçu

* Lac, XXII, 27. — • II Cor., xi, 23. — • Ps. cxxxviiii 17. — ♦ GalaL, vi, 14. — » I Cor., xv, 10. — • I Cor., m, 8.

l'ordre de visiter le monde entier, ne parcoururent pas tout le monde en personne, mais surent pourvoir à tout par la sagesse de leurs conseils.

Vous donc aussi, portez au loin, pour amsi dire, les regards de votre considération ; et voyez si ces vastes cultures ne sont pas plutôt desséchées pour devenir la proie des flammes, que blanchies pour appeler la main du moissonneur. Hélas I combien de fois ce que vous aviez pris pour de riches récoltes, examiné de près, ne vous offrira plus que des broussailles! £h I que parlé-je de broussailles? disons plutôt de vieux troncs d'arbres minés par la pourriture, hors d'état de porter du fruit, si ce n'est peutêtre des glands ou des siliques, propres à jeter aux pourceaux. Jusques à quand faut-il qu'ils occupent le sol? Ah! si, visitant vos domaines, vous êtes témoin d'un tel spectacle, ne rougirez-vous pas de laisser dormir la cognée? ne rougirez- vous pas d'avoir en vain reçu la serpe confiée aux Apôtres ?

13. C'est dans un champ semblable qu'était un jour venu le patriarche Isaac, lorsque Rébecca s'offrit devant lui pour la première fois ; et, comme le dit l'Écriture, il y était venu pour méditer *. 11 s'y était rendu, lui, pour méditer; vous, c'est pour arracher qu'il faudra vous y rendre. Votre méditation, à vous, doit avoir été déjà faite ; le moment d'agir est venu. Si vous commencez maintenant à consulter sur ce qu'il faut faire, c'est en vérité, s'y prendre trop tard. C'était auparavant que, suivant. le conseil du Sauveur ', vous deviez vous asseoir, examiner l'ouvrage, mesurer vos forces, apprécier votre capacité, faire provision de mérites, et supputer la somme des vertus que vous étiez en état de fournir.

Ne balancez donc pas; songez que voici le temps d'employer la serpe, si toutefois celui de la méditation a précédé. Si vous avez déjà mis votre cœur à l'œuvre, mettez-y sans retard votre langue, mettez-y votre main. Ceignez har^ diment votre glaive ', ce glaive spirituel qui nci^t autre que la parole de Dieu *• Signalez votre main et la vigueur de votre bras, en châtiant les nations y en réprimant les peuples j en resserrant Ls rois dans de fortes entraves^ en retenant les grands par des liens de fer *. Si vous vous conduisez ainsi, vous honorez votre ministère, et votie ministère vous honore. C'est là se servir dignement de la suprême autorité; c'est reoousscr

* Gen., XXIV, 63. — « Luc, xiv, 28.— • Ps. xuv» 4. * Épbés., vr> 17. — » Ps. cxlix, 7 et 8,

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loin de voire nérilage les animaux malfaisants, afin que vos troupeaux puissent en sûreté se répandre dans les pâturages. Mais, après avoir vaincu les loups, vous n'opprimerez pas les brebis: car votre office est de les paître, non de les mettre en esclavage.

Si vous avez bien considéré qui vous êtes, vous savez qu'il faut remplir tous ces devoirs. Or, le savoir et ne pas fe faire, ce serait vous ren^ dre a^iminel *. Vous vous rappelez bien où vous avez lu ces paroles : Le serviteur qui connaît la volonté de son maître^ et qui ne l'accomplit pas^ sera rudement châtié *. Voyez ce que faisaient les Propliètes et les Apôtres : ils étaient infatigables au combat, et non mollement coucbés sur la soie. Si vous êtes flls des Apôtres et des Propliètes, sacliez aussi faire comme eux. Faites voir, par des mœurs semblables, que telle est, en effet, votre noble origine: car sa noblesse ne consiste que dans la sainteté des mœurs et la fermeté de la foi. C'est par là qu'ils conquirent des royaumes, qu'ils accomplirent la justice, et furent mis en possession des promesses '.

Oui, c'est là pour vous le titre authentique de l'hérédité paternelle ; et je le déroule à vos yeux, pour que vous y cherchiez vous-même la part qui doit vous revenir. Revêtez-vous de force, car vous êtes déjà héritier. Possédez la foi , possédez la sagesse, mais la sagesse des saints, c'est-a-dire la crainte de Dieu : et vous voilà maître de votre patrimoine ; et vous obtenez, sans que rien y manque, la totalité du fonds paternel. C'est un bien riche fonds que la vertu ; c'est un fonds bien solide que l'humilité, ettout édifice spirituelqui repose sur elle grandit et devient un temple auguste consacré à la gloire du Seigneur. Par elle quelquefois des justes parvinrent même à subjuguer leurs ennemis. En effet, quelle autre vertu peut triompher au même point de l'insolence des démons et de la tyrannie des hommes? Mais, encore qu'elle soit également pour toutes sortes de personnes un boulevard inexpugnable aux attaques de l'ennemi*, cependant il arrive, je ne sais trop comment, qu'elle paraît toujours plus grande dans ceux qui possèdent les grandeurs, et plus glorieuse dans ceux qu'environne la gloire. 11 n'est pas dejoyau plus riche, plus capable surtout de relever l'éclat d'un souverain Pontife. Car autant il est élevé audessus des autres, autant par son humilité il semble s'élever au-dessus de lui-même.

^ Jacq., IV, 17. — « Luc, xii, 47. — » Hébr., xr, 33. — * Ps. LX, 4.

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