PROLOGUE
Q^u vénérable Seigneur Henri, Q4rchevêque de SenSj le Frère 'Bernard ; 51 la parole d*un pauvre pécheur peut q^nelaut chose.
n a plu à Votre Grandeur d'exiger de nous un nouvel écrit. Nous sommes accablé sous le poids de cet honneur ; mais nous nous félicitons d'un tel gage d'estime. Nous sommes flatté d'aune demande si bienveillante et en même temps effrayé d'avoir à y satisfaire. Qui sommes-nous, en effet, pour écrire aux évêques? mais, d'un autre côté, qui sommesnous pour ne pas obéir aux évêques ? Le même motif qui m'engage à donner, me pousse aussi à refuser ce qui m'est demandé. Écrire
à un si éminent personnage est au-dessus de moi ; ne pas lui obéir, serait contraire à mon devoir. Des deux côtés il y a péril; mais il me semble qu'il y en aurait plus à ne pas obéir. Pour sortir donc de ce pas difficile par l'issue la moins dangereuse, je fais ce que vous ordonnez. Votre dignité même m'en donne le courage par l'indulgente confiance dont elle daigne m'honorer; et ma témérité trouve une excuse dans l'autorité de celui qui commande.
TRAITÉ
DES MŒURS ET DES DEVOIRS DES ÉVÊQUES
où
LETTRE ÎLir DE SAINT BERNARD